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Le Président Tebboune reçoit les MAE participant à la réunion des pays voisins de la Libye

jeu, 23/01/2020 - 17:49
Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a reçu, jeudi à Alger, les ministres des Affaires étrangères ayant pris part à la réunion des pays voisins de la Libye. Il s'agit du ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé Dramédes, du ministre tchadien des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et de la coopération internationale, Chérif Mahamat Zene, du Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères chargé d'assurer l'intérim au ministère des Affaires étrangères, Sabri Bachtobji. Etaient présents également, l'ambassadeur de la République d'Egypte en Algérie, Aymen Macharfa et des représentants des ministères des Affaires étrangères du Niger et du Soudan. Cette audience s'est déroulée au siège de la présidence de la République en présence du directeur de cabinet à la Présidence de la République, Noureddine Ayadi, du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et du Secrétaire d'Etat chargé de la communauté nationale et des compétences à l'étranger, Rachid Beladehane. L'Algérie a abrité jeudi une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye dans le cadre de ses efforts diplomatiques soutenus visant à renforcer la coordination et la concertation entre les pays voisins de la Libye et les acteurs internationaux afin d'accompagner les Libyens dans le processus de règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif et de permettre à ce pays frère de dépasser la conjoncture difficile qu'il traverse et de construire un Etat des institutions où prévaudra la sécurité et la stabilité. APS

Entrevue du Président de la République accordée aux médias nationaux (Texte intégral)

