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Présidentielle du 12 décembre : s’il est élu, le candidat Benflis promet de construire un consensus général de sortie de crise

dim, 24/11/2019 - 10:45
En décidant de participer pour la troisième fois consécutive à une élection présidentielle, le Secrétaire général du parti Talaie el Hourriyet tente un nouveau pari d’accéder à la magistrature suprême.   Accueilli, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Ali Benflis note que l’Algérie est confrontée à une crise « de légitimité » politique, économique et sociale, à laquelle, ajoute-t-il, il faut apporter des solutions. Les remèdes pour régler cette question de légitimité passe, dit-il, l’ouverture d’un large débat politique au sein de la classe politique « dans sa diversité actuelle », suivie par des élections « libres, honnêtes et transparentes auxquelles adhère le peuple Algérien.» Pour légitimer les institutions, il promet d’aller vers les élections législatives et locales, l’adoption d’une nouvelle constitution entérinée par référendum et un gouvernement « d’ouverture politique », dans la perspective d'asseoir un « consensus général de sortie de crise ». Des partis « décriés par la population », M. Ali Benflis s’interroge de savoir qui a le droit de dire « vous n’avez plus le droit d’exercer sur la place politique Algérienne ? »  Pour lui, c’est au peuple, seul, de « signer l’acte de décès » de celui ou ceux d’entre eux qu’il souhaite voir disparaitre. S’il est élu, l’intervenant déclare, par ailleurs, que les premiers qu’il appellerait, « ce sont ceux qui ont boycotté l’élection présidentielle » parce quen explique-t-il, ils représentent une composante de la société Algérienne. De ceux qui l’ont critiqué pour s'être porté candidat à l’élection présidentielle, il estime que le débat sur cette « trahison », n’a pas lieu d’être, du fait qu’il s’est, depuis mai 2003, présenté deux fois à des scrutins contre « le président sortant » (Bouteflika). Revenant sur les grandes lignes de son programme, le candidat Benflis assure qu’il fera en sorte de construire la démocratie et une justice indépendance, de libérer l’information et la communication et d'asseoir une « économie sociale de marché », afin, souligne-t-il, de libérer les initiatives et permettre une répartition équitable de la richesse nationale.          

Le projet de retraite complémentaire bientôt concrétisé, promet Tidjani Hassan Haddam

dim, 24/11/2019 - 10:44
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam, a fait état ,samedi à Alger, de la concrétisation "très prochaine" du projet de retraite complémentaire de la Mutuelle générale des travailleurs de la sécurité sociale (MGTSS) qui devra être un "modèle" pour les mutuelles sociales des autres secteurs. Présidant les travaux d'une Journée d’études sur les mutualités sociales, le ministre a indiqué que le ministère "œuvrera en coordination avec la MGTSS, à la concrétisation très prochaine du projet de retraite complémentaire qui sera un modèle à suivre pour les autres mutuelles sociales". Rappelant l'existence de 30 mutuelles sociales agréées, M. Haddam a souligné que ce système s'appuie sur "l'adhésion volontaire et repose sur les fondements et les principes de solidarité, ajoutant que ce système "assurait actuellement une couverture sociale complémentaire au profit de près de1,3 million d'adhérents". Pour M. Haddam, la mutuelle sociale était considérée comme "le deuxième socle" du système national de protection sociale et le "complément" de la sécurité sociale, notamment en matière d'assurance maladie, d'invalidité et de retraite, relevant que les prestations supplémentaires proposées par la mutualité sociale permettent de compléter les remboursements assurées par la sécurité sociale. Les adhérents peuvent bénéficier, notamment avec l'intégration des mutuelles dans le système de la carte électronique de l'assuré social (Chifa) et le système du tiers payant, des avantages de ces deux systèmes dans le cadre de la sécurité sociale et de la mutualité sociale, a rappelé le ministre. Le ministre a souligné, dans le même contexte, que l'adhésion à la mutuelle sociale permet de tirer profit des recettes complémentaires à l'âge de la retraite après installation de la retraite complémentaire au titre de ses prestations facultatives de la mutuelle sociale. M. Haddam a estimé, dans le même cadre, que la promotion des mutuelles garantissait "une meilleure concrétisation des objectifs de la politique nationale de développement de la protection sociale des citoyens". En conclusion, le ministre n'a pas manqué d'appeler "tous les fidèles aux principes de Novembre d'adhérer à la démarche de la concrétisation de la stabilité et de la paix sociale, qui ne saurait se traduire sans la tenue des élections, un rendez-vous historique dont l'importance a maintes fois été soulignés, par les dévoués à l'Algérie, en tête desquels le moudjahid, le vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d'armée, Ahmed Gaid Salah".