jeu, 23/01/2020 - 16:47
Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a accordé, mercredi, une entrevue à des responsables de médias nationaux publics et privés au cours de laquelle il a évoqué plusieurs questions nationales et internationales, dont voici le texte intégral: Question: Vous avez mené une série de rencontres avec des personnalités nationales et des dirigeants de partis. Est ce que ces consultations seront couronnées par une conférence de consensus national ou par une motion de propositions globales sur le projet de la nouvelle République ? Et est ce que les idées de ces personnalités seront cristallisées dans le prochain amendement constitutionnel ? Est ce que l'ancien président Liamine Zeroual a été convié à prendre part à ces concertations ? Réponse: Les consultations se poursuivent mais la date de leur clôture n'est pas arrêtée. Il y a la volonté de la part de tous les personnalités influentes sur l'opinion publique, les gens qui ont de l'expérience et d'autres qui ont été marginalisés par le passé. L'avis de tous sera pris en compte en ce qui concerne la méthodologie à suivre mais également les problèmes dont souffre le pays. Ces avis pourront entrer dans l'élaboration de la mouture finale de la Constitution et l'occasion sera également donnée à d'autres personnalités car la Constitution concerne certes l'ensemble de la société mais son élaboration doit être confiée à des spécialistes en droit constitutionnel. Un comité technique se penchera sur la cristallisation de toutes les propositions à ce sujet. Pour ce qui est des personnalités rencontrées, il était de mon devoir de le faire pour briser la glace entre Algériens et écouter les gens qui ont une expérience dans la gestion des affaires de l'Etat et qui sont aujourd'hui dans les rangs des citoyens. Je tiens à remercier toutes les personnes avec lesquelles je me suis entretenu et qui m'ont été très bénéfiques. Pour l'ancien président de la République, Liamine Zéroual, c'est un homme pour qui j'ai beaucoup d'estime, je l'ai connu lorsqu'il était directeur de l'Ecole militaire de Batna, c'est un pur nationaliste et d'une droiture exemplaire. Il a des circonstances particulières pour lesquels il n'a pu faire le déplacement à Alger mais nous avons des échanges téléphoniques et il m'encourage. Je suis prêt à le rencontrer au siège de la Présidence ou en ce lieu de résidence, et toute discussion avec lui ne sera que bénéfique. Question: Monsieur le Président vous avez consulté des personnalités nationales, est-ce que ces consultations s'inscrivent elles dans le cadre des revendications du Hirak populaire. Les idées dégagées de ces consultations seront-elles cristallisées dans la Constitution que vous comptez amender? Réponse: La réponse à cette question se recoupe un peu avec ce que je viens de dire, mais je répondrais en rappelant que je m'étais engagé, notamment durant la campagne électorale, à poursuivre la satisfaction des revendications du Hirak que j'ai qualifié de béni. Il y a des revendications qui ont été satisfaites, certaines peuvent trouver des réponses immédiates mais d'autres ont des horizons politiques. Je me suis engagé à satisfaire toutes les revendications du Hirak béni, y compris l'amendement de la Constitution et des lois, outre le changement radical des fondements de notre démocratie en Algérie et l'édification d'une démocratie réelle, la lutte contre l'exclusion, sous toutes ses formes, la lutte contre la corruption et la moralisation de la société. Tout ceci faisaient partie des revendications et je l'ai pris en compte et je continuerais à le faire. Et pour être franc, les personnalités que j'ai reçues, qu'elles soient du Hirak ou non, n'était pas le propos pour moi, ce qui m'importait et m'importe c'est leur poids dans la société algérienne, en tant que faiseurs d'opinions et elles ont toutes souligné la nécessité de mesures d'apaisement, et tout en étant favorables à l'amendement de la Constitutions, elles craignent, tout comme les citoyens, qu'elle soit encore une révision sur mesure. Personnellement, je n'ai pas de Constitution. L'actuelle Constitution a montré ses limites avec la crise en étant incapable d'apporter des solutions aux problèmes de l'Algérie. Il y a des lacunes mais aussi des clauses incomplètes. La démocratie c'est pouvoir aller loin sans toucher à l'Etat national et ses fondements, le défendre sans remise en cause de l'identité nationale, question que le peuple a tranché clairement et qui est indiscutable. Autrement, la révision de la Constitution est impérative pour éloigner le spectre des crises à l'avenir. Il faut savoir que plus la Constitution est claire, plus elle saura préserver le pays en cas de crises ou de perturbations et empêcher les dirigeants, y compris le président de la République, d'exercer le pouvoir individuellement, et qui a toujours été rejeté depuis de l'indépendance. Question: Quand est ce que sera amendée la Constitution? Quand auront lieu les élections législatives? Et est ce qu'il y des élections locales anticipées? Réponse: Je tiens à ce que le citoyen soit bien informé de tout le processus de révision constitutionnelle. J'ai fait appel à des spécialistes qui ont la maitrise du langage et du contenu constitutionnels. J'ai personnellement défini les cadres sous-tendant ce changement, revendiqué par l'ensemble des Algériens, qu'ils soient du Hirak ou non. Lorsque la première mouture de la Constitution révisée sera prête, elle sera distribuée à toutes les catégories de la société pour être enrichie. Il n'y aura pas de débats anarchiques. Par la suite, la Commission se réunira, une nouvelle fois, pour étudier toutes les observations, enrichir ou apporter des changements aux propositions initiales. Elle peut introduire 10, 15 voire 20 clauses, comme elle peut reformuler un article donné en réponse à des revendications de citoyens souhaitant voir le pays immuniser contre certains comportements. Une fois la mouture finale prête, elle sera présentée aux deux chambres du Parlement pour débat et adoption avant de la soumettre au référendum populaire. J'ai préféré que le débat passe par le Parlement et que toutes les explications soient données aux citoyens afin qu'ils puissent avoir une idée claire et que le référendum soit supervisé par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Que le peuple cautionne ou pas ne sera nullement un problème, nous opérerons d'autres amendements et changements jusqu'à ce que nous parviendrons à une Constitution consensuelle. Après toutes ces étapes, la Constitution sera soumise au référendum, ce qui voudra dire que l'ensemble des Algériens se sont prononcé et qu'il ne s'agit nullement d'une Constitution sur mesure pour un président, un clan ou un mode de gouvernance. Cette Constitution marquera le début de l'étape fondamentale. Concernant la loi électorale, elle interviendra dans une seconde étape. Elle sera une loi rigoureuse qui criminalise l'utilisation de moyens illégaux, qui empêche les citoyens d'être à pied d'égalité devant les urnes et qui criminalise également l'utilisation de l'argent sale et d'autres formes de luttes d'influence. L'opportunité sera donné aux compétences pour postuler aux Assemblées locales et à l'Assemblée populaire nationale (APN), notamment à la jeune génération, les 25, 30 et jusqu'à 40 ans, une génération intègre qui a un sens élevé de patriotisme et qui nous permettra d'entrer confiants dans l'ère de l'Algérie nouvelle. Question: Vous vous êtes concentré sur le politique et même les médias se sont focalisés sur ce volet, alors que pour beaucoup, il n'y a pas eu de décisions économiques, ceci est-il dû à la difficulté de la situation  économique ou bien est ce que c'est la réforme politique qui aplanira la voie à la réforme économique? Réponse: La politique sert l'économie et inversement. Nous avons une approche politique intégrée en ce sens que la politique nourrit l'économie.  La reconstruction de l'économie est une entreprise de longue haleine.  Certes des solutions urgentes s'imposent et nous y travaillons. Il y a aussi des décisions à moyen et à long termes et c'est les décisions urgentes qui ouvrent la voie à celles à long termes. Notre économie est basée sur le commerce et l'importation qui ont tué la production nationale. L'économie doit être le fondement de la richesse et de la prospérité du citoyen. L'économie qui ne crée pas de richesse est une économie politique vaine et l'économie qui n'a pas d'impact direct sur le niveau de vie du citoyen et sur le développement du pays n'est avantageuse que pour certains. Nous devons mettre en place de solides fondements à notre économie nationale grâce aux potentialités disponibles en industrie et à travers les start-up. Nous avons les énergies créatives de jeunes diplômés d'universités algériennes qui ont fait leurs preuves à l'étranger. J'ai discuté récemment avec les professeurs Habba et Melikechi qui se sont dits disposés à aider les jeunes dans l'édification de ce secteur sur de solides bases. Les ministres jeunes sont présents dans le gouvernement, la décision politique leur revient et les start-up ont désormais leur propre banque. Il n'y a plus aucun obstacle à la relance d'une économie nationale génératrice de richesses et d'emploi. Lors de la dernière Foire de la production nationale, j'ai constaté la réussite de certains jeunes dans la création de postes d'emploi à travers des start-up. S'agissant de l'investissement, nous n'avons pas le temps d'entrer dans des luttes mais force est de constater que la politique du passé n'a donné aucun résultat. Tous les opérateurs nationaux intègres ont les capacité et les moyens pour contribuer au développement du pays et à la création des richesses pour sortir de cette situation de dépendance au prix du pétrole, au demeurant une ressource épuisable. Il faut trouver le moyen de créer d'autres richesses et notre jeunesse a les capacités pour le faire. Je suis triste de voir que les portes avaient été fermées devant des start-up qui voulaient travailler en Algérie, et qu'aujourd'hui ces mêmes entreprises exportent vers l'Algérie à partir d'un pays arabe où les opportunités leur ont été offertes, je souhaite que de telles situations ne se reproduisent plus. Je veux que les compétences algériennes, là où elles se trouvent, sachent qu'elles sont les bien bienvenues et qu'elle trouveront l'écoute et l'aide pour l'émergence de l'Etat Algérien, tel que voulu par les Chouhada. Les réformes économiques ne sont pas ajournées, nous y travaillons mais il n'y a pas de marge d'erreur possible. J'ai demandé aux ministres de l'Industrie et du Commerce d'organiser une rencontre nationale sur la nouvelle économie pour un changement de mentalités dans la gestion des banques en vue de parvenir à une économie fondée sur des bases solides. Des cadres algériens avaient permis au pays, dans les années 1970, d’atteindre un certain niveau de développement mais malheureusement, et en raison des crises, nous somme revenus à la case de départ. Nous pouvons aujourd'hui relever le défi.  Il est honteux que l'Algérie importer aujourd'hui de l'électroménager. L'intérêt national doit être au-dessus des intérêts particuliers. Le nouveau plan créateur de richesses et de postes d'emplois est à même de consolider l'Algérie économiquement. L'économie étant liée à l'exportation, je considère actuellement que nous pouvons exporter des produits agricoles et développer l'agriculture industrielle. Il y a un dysfonctionnement dans le fait que l'excédent de la production de pomme de terre ou de fruits soit un problème pour les agricultures. C'est là, une preuve que notre économie est sous-développée puisque les moyens de stockage et de refroidissement sont disponibles. Il faut en finir avec les mentalités arriérées à travers une économie moderne, il faut aller vers les industries de transformation pour remédier à cette situation. Nous n'allons pas repartir de zéro, il faut réparer ce qui a été détruit dans l'économie et moraliser la pratique économique. L'édification d'une économie nécessite beaucoup de temps, de la stabilité sociale et des lois pérennes. Si la démocratisation et la moralisation de la vie politique est une question de quelques mois, la réforme économique est plus ardue, néanmoins je suis optimiste et même très optimiste que les start-up pourront entrer en production dans une période n'excédant pas une année et demi et assureront l'emploi et exporteront leurs produits. Je suis optimiste car il y a un éveil national dans tous les domaines, notamment politique et économique. Question: Le citoyen attend un changement radical au plan économique et commercial, qu'en est-il de la valeur du dinar, des salaires, du pouvoir d'achat, de l'emploi, du logement et de l'importation des véhicules de moins de 3 ans? Réponse: Je commence par la valeur du dinar. Les précédentes réponses sont liées. Plus la valeur de la monnaie locale baisse, plus l'importation s'impose. La meilleure mesure pour réévaluer le dinar est la croissance économique et la production locale. Si, à titre d'exemple, nous importons la pomme de terre pour que son prix sur le marché n'excède pas 40 ou 45 DA/kg, la solution est donc la production nationale et la réduction de l'importation inutile.  A ce propos, j'insiste encore une fois que je ne réduirai pas l'importation pour priver le citoyen algérien. L'importation doit être complémentaire à la production nationale. Si la production nationale pourvoit 25 % aux besoins du citoyen, j'importerai les 75 %. Et si l'économie nationale pourvoit aux besoins à 80 %, il m'est interdit d'importer plus de 20 %. Dans ce cas, j'aurai servi d'autres intérêts que ceux du peuple algérien.    Le dinar a été affecté par le recours au financement non conventionnel, il existe un chiffre inquiétant mais nous saurons y faire face. Plusieurs failles sont à l'origine de la dépréciation du dinar, l'importation doit être complémentaire à la production nationale, le règle est d'encourager la production nationale. Je le répète devant vous de manière solennellement, nous sommes prêts à donner des instructions aux banques afin d'aider toute personne qui investit dans le développement ou la transformation de la production nationale en leur accordant des crédits pouvant atteindre 90% de la valeur du projet, en sus de la priorité en ce qui concerne le foncier industriel. J'ai cité, à titre d'exemple, N'gaous, Mascara et Médéa qui, au-delà du fait d'être des régions disposant de potentiels agricoles, sont également qualifiées pour l'industrie manufacturière. En cas de difficultés à exporter le produit brut, la transformation peut être la solution. Le dinar connait à présent un frémissement et nous avons même une légère stabilité des réserves de changes, nous espérons la voir consolider à la fin de ce trimestre. Concernant l'importation de véhicules, personnellement je ne vois aucun inconvénient, mais cela exige une organisation. Nous devons savoir ce que nous importons et nous devons avoir la garantie quant à la qualité du véhicule et la régularité de la carte grise. Il y a la crainte d'être face à un autre type de fraude, il existe des lobbies et des groupes mafieux en tous lieux. Je n'accuse personne mais j'ai la responsabilité de la vie du citoyen. Si des garanties techniques sont données pour la protection du citoyen, la porte est ouverte soit à travers l'importation de manière individuelle ou collective. Je laisse cette question aux ministère du Commerce et de l'Industrie. La situation financière n'est pas critique mais j'irais pas jusqu'à dire qu'elle est normale, comme cela à été le cas les deux dernières années, il y'a une certaine amélioration. Les recettes fiscales augmentent et il y aura d'autres mesures. Dans ce sens, je voudrais ouvrir une parenthèse au sujet de certaines taxes prévues dans la loi des Finances 2020, pour dire qu'elles seront révisées pour une meilleure équité. Une loi pourrait intervenir dans les cinq ou six mois à venir loin de toute démagogie. L'exonération fiscale n'entraine pas une inflation ou une érosion supplémentaire du budget de l'Etat. Je me suis engagé, et dès qu'on arrivera à la loi de Finances complémentaire (LFC), il y aura exonération de tous les salaires de moins de 30.000 DA dans le but d'augmenter le pouvoir d'achat tout en contrôlant les prix des produits essentiels. Il pourrait même y avoir une révision minutieuse et réfléchie du Salaire minimum garanti (SMIG) car nous rejetons par principe, partant de notre religion et de nos valeurs la pauvreté extrême en Algérie. Nous mobiliserons tous les moyens disponibles pour la lutte contre la pauvreté et l'iniquité en termes de revenus individuels. L'exonération des salaires de moins de 30.000 DA coûtera quelque 90 mds DA, un montant que nous pourrons récupérer sur les salaires de 2000 et 3000 mds. En somme, la fiscalité ordinaire ne dépasse pas 30%, tandis que la fiscalité pétrolière s'élève à 63% du budget de l'Etat. Le principe d'augmentation du pouvoir d'achat est irréversible, et cette démarche se fera à travers l'exonération des faibles salaires et le contrôle des prix du marché.  