Bedoui : La réalisation des nouvelles villes et pôles urbains doit obéir à une vision d'avenir moderne

sam, 23/11/2019 - 20:26
Le Premier ministre Noureddine Bedoui a affirmé samedi que la réalisation des nouvelles villes et pôles urbains doit obéir à une vision d'avenir conformément aux standards en vigueur en tant que vitrine de l'Algérie nouvelle en termes de bien-être de nos concitoyens et d'attractivité de nos territoires, indique un communiqué des Services du Premier ministre. Lors d'un Conseil interministériel consacré à l'examen de la situation des nouvelles villes et pôles urbains, qu'il a présidé, M. Bedoui a souligné que la réalisation de ces villes et pôles urbains ne doit pas être limitée à la concrétisation des programmes de logements, mais constituée une entreprise intégrée couvrant l'ensemble des opérations d'aménagement, de raccordement aux différents réseaux et de réalisation des structures nécessaires, en veillant à garantir le transport urbain et à créer les espaces verts en vue de les hisser au rang de villes durables. Après avoir assuré que le financement nécessaire sera dégagé, M. Bedoui a mis en avant l'importance de la contribution des opérateurs économiques et de leur association aux opérations de réalisation, à la faveur notamment de la libération du marché foncier. A ce propos, le Premier ministre a décidé "la prise en charge de toutes les préoccupations soulevées et l'approbation des propositions formulées, en vue de leur concrétisation suivant une vision d'avenir conformément aux standards des nouvelles villes en vigueur, notamment en matière de gouvernance et d'utilisation de nouvelles technologies, de solutions intelligentes et d'énergies renouvelables, en tant que vitrine de l'Algérie nouvelle en termes de bien-être de nos concitoyens et d'attractivité de nos territoires". A cet effet, il a été décidé lors de cette réunion la levée de toutes les contraintes sur les opérations d'urgence (voieries, réseaux de gaz, d'électricité, d'eau potable et d'assainissement, et aménagement), notamment à Sidi Abdellah (Alger), Bouinane (Blida), Draa Errich (Annaba), Ain Nehass (Constantine) et Ahmed Zabana (Oran), outre l'installation d'un conseil technique intersectoriel en vue d'apporter un appui en matière de gestion et de gouvernance aux établissement en charge de la gestion des nouvelles villes et pôles urbains, supervisé par le ministère de l'Intérieur à travers la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire, le Centre national d'études et d'analyses pour la population (CNEAP) et à l'Agence nationale à l'aménagement et à l'attractivité des territoires (ANAAT), ajoute le communiqué. Dans le même sens, il a été décidé également la mise en place d'un guichet unique regroupant les services du Domaine, du Cadastre, de l'Urbanisme, et de la Conservation foncière pour le parachèvement des procédures relatives aux actes et au foncier, outre l'approfondissement de l'étude prospective sur les nouvelles villes et pôles urbains confiée au CNEAP et à l'ANAAT à travers une approche participative s'appuyant à une vision scientifique, où la population de ces villes, notamment de Sidi Abdallah, Ali Mendjeli et El Menia, aura un rôle majeur dans la définition des priorités, en associant l'Université, en particulier les étudiants et les chercheurs. De même qu'a été soulignée "la nécessaire conformité du mode de réalisation des nouvelles villes et pôles urbains aux priorités de développement, arrêtées par le Gouvernement, notamment en matière d'utilisation des énergies renouvelables", ajoute encore le communiqué qui précise qu'il a été décidé dans ce sens que "la nouvelle ville d'El-Menia soit une ville intelligente et durable fonctionnant intégralement aux énergies renouvelables". Dans le même ordre d'idées, le Président directeur général de la Sonelgaz a été instruit d'œuvrer à l'adaptation du plan de développement de l'entreprise à la stratégie nationale en matière d'énergies renouvelables, dont l'utilisation exclusive a été décidée dans tous les nouveaux projets et équipements publics dans le Sud et les Hauts plateaux, dans l'objectif de concrétiser des partenariats entre des entreprises nationales et étrangères expérimentées pour faire de l'Algérie "un pays pionnier dans l'économie verte". Le Premier ministre a mis l'accent, dans ce cadre, sur l'impératif de relancer la vocation technologique de la nouvelle ville de Sidi Abdallah et d'œuvrer à la concrétisation des projets restants suivant cette optique, en vue d'en faire un parc technologique au service du développement et un incubateur de projets innovants. Par ailleurs, il a été décidé concernant le projet de la nouvelle ville de Hassi Messaoud de lui consacrer un Conseil interministériel propre . Lors de ce Conseil interministériel, tenu en présence des ministres de l'Intérieur, de l'Habitat, de l'Energie, des Ressources en Eau et de l'Environnement et des Energies renouvelables, outre le Secrétaire général du ministère des Transports et des Travaux publics, le Chef de cabinet du ministre des Finances, des Walis d'Alger et de Blida, du directeur général du Domaine national, du président directeur général de Sonelgaz et des responsables d'organes chargés de la gestion des nouvelles villes, il a été procédé à la présentation des résultats du travail des Sous-commissions dont la mise en place avait été ordonnée par le Premier ministre lors du Conseil interministériel consacré à l'examen de ce dossier le 21 juillet 2019. La réunion a examiné, en outre, l'état d'avancement de l'encadrement administratif et technique des circonscriptions administratives, dont les walis délégués avaient été désignés en septembre dernier. APS