L'augmentation du prix du lait à 45 DA relève de la trahison nationale.  Question: Concernant la question du gaz de schiste qui a suscité un tollé, allons nous explorer cette ressource, attendre ou abandonner carrément cette option? Réponse: Le débat sur cette question doit se faire dans la sérénité et par les experts loin de toutes les crispations et instrumentalisation politique. Il y eu une réaction négative de la part des citoyens de Ain Salah, qui ont été surpris par les torches sans aucunes explications préalables. Notre première expérience a été une erreur, nous avons un vaste désert mais nous sommes allés dans une région peuplée. Nous allons évaluer calmement les expériences mais il faut que toutes les franges du peuple sachent qu'il s'agit d'une richesse dont Allah, Tout Puissant, nous a gratifié et je ne vois pas pourquoi s'en priver et que son exploitation de cette ressource est à même d'améliorer le niveau de vie. L'exploitation du gaz de schiste nécessite d'abord un débat national et pas une opinion unilatérale. Il s'agit d'une richesse Aujourd'hui, nous consommons 43% de notre production gazière et avec le nombre de logements en cours de réalisation et les projets d'approvisionnement des populations en gaz dans les zones montagneuses et rurales, notre consommation augmentera à plus de 60% à court et à moyen termes. Nous sommes un Etat producteur de gaz plus que de pétrole, c'est un fait qui s'impose de lui même. Notre pays est deuxième ou troisième en réserves mondiales de gaz de schiste et nous n'exportons ni produits agricoles ni industriels. L'opportunité de l'exploitation du schiste nous est offerte, nous avons par exemple la région de Chenachen, entre Tindouf et Adrar, qui est une zone aride et non peuplée. Nous aborderons cette question lorsque nous aurons surmonté la situation actuelle et entrerons dans l'édification et le financement de l'économie. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi certains refusent l'exploitation du gaz de schiste et préfèrent recourir à l'endettement extérieur. Pourquoi? Le débat est long et complexe, nous le laisserons d'abord aux spécialistes avant la décision politique, qui viendra au moment opportun. Question: Qu'en est-il de la réforme du système éducatif ? Réponse: Je pense que tous les Algériens revendiquent le changement radical du système éducatif, particulièrement du cycle primaire. Je m'oppose catégoriquement à l'implication de l'idéologie dans l'enseignement primaire. La citoyenneté exige l'édification d'une génération imprégnée des valeurs du nationalisme, de la morale et de l'appartenance civilisationnelle. Les programmes scolaires doivent impérativement être allégés en veillant à l'apprentissage graduel et en laissant l'enfant vivre son enfance de manière naturelle et équilibrée. De même qu'il est impératif de traiter le problème de la surcharge du cartable à travers le recours aux moyens technologiques et la formation des enseignants en la matière. Nous devons tirer profit des expériences des pays avancés. Il existe actuellement des problèmes n'ayant aucun rapport à la scolarité et je m'engage à résoudre les problèmes sociaux des enseignants qui ne devront pas utiliser les élèves comme moyen de pression car les grèves répétées ne servent pas l'intérêt de l'élève. Une révision de l'encadrement de l'enseignement, tous cycles confondus, s'impose, et ce à travers l'amélioration des programmes et de la situation financière des enseignants, en sus de la prise en charge des élèves des régions enclavées en terme de transport et de restauration. De sanctions sévères seront prévues pour tout manquement dans ce sens. Question: quelles sont les mesures que vous comptez prendre pour le développement des médias? Réponse: J'ai promis la liberté absolue de la presse à la condition du respect des lois de la République et l'éthique professionnelle, nous combattrons fermement le mensonge et la diffamation. Concernant les journalistes, il faut prendre en charge leur situation sociale, sachant qu'il existe dans les médias privés des journalistes qui perçoivent de maigres salaires et ne bénéficient d'aucune couverture sociale. Je m'engage à lutter contre ce phénomène, qu'il soit dans le privé ou le public. Il existe en Algérie quelque 160 titres, dont certains ont réussi à s'imposer et d'autres tentent d'émerger. Il y a aussi des journaux à faible tirage et pareil pour les chaînes privées, qui ont des biens alors que leurs employés sont dans des situations critiques. Je m'engage à ne pas faire de distinction entre journalistes du public et du privé, tout en leur offrant des cycles de formation. J'aiderai cette corporation autant que possible et encouragerai la création de clubs de journalistes dans toutes les wilayas du pays. A ce propos, j'exhorte les journalistes à se réunir dans un syndicat propre. Concernant les institutions du secteur, à l'instar de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV), nous ferons en sorte de relancer son rôle avant la fin de l'année et j'ai demandé, dans ce sens, à son directeur d'entreprendre des visites à des instances similaires dans d'autres pays pour tirer profit de leurs expériences. Question: Quelles sont les mesures juridiques que vous comptez prendre pour la récupération des deniers publics détournés vers l'étranger et l'extradition des recherchés par la justice algérienne? Réponse: Pour ce qui est de la récupération des fonds détournés, nous sommes dans l'attente du feu vert de la justice, qui n'a pas encore statué sur tous les dossiers et établi les montants détournés. Les fonds détournés se trouvent à l'intérieur du pays ainsi que dans d'autres endroits, comme Genève ou dissimulés dans des pays réputés pour leurs facilitations fiscales. Une fois ces dossiers définitivement clos par la justice, nous allons entamer les procédures nécessaires, soit par le biais d'avocats algériens ou étrangers, ou par l'activation des conventions conclues avec ces pays. Ces fonds seront indubitablement récupérés et ça se fera par le biais de la Justice. Il y a eu certes détournement de fonds mais également des surfacturations. La lutte contre la corruption, et je l'ai déjà assuré, se poursuivra sans relâche. Nous lutterons également contre la corruption affectant le pouvoir d'achat du citoyen. Si la première affecte le Trésor, la deuxième touche à la poche du citoyen, et c'est bien plus grave, en se rendant à l'Administration, le simple citoyen est contraint de payer en contrepartie de prestations qui lui sont garanties par l'Etat. Il est impératif dans ce sens d'œuvrer à la moralisation de la société car en l'absence de morale tout se disloque même au sein de la famille. Les mesures de lutte contre la corruption peuvent aller jusqu'à l'installation de caméras de surveillance partout, à l'instar des services des Douanes, des commissariats de police et des communes. Ce sont là des exemples, l'important étant de se diriger vers une véritable lutte et prévention contre la corruption et les pots de vin. Question: Quelle est votre conception pour le traitement du phénomène de la Harga (migration clandestine par la mer) ? Réponse: J'ai eu à lire des rapports sur la migration clandestine et ses causes, et celles-ci peuvent être différentes. Lorsque ce phénomène est lié à la pauvreté et au ras-le-bol politique, il peut être traité, mais lorsque l'origine est l'oppression familiale et sociale, le problème est tout autre. Le phénomène de la Harga ne résulte pas forcément de la pauvreté, puisque il y a des médecins et des fonctionnaires qui émigrent illégalement. Il faut mener des campagnes de sensibilisation en associant les familles. Le jeune fraichement diplômé qui est confronté au chômage est en droit de s'indigner, c'est pourquoi il est impératif de trouver des solutions à ce problème en consacrant l'égalité en matière d'accès à l'emploi pour tous les Algériens. De nombreux jeunes migrants ont été refoulés et à ce propos j'ai demandé récemment au Président du Conseil italien que l'application des lois de son pays à nos migrants clandestins soit dans le respect de leur dignité. Parmi les solutions qui peuvent être apportées au phénomène de Harga, la signature de conventions avec certains pays pour permettre à des jeunes de constater de visu à quel point la situation est difficile dans ces pays, mais il est également possible de recourir à des psychologues en ce sens qu'il s'agit d'un problème grave nécessitant un traitement particulier. Question: La communauté nationale établie à l'étranger figure parmi vos priorités et votre première décision a été de permettre le rapatriement, à titre gracieux, des dépouilles d'Algériens décédés à l'étranger. D'autre part, comment peut-on, selon vous, bénéficier des compétences algériennes à l'étranger? Réponse: Je suis déterminé à œuvrer pour permettre à l'Algérie de tirer profit de ses compétences établies à l'étranger, là où elles se trouvent. Dans ce cadre, j'ai contacté le Professeur Habba qui m'a fait part de sa disposition à recevoir et orienter des jeunes stagiaires et d'intégrer le programme d'encouragement des start-up. Des membres de notre communauté se sont sentis exclus suite à la promulgation d'un article de loi les privant de certains postes. Nous nous attelons à la révision de la Constitution, et exception faite des aspects ayant trait à la sécurité de l'Etat, rien n'empêche de revoir d'autres articles. Néanmoins, des pays pionniers en matière de démocratie ont exclu les binationaux par souci de préservation de la sécurité nationale. Les conclusions des débats sur la Constitution seront soumises au référendum. Question: Sur le plan international, nous avons constaté récemment un retour en force de la diplomatie algérienne, notamment dans le dossier libyen. Vous avez proposé lors de la Conférence de Berlin d'abriter le dialogue interlibyen, cette proposition a-t-elle été favorablement accueillie? Réponse: Il y'a eu globalement un consensus sur la proposition de l'Algérie, qui est un pays connu pour son équidistance. L'Algérie a une bonne expérience dans la conduite des médiations et elle en a fait profité plusieurs pays sans aucun autre objectif que la préservation de la paix et de la sécurité. C'est pour nous une tradition depuis 1962, nous agissons pour l'apaisement des tensions entre les peuples et les pays. Des personnalités libyennes, dont MM. Fayez El-Serraj et Khaled Al-Mechri, ont fait des déclarations encourageantes pour le rôle de l'Algérie dans le règlement de la crise libyenne à travers le dialogue. Nous avons donc la confiance des deux parties en plus de la majorité des tribus du Sud de Misrata, de Zentan et des Touaregs qui ont toutes sollicité la médiation de l'Algérie. En outre, le ministre français des Affaires étrangères a admis que l'Algérie était une force d'équilibre et de paix, et aujourd'hui les pays voisins de la Libye se rencontrent à Alger avec la participation du ministre allemand des Affaires étrangères qui leur fera part des conclusions de la Conférence de Berlin sur la crise libyenne. Question: Que pensez-vous de la situation économique mondiale et son impact sur l'économie nationale qui enregistre des transferts sociaux considérables? Réponse: Le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit une reprise de l'économie mondiale fin 2020. Pour l'Algérie, la Banque mondiale et le FMI parlent d'un taux de croissance de 2%, mais ça restent des prévisions. Je suis confiant, que l'Algérie réalisera un taux plus important car la croissance dans un pays comme le notre peut être plus rapide. Nous allons éradiquer le chômage à travers la mise en place de mécanismes susceptibles de créer la croissance et la richesse. Concernant les transferts sociaux, je tiens à réaffirmer que des acquis nationaux dans ce domaine comme le soutien des produits de base, ne seront pas touchés en consécration de la Déclaration du 1er Novembre, particulièrement le principe de l'Etat démocratique et social. Les transferts sont actuellement équilibrés mais le problème qui se pose concerne le financement, notamment des retraites. Pour les mécanismes de subvention, il est impératif de revoir le ciblage des catégories ouvrant droits aux aides de l'Etat, soit 35% de la population. Pour le moment, ce débat est prématuré et il faut étudier les expériences d'autres pays en la matière. Question: Quelle est votre vision de l'avenir des relations avec la France, pays avec lequel l'Algérie a des relations complexes? Réponse: En effet, il y a eu une crispation dans les relations, notamment après que les Algériens aient constaté une ingérence dans leurs affaires internes suite à la déclaration de la partie française au début du Hirak. Désormais, l'Algérie avec sa nouvelle génération et direction n'acceptera aucune immixtion ou tutelle quelconque. L'Algérie n'est pas une chasse gardée de la France. C'est un Etat libre qui décide seul de son avenir. Nous Algériens, du simple citoyen au grand responsable, sommes jaloux de notre souveraineté nationale, surtout quand les tentatives d'ingérence émanent de l'ancien colonisateur. Il faut qu'il y ait un respect mutuel entre les deux parties. Il existe en France un lobby qui a de la rancœur pour l'Algérie, qui sait bien défendre ses intérêts, sa dignité et sa souveraineté. Pour ce qui de l'Afrique, la République arabe sahraouie est membre fondateur de l'Union africaine (UA) et la question sahraouie relève de la décolonisation. Question: Monsieur le Président nous vous remercions d'avoir honoré votre engagement à travers cette belle et courageuse initiative qui permettra d'éclairer l'opinion publique sur ce qui est envisagé pour le traitement de plusieurs problèmes dont souffre l'Algérie. Une opinion publique longtemps ballotée entre fausses informations, sources anonymes et fuites suspectes. De même que nous vous remercions pour cette initiative, entamée par la création du poste de porte parole officiel de la présidence de la République, souhaitant avoir d'autres rencontres avec vous pour mieux informer le citoyen. Réponse: Je vous remercie tous d'avoir accepté cette invitation, vous avez été les premiers et il y aura d'autres car nous tenons à consacrer cette tradition. Je continuerai à communiquer avec les citoyens via les médias nationaux, c'est là, un principe et un engagement, et la crédibilité passe par le respect des engagements. Pour moi, les médias sont un partenaire essentiel. Vous êtes des faiseurs d'opinion et nous sommes des décideurs, et ensemble nous mènerons, plaise à Dieu, l'Algérie à bon port. En sus de ces rencontres, le porte-parole officiel de la Présidence est là pour répondre à vos questions quotidiennement, et même si l'information officielle n'est pas communiquée par le biais de l'agence Algérie Presse Service (APS), elle le sera par le biais du porte-parole, et ce dans le but de barrer la route à toute tentative malveillante. APS

Fin des travaux de la réunion à Alger des MAE des pays voisins de la Libye, l’Algérie encourage les Libyens à régler pacifiquement leur crise

jeu, 23/01/2020 - 14:58
Les travaux de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye visant à établir la coordination ainsi que la concertation entre ces pays et les acteurs internationaux concernant le dossier libyen, ont pris fin jeudi à Alger. Lors de cette rencontre, les participants ont passé en revue les derniers développements en Libye à la lumière des résultats des bons offices de l'Algérie en direction des composantes libyennes et des parties internationales agissantes, et ceux des efforts internationaux pour permettre aux frères libyens de prendre en main le processus de règlement de la crise dans leur pays, loin de toute ingérence étrangère, quelle qu'en soit la nature. "Les Libyens sont capables de dépasser leurs différends par la voie du dialogue et de la réconciliation nationale et de parvenir à un règlement politique à même de sortir le pays de sa crise", a réaffirmé, à cette occasion, Outre le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale et des compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, ont pris part à cette réunion, les ministres des Affaires étrangères de la Tunisie Sabri Bachtobji (par intérim), de l'Egypte, Sameh Choukri, du Tchad, Chérif Mahamat Zene, du Mali, Tiébilé Dramé, ainsi que le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas et les représentants des ministres des Affaires étrangères du Niger et du Soudan. L’Algérie encourage les Libyens à régler pacifiquement leur crise Intervenant à l'ouverture de la réunion de concertation des pays voisins de la Libye qui se tient à Alger, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a souligné l'attachement de l'Algérie à la nécessité d'encourager les parties libyennes à régler pacifiquement leur crise, réaffirmant son rejet de toute ingérence étrangère dans ce pays. "Nous sommes confiants en la capacité des Libyens à dépasser leurs différends par la voie du dialogue et de la réconciliation nationale et à parvenir à un règlement politique à même de sortir le pays de sa crise et de permettre au peuple libyen frère de construire un Etat démocratique capable d'asseoir sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire", a soutenu le chef de la diplomatie algérienne. Et d'ajouter: "nous sommes d'autant plus confiants que les parties libyennes ont accueilli favorablement la proposition de l'Algérie d'abriter les rounds du dialogue interlibyen". M. Boukadoum a estimé, à cet égard, que les liens de fraternité et l'histoire commune exigent que les pays voisins de la Libye "redoublent d'efforts durant la prochaine étape, pour appuyer le processus de règlement pacifique et exhorter les deux parties en conflit à adhérer au processus politique, à relancer le dialogue et à faire prévaloir l'esprit de réconciliation, étant l'unique voie pour mettre fin à la crise qui n'a que trop duré et qui menace la sécurité et la stabilité dans toute la région". Assurant que "la situation qui prévaut en Libye ne tolère pas l'escalade", le chef de la diplomatie algérienne a mis en avant la responsabilité qui incombe aux pays voisins d'assumer leur rôle "pour rapprocher les vues entre les parties en conflit et faciliter le dialogue pour mettre fin aux affrontements sanglants". Il a également formé le vœu que ce cadre de concertation puisse demeurer "une tribune permettant aux pays du voisinage d'agir, loin des parties internationales qui ont des intérêts pour divers agendas en Libye". Cette réunion, qui se tient quelques jours après la conférence de Berlin sur la Libye à laquelle a pris part l'Algérie, constitue "un pas visant à aboutir à une solution entre les parties libyennes pour consolider la trêve et le cessez-le-feu et ouvrir la voie aux efforts de l'ONU pour instaurer la paix dans ce pays, loin de toute ingérence étrangère pouvant aggraver la situation". Après avoir mis en évidence les "résultats positifs notables" concrétisés à la Conférence de Berlin, qui est sortie avec une série de décisions contraignantes pour les parties, notamment la consolidation de la trêve, l'embargo sur les armes et la reprise du processus politique, le ministre des Affaires étrangères a souhaité que "ces engagements contribuent à mettre un terme à la crise qui secoue la Libye depuis des années". "La participation de l'Algérie à la Conférence de Berlin est en accord avec ses positions constantes appelant sans cesse les parties libyennes en conflit à faire prévaloir la raison et la sagesse et à s'engager dans le processus de règlement pacifique de la crise loin de toute ingérence étrangère", a-t-il souligné, notant que "l'annonce par l'Algérie, à la Conférence de Berlin, de sa disponibilité à abriter le dialogue interlibyen loin de tout diktat et de toute interférence étrangère participe de cette approche". M. Boukadoum a, à cette occasion, salué les "efforts soutenus de l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, en faveur du règlement de la crise et du rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans ce pays frère". Les travaux de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye ont débuté jeudi dans le cadre du renforcement de la coordination et de la concertation entre ces pays et les acteurs internationaux afin d'accompagner les Libyens dans le processus de règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif. APS