Sahara occidental: "le Maroc doit être traité par l'ONU comme un occupant, non comme un partenaire"

sam, 23/11/2019 - 12:06
Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps), Said Ayachi, a soutenu vendredi à Vitoria-Gasteiz que le Maroc doit être traité comme un occupant, et non pas comme un partenaire dans le dossier sahraoui. "Depuis 44 ans, le Maroc occupe illégalement le territoire du Sahara occidental et depuis 44 ans le Maroc réprime les Sahraouis chez eux. Le Maroc arrête, emprisonne et torture les Sahraouis chez eux. Le Maroc pille les richesses sahraouies", a dénoncé M. Ayachi, à l'ouverture des travaux de la 44 e édition de la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui, dont les travaux ont débuté en fin d'après-midi. Tout ça, ajoute M. Ayachi, "sous le regard et le silence de Ia communauté internationale et sans aucun rappel à l'ordre, sans aucune condamnation de l'occupant marocain, assuré de l'impunité et de la protection, grâce à la France officielle". Le président du Cnasps a rappelé que les Nations unies ont demandé au Front Polisario d'arrêter le combat militaire qu'il remportait indiscutablement. "Les Sahraouis ont accepté de le faire contre l'engagement des Nations unies d'organiser un référendum d'autodétermination auquel les Sahraouis ont de toute façon droit au regard du Droit International et de la Charte de décolonisation de ces mêmes Nations unies". Un referendum d'autodétermination que les Sahraouis attendent l'organisation depuis plus de 27 ans. La patience des Sahraouis à des limites "Jusqu'à quand les Sahraouis vont encore assister aux violations répétées des Droits de l'Homme dans les Territoires occupés par le Maroc qui agit dans l'impunité?", s'est interrogé M. Ayachi. "Jusqu'à quand les Sahraouis vont-ils attendre pour que l'ONU honore ses engagements et organise ce référendum d'autodétermination auquel les Sahraouis ont tout le droit?", s'est-il encore demandé. Le président du Cnasps a soutenu qu'"il ne faut pas nous laisser berner par l'hypocrisie des grandes puissances et du Conseil de Sécurité de l'ONU qui fait s'éterniser une situation dramatique et inacceptable pour le Peuple Sahraoui". "Nous n'acceptons plus ces résolutions stériles du Conseil de Sécurité votées par dizaines, toutes aussi inefficaces que les discours cyniques, qui ne font qu'augmenter la tragédie du peuple sahraoui",a-t-il opiné. M. Ayachi a pointé du doigt le Maroc qui "doit être traité et interpellé comme un occupant, un colonisateur, et non pas comme un partenaire". "Dénonçons, condamnons tous ensemble et vigoureusement l'Union Européenne, et surtout l'Espagne et la France pour leurs positions et pour leurs agissements déshonorants et criminels", a-t-il lancé. Et d'ajouter: "Exigeons fermement de l'ONU qu'elle remplisse avec honneur et sans délai les engagements qu'elle a pris avec les Sahraouis en février 1992". "Montrons à la face du monde entier que les Sahraouis ne sont pas seuls, que nous sommes inconditionnellement à leurs côtés, et ue ous l'accompagnerons jusqu'à la victoire", a conclu M. Ayachi.    