Djerad : Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour résoudre les difficultés récurrentes du citoyen

jeu, 23/01/2020 - 11:43
Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a rappelé le souci du gouvernement de "ne ménager aucun effort" dans la recherche des solutions aux difficultés "récurrentes" auxquelles fait face le citoyen algérien, a indiqué jeudi un communiqué des services du Premier ministre. M. Djerad intervenait mercredi lors d'une réunion du gouvernement pour poursuivre l’examen des bilans et des perspectives de relance et de développement des différents secteurs d’activité, dans le cadre de l’élaboration du Plan d’action du gouvernement. Pour M. Djerad, cet objectif (la recherche des solutions aux difficultés récurrentes) "doit prévaloir dans la détermination des priorités" concernant les actions à mener, d’une part et, d’autre part, dans la mise en place de mesures de rationalisation de la dépense publique et ce, dans chaque secteur d’activité. Le ministre des Finances a présenté une communication portant sur les grandes lignes ainsi que sur les perspectives d’évolution de la situation financière du pays. Un état des lieux rendu nécessaire pour une "meilleure visibilité" de l’environnement socioéconomique dans son ensemble en tenant compte de la conjoncture mondiale et des impératifs liés à la préservation des grands équilibres financiers internes et externes du pays. L’exposé a permis de fournir les indicateurs devant être intégrés dans les approches globales et sectorielles pour l’élaboration du plan d’action du gouvernement. Les membres du gouvernement a ensuite écouté une communication du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique portant sur l’état d’avancement des travaux du groupe de travail chargé de la rédaction du projet de Plan d’action du gouvernement. Etabli sur une recommandation du Premier ministre à l’issue de la réunion du gouvernement du mercredi 15 janvier 2020, le rapport d’étape constitue un élément "important" dans l’organisation de ces travaux en ce qu’il permet de procéder aux cadrages requis. Ainsi, et au terme de l’exposé présenté, les membres du gouvernement ont été instruits à l’effet d’opérer les "ajustements nécessaires" dans la formulation de leurs approches respectives, en tenant compte des observations et orientations émises par le Président de la République lors de la précédente réunion du Conseil des ministres. Abordant les états des lieux ainsi que les stratégies sectorielles, les membres du gouvernement ont ensuite entendu cinq communications présentant les grandes lignes des diagnostics établis en prévision de leur présentation, pour validation, à l’occasion de la tenue de la prochaine réunion du Conseil des ministres. Les exposés ont concerné, respectivement, les secteurs de l’énergie, de l’environnement, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.    

Chergui : l'Algérie a un rôle clair dans la relance de l'accord de paix au Mali

jeu, 23/01/2020 - 09:29
Le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine (UA), Smail Chergui a mis en avant mercredi le rôle clair de l'Algérie dans la dynamisation de l'accord de paix, en sa qualité de pays qui a facilité la conclusion de cet accord, appuyé par toute la Communauté internationale et tous les partenaires internationaux. Saluant la position du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a affirmé que le dossier malien et la situation au Sahel étaient "une priorité" pour l'Algérie, M. Chergui a indiqué que "l'UA se félicite de cette position". "La redynamisation de l'accord de paix au Mali est primordial pour permettre à tous, y compris l'armée malienne, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et les partenaire d'éradiquer les groupes terroristes et criminels", a estimé M. Chergui lors d'une émission diffusée, mercredi, par Radio Algérie Internationale sur les développements au Mali. Il a précisé, dans ce sens, qu'"il faut faire la distinction entre la mise en œuvre de l'accord de paix au Mali et les activités terroristes au centre du pays et aux frontières avec le Burkina Faso et le Niger". S'agissant du dialogue national inclusif organisé récemment au Mali, M. Chergui a expliqué que "c'est la première fois que l'accord de paix est discuté en toute transparence et responsabilité", saluant "la prise en main de cet accord par les Maliens, non seulement le Gouvernement mais tous les Maliens à travers ce dialogue national". Relevant que le dialogue inclusif "a été extrêmement positif", M. Chergui a fait état d'un "progrès concret" qui sera concrétisé dans les jours à venir, notamment en matière de déploiement de l'armée dans le Nord malien. "La réintégration des combattant requiert toujours davantage de temps et de patience, c'est le cas dans n'importe quel pays à l'image du Soudan du Sud, mais le plus important c'est la volonté politique, et je pense que les parties concernées l'ont souligné lors du dialogue inclusif", a poursuivi M. Chergui. "Il est vrai que la mise en œuvre a connu du retard mais nous devons tous, maliens et garants de l'Accord aider les parties à aller de l'avant ", a estimé le Commissaire à la Paix, qualifiant de "positif" le travail de la commission de suivi de l'accord de paix qui a pu aplanir certaines difficultés, ce qui permettra, a-t-il dit d'"accélérer la mise en œuvre du processus au Mali pour mettre, ainsi, un terme aux activités terroristes et criminelles dans la région". S'agissant de la 4e réunion du comité de suivi de l'accord (CSA), M. Chergui a indiqué que cette dernière avait été "un grand évènement en termes de qualité de participation avec la présence de cinq (05) ministres outre les principaux acteurs de l'accord de paix, le gouvernement malien, les parties concernées par ce dossier et les partenaires".  

Révision de la Constitution: le Président Tebboune affirme la poursuite des concertations avec les personnalités

jeu, 23/01/2020 - 08:54
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé, mercredi, que les concertations qu'il mène avec des personnalités nationales et partisanes "se poursuivront", soulignant que la date de leur clôture "n'est pas fixée". Lors d'une entrevue avec des responsables de médias nationaux publics et privés, le Président Tebboune a déclaré que les rencontres avec des personnalités nationales et partisanes "se poursuivront et la date de leur clôture n'est pas fixée", ajoutant que ces concertations "sont menées avec des personnes expérimentées et des personnalités auparavant exclues et ce pour prendre leurs avis concernant la méthodologie à suivre et les problèmes dont souffre le pays". Le Président de la République a précisé que les avis de ces personnalités "peuvent être pris en compte dans l'élaboration du texte final de la Constitution", tout en insistant sur la contribution d'autres personnalités. La Constitution qui est un document qui concerne l'ensemble de la société, ne peut cependant être confectionné par les masses, mais par des spécialistes dans le droit constitutionnel et il y a un comité technique qui élaborera toutes les propositions à ce sujet", a-t-il dit. M. Tebboune a souligné que "la révision de la constitution est impérative pour éviter au pays le spectre de toute crise à l'avenir et en vue d'éclaircir les choses et de trancher sur toutes les crise et les agitations dont vit le pays". "Il était de mon devoir de rencontrer ces personnalités, de briser la glace entre les algériens et de prêter écoute aux personnes ayant une expérience dans la gestion des affaires de l'Etat, désormais de simples citoyens", a déclaré M. Tebboune qui a adressé, par la même occasion, ses remerciements à toutes les personnes avec lesquelles il s'est entretenu. Les rencontres avec ces personnalités m'ont été très bénéfiques", a-t-il dit. Le Président Tebboune s'est dit prêt à rencontrer l'ancien président de la République, Liamine Zéroual, "au siège de la Présidence ou au niveau de sa résidence", ajoutant que "des conditions particulières ont empêché cette rencontre". Tout en qualifiant M. Zéroual d"'algérien intègre", M. Tebboune a fait savoir que "l'ancien président encourage sa méthode de travail", et que "toute rencontre avec lui sera bénéfique". Le Président Tebboune a annoncé que d'"autres rencontres seront organisées mensuellement, voire chaque mois et demi, et sans obstacle aucun avec la presse afin d'éclairer l'opinion publique et recueillir les faits du premier responsable de l'Etat".

Le ministre allemand des Affaires étrangères en visite de travail jeudi en Algérie

mer, 22/01/2020 - 18:43
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, effectuera jeudi une visite de travail en Algérie, indique mercredi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Les entretiens qu'aura M. Heiko Maas avec le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum "porteront notamment sur la coopération dans ses différents volets, ainsi que sur les voies et moyens à même de donner une nouvelle dynamique aux échanges économiques et aux investissements entre les deux pays", précise la même source. "Ce déplacement permettra également un large échange de vues sur les grandes questions régionales et internationales, notamment la situation en Libye et au Sahel", ajoute le communiqué. APS

L’entrevue du Président de la République avec des responsables de médias nationaux publics et privés sera retransmise à la télévision et à la radio

mer, 22/01/2020 - 16:28
Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a accordé, mercredi matin, une entrevue à des responsables de médias nationaux, publics et privés, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. "Cette entrevue sera retransmise sur les chaines nationales publiques et privées ainsi que sur les ondes de la Radio nationale", ajoute-t-on de même source. APS

L'Algérie abritera jeudi une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye

mer, 22/01/2020 - 16:13
L'Algérie abritera, jeudi, une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye (l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, le Soudan, le Tchad et le Niger), indique mercredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le ministre malien des Affaires étrangères prendra également part à cette réunion, "au vu des retombées de la crise libyenne sur ce pays voisin", ajoute la même source. Organisée à l'initiative de l'Algérie cette rencontre "s'inscrit dans le cadre de ses intenses efforts pour la consolidation de la coordination et la concertation entre les pays du voisinage de la Libye et les acteurs internationaux afin d'accompagner les Libyens dans la dynamisation du processus de règlement politique de la crise à travers un dialogue inclusif et de permettre à ce pays frère et voisin de sortir de la situation difficile qu'il vit et de construire un Etat des institutions où prévaudra la sécurité et la stabilité", ajoute le communiqué. "La réunion portera sur les derniers développements en Libye à la lumière des résultats des offices de l'Algérie en direction des composantes libyennes et des parties internationales agissantes, et ceux des efforts internationaux pour permettre aux frères libyens de prendre en main le processus de règlement de la crise dans leur pays, loin de toute ingérence étrangère, quelle qu'en soit la nature", conclut le document. APS

Football : le transfert de Slimani va passer par Leicester

mer, 22/01/2020 - 14:01
L'entraîneur Nord-irlandais de Leicester City, Brendan Rodgers, a indiqué qu'un éventuel transfert de l'attaquant international Algérien, Islam Slimani, prêté cette saison à l'AS Monaco, devrait passera par club.  .  "Slimani est prêté et il y a un accord pour qu'il soit de retour à la fin de Lsaison, donc s'il y a une équipe qui est intéressée à reprendre ce prêt,   elle contactera les gens ici à Leicester City.   C'est quelque chose qui passera par le club.  Pour le moment, il n'y a rien à ajouter à ce sujet", a-t-il idéclaré lors d'une conférence de presse, cité mercredi par les médias locaux.    Arrivé l'été dernier à Monaco pour un prêt d'une saison avec option de Leicester, Slimani n'a pas tardé à démontrer ses qualités, devenant l'un des joueurs les plus en vue de la Ligue 1 Française en affichant un bilan de 7 buts et 8 passes décisives.    Alors que tout marchait pour lui en début de saison, le limogeage de l'entraîneur Portugais, Leonardo Jardim, à l'origine du recrutement de Slimani, et son remplacement par l'Espagnol, Robert Moreno, a fini par changer la donne pour le meilleur buteur en activité de l'équipe nationale, relégué depuis sur le    des remplaçants.   Avant de rejoindre le club de la Principauté, Slimani (31 ans) avait évolué à Fenerbahçe (Turquie) et Newcastle (Angleterre), également sous   forme de prêt, mais n'avait pu s'exprimer pleinement.     Convoité par Tottenham et Aston Villa, Slimani pourrait quitter Monaco, dès cet hiver : "Moins utilisé ces dernières semaines, l'attaquant   Monégasque ne cache pas son mal-être comme ses envies ailleurs.    L'international Algérien, auteur de premières semaines étincelantes en Ligue 1 (7 buts et 8 passes décisives), ne cache pas sa lassitude face ce   qu'il perçoit comme une forme de déclassement", écrivait récemment le quotidien sportif L'Equipe.    En dépit d'un faible volume de jeu, Slimani (31 ans) occupe quand même la deuxième place au classement des passeurs du championnat avec 8 offrandes, devancé par l'Argentin du Paris SG Angel Di Maria, auteur de 9 offrandes.        

Karaté : cinq athlètes retenus pour l'Open de Paris

mer, 22/01/2020 - 13:39
Cinq karatékas Algériens prendront part à l'Open de Paris, lequel se déroulera du 24 au 26 janvier 2020, au Gymnase Pierre de Coubertin, pour tenter de réunir les points nécessaires à leur qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020.    Ces derniers, Lamiaa Maatoub, Taleb Imene, Midi Chaîma, Wided Draou et Hocine Daikhi ont embarqué,mardi,pour la capitale Fançaiseet se rendre ensuite  au Maroc, pour y sputer les Championnats d'Afrique de Tanger avec le même objectif.    Cette sélection avait effectué un stage bloqué au Complexe Sveltes d'Alger pour bien aborder ces deux rendez-vous. dansles meilleures conditions possibles.   

Le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie : l’industrie du médicament possède les capacités de s’ouvrir à l’exportation

mer, 22/01/2020 - 11:04
Pour le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie, Abdelouahab Kerrar, l'industrie pharmaceutique a franchi « un grand pas », en assurant la couverture de 50% des besoins nationaux en médicaments. De plus, affirme-t-il, elle possède les capacités propres à exporter.  S’exprimant, mercredi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, il précise à ce titre, qu’à novembre 2019, celle-ci a contribuer à faire chuter la facture d’importation de médicaments à 1 milliard de dollars, contre 2,2 milliards lors de l’année 2004. Il tient, en outre, à souligner qu’en produisant le plus grand nombre de produits de soin, cette industrie a également contribue à abaisser leur coût, assurer l’accessibilité des malades à des traitements innovants et, d’autre part, à leur ouvrir des créneaux d’exportation, « ce qui est, déclare-t-il, dans ses capacités ». Rappelant que pour cette industrie, appuyée sur un nombre important d’unités de production, dotée d'un excellent savoir-faire et fonctionnant en deçà de ses capacités, l'exportation, estime M. Kerar, est devenue « une nécessité ». Des carences relevées en matière de disponibilité de certains traitements, ce dernier les impute à l’absence de statistiques fiables précisant les besoins destinés à des thérapies particulières. Appelant à la création d’une Agence du médicament « forte », il s’inquiète, par ailleurs, que des producteurs de soins soient confrontés à des difficultés financières, parce qu'explique-t-il, ils ont fait des investissements importants et, qu’en retour, ils n’arrivent pas à faire homologuer leurs produits. Il précise, en outre, qu’une vingtaine parmi eux disposent de 300 médicaments « en souffrance », attendant longuement pour être enregistrés, « alors même, s’insurge-t-il, que des programmes ont été lancés pour les importer.   Le président de l’UNOP se déplace « surpris » de l’étiquette de « lobbies » accolée aux producteurs de médicaments qu’il vante comme étant parmi « les meilleurs élèves de l’économie Algérienne ».      

Boukadoum s'entretient avec son homologue français

mar, 21/01/2020 - 12:00
Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, s'est entretenu mardi à Alger avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian, qui effectue une visite de travail en Algérie. L'entretien a eu lieu au siège du ministère des Affaires étrangères.  

Le chercheur en agronomie, Ali Daoudi : la création d’un département spécifique à l’agriculture Saharienne contribuera à y mettre de l’ordre

mar, 21/01/2020 - 11:01
L’Algérie vient de créer un département dédié spécifiquement au développement de l’agriculture Saharienne devenue, en quelques années, une importante aire de production de cultures de primeurs.   Pour le professeur et chercheur en agronomie, Ali Daoudi, cette structure arrive à point nommé pour  « mettre de l'ordre », dans la pratique des activités agricoles développées dans cette vaste région du pays, riche en potentiels mais confrontée à de sérieux risques.  Accueilli mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci estime que si il faut continuer à promouvoir l'agriculture dans cette vaste région du pays, il n'en faudrait pas moins s'interesser à ses limites, compte tenu, dit-il, de la fragilité du milieu et des conditions climatiques extrêmes où elle est pratiquée. Parmi les importantes mesures à entreprendre, celui-ci insiste sur l’impératif de maitriser les ressources disponibles et d’évaluer les limites de leur exploitation. Si, rappelle-t-il, par exemple, la nappe hydrique dans ces régions est importante, il faut prendre en considération les limites dans lesquelles elle devrait être exploitée rationnellement, afin de  permettre son exploitation sur le long terme. Si, relève-t-il, on a « déverrouillé » l’accès au foncier et à l’eau, pour  promouvoir les pratiques agricoles, il est également vital de « construire une vision » permettant d’inclure l’agriculture Saharienne dans le cadre d’une stratégie sur le long terme. Signalant que des études relatives au Sahara Algérien font mention d’environ 3 millions de superficies agricoles pouvant être exploités, , M. Ali Daoudi considère, en effet, qu’avant de s’intéresser à la mise en valeur de ces dernières, il faut préalablement prendre en compte l’aspect relatif à la mise en valeur de l’eau, d’où la nécessité, souligne-t-il, de « mettre en cohérence ces deux politiques ». Autant de questions dont il estime qu’elles devraient donner matière a études. Mettant en garde contre le laisser-faire qui s'est perpétué à ce jour,, l’invité prévient que certaine nappes hydriques commencent à se fragiliser, en raison, explique-t-il, de leur exploitation déraisonnée, d’où l’urgence, souligne-t-il, à mieux organiser leur « gouvernance » pour prévenir leur total épuisement. Pour éviter de possibles catastrophes, ce chercheur appelle à prendre exemple sur l’ingénieux modèle oasien de gestion de l’eau, pratiqué depuis des temps immémoriaux par les agriculteurs Sahariens. Au passage, il alerte, par ailleurs, sur les dangers que fait courir l’agriculture intensive sur les ressources en eau utilisé dans les oasis, laquelle, prévient-il, en se développant sur de nouveaux périmètres, pénalise les anciens systèmes d’irrigation, « programmant leur mort ». Citant l’exemple des modèles « édifiants » de cultures maraichères intensives développés dans les régions de Birkra et d’El Oued, en particulier, l’invité se demande s’ils sont durables, « une question qui reste posée ».          

Filière pomme de terre: des mesures pour absorber la surproduction

mar, 21/01/2020 - 10:22
Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Cherif Omari a fait état de mesures pour absorber la surproduction enregistrée dans la filière pomme de terre sur la base des propositions formulées par les professionnels, en coordination avec les secteurs concernés. Intervenant lors d'une réunion de travail avec les professionnels de la filière pomme de terre en présence des représentants du Conseil national interprofessionnel de la filière (CNIFPT), le ministre a souligné la nécessité de trouver des débouchés à la filière pour lui permettre d'être un créateur de richesse et de contribuer au développement de l'économie nationale, plaidant pour des programmes étudiés en vue de la transformation, l'exportation et la commercialisation locale. Il a affirmé, à ce propos, que l'agriculture étant un élément essentiel dans l'équation de la production, devrait contribuer dans un cadre organisé au sein du CNIFPT et en coordination avec les différents représentants de la tutelle, à la mise en place de programmes de commercialisation du produit, avant même sa culture. II a rappelé, dans ce sens, les orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune pour appuyer davantage agriculteurs, asseoir une production agricole dans les régions non-exploitées et accorder un grand intérêt aux activités de transformation et d'exportation. L'excédent de production de cette année est "une aubaine" pour le pays et le résultat direct des efforts consentis dans cette filière au Sud et dans les Hauts-Plateaux, ayant permis de sortir du déficit saisonnier et d'instaurer une continuité de la production. M. Omari avait donné des instructions pour mettre à la disposition des agriculteurs les chambres froides de l`entreprise publique, entrepôts frigorifique de la Méditerranée (Frigomédit), et ce jusqu'à la mise en place de la feuille de route qui sera adopté" par les professionnels de cette filière pour la valorisation de leur production. Le ministre a fait savoir que l'action est focalisée actuellement sur une plus grande structuration de la filière et l'activation des moyens de régulation en vue de la maitrise du marché national et de la promotion des exportations et des opportunités de transformation. La filière des pommes de terre commence à trouver une place dans les marchés mondiaux, d'où l'impératif d'œuvrer davantage à promouvoir son exportations. Une réunion est prévue, au courant de cette semaine, avec les représentants des commerçants et les responsables du secteur du commerce pour trouver des solutions durables à la commercialisation du produit et la coordination entre les professionnels. "Des ateliers se penchent sur l'étude de programmes d'exportation et de transformation par voie de contractualisation, la recherche de solutions aux problèmes liés aux rapports des agriculteurs avec les banques, et l'accompagnement financier", a-t-il fait savoir. Soulignant l'impératif de préserver le revenu du petit agriculteur et son accompagnement pour l'amélioration de sa condition, le ministre a tenu à affirmer que "les portes du ministère demeurent ouvertes via ses directions dans toutes les wilayas, pour écouter les préoccupations des agriculteurs, examiner et mettre en œuvre les mesures appropriées". Il a s'est félicité, en outre, du savoir et de la disponibilité d'une main d'œuvre expérimentée dans cette filière, ce qui l'a met dabs une situation confortable sur ce plan. M. Omari avait tenu plusieurs réunions avec l'Office national interprofessionnel des légumes et viandes (ONILEV) et avec le groupe industriel Agro logistique (AGROLOG) pour arrêter les objectifs et les mesures à mettre en place en partenariat avec les différents professionnels.

Le Président Tebboune ordonne la tenue d'un Conseil interministériel sur les accidents de la route

lun, 20/01/2020 - 20:35
Le président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, a chargé le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, de tenir, dans les plus brefs délais un Conseil interministériel consacré exclusivement à l'examen du fléau des accidents de la route, a indiqué lundi un communiqué de la Présidence de la République. "Le Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, a chargé le Premier ministre, M.Abdelaziz Djerad de tenir, dans les plus brefs délais, un Conseil interministériel exclusivement consacré à l'examen du fléau des accidents de la route", précise le communiqué. Il s'agit également de proposer des mesures susceptibles de mettre fin à ces catastrophes, qui ont pris des proportions inacceptables et intolérables, avec la hausse constante et préoccupante de sinistres sur nos routes, occasionnant des pertes humaines et matérielles et impactant la santé publiques et l'intégrité du citoyen", conclut le communiqué. APS

Le Président Tebboune décide l'envoi d'une caravane d'aides humanitaires au peuple libyen

lun, 20/01/2020 - 20:34
Le président de la République, M .Abdelmadjid Tebboune, a décidé l'envoi d'une d'aide humanitaire de 100 tonnes de denrées alimentaires, de médicaments, de couvertures et autres au profit du peuple libyen, indique lundi un communiqué de la présidence de la République. "Dans le cadre de la consécration des traditions de solidarité et d'entraide avec le peuple libyen frère, le Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune a décidé l'envoi d'une caravane d’aides humanitaires composée de cent (100) tonnes de denrées alimentaires, de médicaments, de couvertures et autres en vue d’atténuer les effets de la crise que vit le peuple libyen frère", lit-on dans le communiqué. "Ces aides humanitaires destinées à la population de la région de Ghadamès et ses alentours se veulent un gage d'affection et de fraternité, intervenant après celles déjà envoyées par l’Algérie dont les dernières remontent au 4 janvier courant", a précisé le communiqué, ajoutant qu'elles "sont l'expression de l’engagement de l’Etat algérien et de sa solidarité avec le peuple libyen afin qu'il puisse surmonter la crise qu’il traverse, avec sa décision souveraine et le consensus de toutes ses composantes, loin de toute immixtion étrangère", a souligné le communiqué. Le Croissant rouge algérien (CRA) a conclu récemment un accord bilatéral avec son homologue libyen visant le renforcement du partenariat dans le domaine humanitaire, l’échange d'expertises et la coordination des programmes. APS  

Asphyxie au monoxyde de carbone : 177 décès depuis 2019 selon la Protection civile

lun, 20/01/2020 - 16:12
Cent soixante dix sept (177) décès, dont 32 depuis le 1er janvier 2020, ont été enregistrés suite à des intoxications au monoxyde de carbone (Co), à travers le territoire national, a révélé, lundi à Alger, le colonel Farouk Achour, directeur de l’Information et des Statistiques à la Direction générale de la Protection civile. S’exprimant lors d’une journée de sensibilisation destinée aux représentants des médias, le colonel Achour a déploré la tendance haussière des décès liés à l’inhalation du monoxyde de carbone (Co), lesquels sont passés de 100 cas en 2018 à 145 en 2019, alors que le nombre des personnes secourues a été de 1849 en 2018 contre 2324 en 2019 et 336 depuis le début de la nouvelle année à ce jour. Ce triste constat est expliqué "essentiellement par le non-respect des mesures de sécurité obligatoires", a-t-il souligné, citant notamment le manque de ventilation du domicile, la non-conformité à la règlementation en matière de fabrication des appareils de chauffage ainsi que l’utilisation d’autres non conçus pour cet usage. Ceci, a ajouté le même responsable, en plus du non recours à des spécialistes en installation des appareils en question et le non respect de l’obligation de leur entretien "régulier", également par un personnel qualifié, avant d’observer que ces fréquents accidents sont "évitables" et qu’ils surviennent de manière "disparate" à travers le territoire national. Pour endiguer les accidents "multiformes" liés à la saison hivernale, la direction générale de la Protection civile a initié, depuis le 18 novembre dernier, une nouvelle campagne de sensibilisation nationale visant à "inculquer la culture de la prévention au sein de la famille, en mettant l’accent sur la femme au foyer", a-t-il indiqué. Cette campagne d’information, a poursuivi le colonel Achour, s’appuiera comme à l’accoutumée sur tous les supports médiatiques et de communication existants, dont les réseaux sociaux et la messagerie téléphonique, l’enjeu étant de " sauver des vies". --Une problématique de santé publique-- De son côté, le directeur de la Prévention contre les accidents domestiques au ministère de la santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Khalil Hadj Mati, a qualifié ce phénomène de "problématique de santé publique", estimant que "son ampleur aurait pu être plus importante n’étaient-ce les campagnes de sensibilisation", menées par son département et celui de la Protection civile. "Il est important pour nous de faire savoir aux citoyens que ces accidents sont évitables en prenant conscience que le monoxyde de carbone est un gaz insidieux, car inodore, incolore et non irritant. Autant de caractéristiques qui le rendent dangereux et pouvant tuer sans que la personne ne s’en rendre compte", a-t-il expliqué insistant sur "l’importance de la culture de l’entretien" des appareils de chauffage. APS

Nacéra Haddad : les programmes économiques ignorant les compétences et le recours à l’expertise ne pourraient donner lieu qu’à des échecs

lun, 20/01/2020 - 11:20
Pour relancer la machine économique, outre l'apport des compétences et le recours à l'expertise, la solution évidente consisterait à libérer l’investissement et l’initiative entrepreneuriale, c’est ce que les entrepreneurs recommandent et revendiquent depuis des années. Pour l’experte en développement des petites et moyennes entreprises, Nacéra Haddad, si les plans d’actions, de quelques secteurs d’activité et de responsabilités qu’ils émanent, ne sont pas basés sur les compétences et le recours à l’expertise et au savoir faire, ils ne pourraient donner lieu qu’à « un échec ». L’invitée, mardi, de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne déclare attendre du programme d’action du gouvernement relatif au secteur industriel, qu’il précise ce qu’il considère être un secteur stratégique, « relevant de la souveraine de l’Etat », et ce qui est du ressort de l’initiative privée, « afin que l’on puisse passer à l’action ». Elle estime que cette clarification permettrait aux chefs d’entreprises engagés dans un processus de production, « de sauver leur activité », de continuer à investir et de savoir quels sont les domaines au profit desquels l’Etat veut libérer l’investissement. Mme Haddad tient à rappeler, par ailleurs, que, parce qu’ils ont été mis « dans le même sac », des opérateurs économiques du secteur privé ont reçu des « coups sur la tête », d’où la nécessité, dit-elle  de « corriger le tir » en leur redonnant confiance, pour qu’ils puissent jouer le rôle attendu d’eux. De l’obligation de développer les territoires, l’intervenante estime, d’autre part, qu’il faut permettre aux investisseurs s’y trouvant, d’avoir accès aux ressources administratives, foncières et financières  pour, souligne-t-elle, « devenir des acteurs de la dynamique locale ». Selon elle, ce qui a longuement manqué à l’économie Algérienne, c’est l’absence du recours à l’expertise et à l’ingénierie, seuls à même de promouvoir un savoir-faire et permettre ainsi « prendre notre sort en mains ». Tout cela, souligne-t-elle, ne pourrait se réaliser que par un recours prioritaire aux compétences dans tous les secteurs confondus. Pour elle, le « talon d’Achille » de la gouvernance a été la problématique de l’ « intersectorialité », donnant, dit-elle, à chaque ministre le loisir de se considérer comme « empereur », ignorant les passerelles qu’il se devait d’établir avec les autres secteurs d’activité. Désormais, déclare-t-elle, il va falloir travailler déterminer en amont les conditions de réussite d’un plan d’action, en d’autres termes agir avec une obligation de résultats, sur la base d’un système périodique de suivi et d’évaluation « qui nous a fait défaut ».

Conflit en Libye :le président Tebboune propose d’accueillir un dialogue direct entre Libyens

lun, 20/01/2020 - 07:51
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a regagné Alger, dimanche soir, après avoir pris part à la Conférence internationale sur la Libye réunie à Berlin.    Invitant les parties en conflit à s’asseoir à la table des négociations pour trouver une solution pacifique à cette crise, il a fait part de la disponibilité de l’Algérie à les accueillir pour un dialogue « attendu par tous les Libyens ». Dans une allocution à la Conférence de Berlin, le chef de l’Etat a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour imposer le respect de la paix et de la sécurité en Libye, soulignant que l'Algérie s'oppose aux tentatives visant à porter atteinte à l'unité et à la souveraineté des institutions de ce pays. M. Tebboune a, en outre, insisté sur la nécessité d’élaborer une feuille de route « claire et précise » pour faire respecter la trêve qui s'est établie entre les belligérants.

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