Mobilisation citoyenne pacifique : après 40 vendredis, le Hirak toujours aussi déterminé

ven, 22/11/2019 - 19:48
Pour son 40ème vendredi, le hirak confirme, on ne peut plus clair, la détermination des manifestants d’aller jusqu’au bout de leurs revendications dont le départ des figures de l’ancien système et l’avènement d’une nouvelle République suite à des élections libres, transparentes et propres. Les marcheurs étaient encore une fois fidèles au rendez-vous hebdomadaire afin de manifester pour la 40ème semaine successive revendiquant de vive voix, et en chœur, un Etat de droit et rejeter des élections sous le joug des anciens du système. Scandant des slogans en référence à l’unité et à la souveraineté nationales, les manifestants exigent la libération des détenus du hirak. Jeunes et moins jeunes, brandissant l’emblème national, les manifestants expriment une franche volonté de poursuivre les marches en gardant le caractère pacifique de la mobilisation citoyenne lancée depuis le 22 février passée. 

Présidentielle du 12 décembre : toutes les dispositions prises pour la réussite du processus électoral

jeu, 21/11/2019 - 18:24
Le vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, a affirmé, jeudi à Biskra, que toutes les dispositions ont été prises pour la réussite du processus électoral, se félicitant de "l'adhésion" du peuple à son armée et sa "détermination" à aller vers l'élection présidentielle du 12 décembre prochain, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). Le Haut Commandement de l’ANP a "veillé à ce que soient satisfaites les revendications populaires légitimes et urgentes, à l'origine des marches populaires pacifiques, civilisées et qui tiennent compte de l'intérêt suprême de la patrie. Pour ce faire, toutes les mesures idoines à même de préserver au peuple algérien sa sécurité et sa stabilité et à l'Etat algérien et ses institutions vitales leur notoriété et leur pérennité ont été prises, et ce, jusqu'à atteindre l'étape de la tenue des élections présidentielles", a-t-il souligné dans une allocution d'orientation prononcée, au troisième jour de sa visite à la 4ème Région militaire. Pour la réussite de ces élections, le vice-ministre de la Défense nationale a soutenu que "toutes les dispositions de sécurisation de l’ensemble des étapes du processus électoral ont été prises, en sus des mesures légales permettant de protéger la voix du citoyen et de préserver le caractère constitutionnel de ce processus national d’importance". Rappelant que le Haut Commandement de l'ANP a veillé "inlassablement" à la satisfaction des revendications populaires "légitimes et urgentes, à l’origine des marches populaires pacifiques, civilisées et qui tiennent compte de l’intérêt suprême de la patrie", Gaïd Salah a affirmé également que "toutes les mesures idoines" pour préserver au peuple algérien sa sécurité et sa stabilité et à l’Etat algérien et ses institutions vitales leur notoriété et leur pérennité ont été prises. "Nous savons pertinemment que les positions claires que le peuple algérien ne cesse d'avoir envers son armée, sont des positions constantes car elles émanent de sa profonde conscience et de son bons sens qui ne se trompe jamais, que l'ANP a été, depuis le début, mue par une bonne intention et des objectifs nobles, en accompagnant son peuple dans ses marches pacifiques et civilisées, un accompagnement durant lequel le Haut Commandement a veillé à réunir toutes les conditions de sécurité, de protection et de prévention", a-t-il affirmé. M. Gaïd Salah a souligné, dans son allocution, que l’indépendance de l'Algérie "restera à jamais en travers de la gorge" de ses ennemis et que l’ANP restera "la digne héritière" de l'Armée de libération nationale et que "le courant novembriste teindra de ses couleurs l’Algérie nouvelle et son Etat fort et enraciné".

Le professeur Kamel Eddine Nibouche à la Radio : « notre santé souffre d'’expertise et de planification »

jeu, 21/11/2019 - 14:26
Le professeur Nibouche plaide pour une refonte globale du système de la santé en Algérie qui souffre selon lui de planification bien élaborée, à moyen et long, par les experts d’organismes spéciaux. Invité de la rédaction à la radio chaine 3, Kamel Eddine Nibouche et profitant au passage à l’occasion qu’offre les élections pour attirer l’attention que « toute priorité de la campagne électorale doit être la santé du peuple », déplorant le fait que « la politique de santé en Algérie s’est acharnée sur des campagnes et certains programmes, hélas » Pour le professeur : « faire de la politique c’est aussi ne pas négliger la santé du peuple », insistant que « ce peuple doit-être bien nourri et en bonne santé » Pour cela, il appelle à une refonte globale tout en louant au passage qu’il y a certes de bonnes choses qui ont été faites, depuis l’indépendance, par une planification comme l’éradication des maladies de la misère par des programmes spéciaux, les maladies transmissibles, les maladies dérivées de la tuberculose. « La planification est une chose fondamentale », dit-il, toutefois il y a des insuffisances comme pour le plan de lutte contre la tuberculose, affirmant que « pour certains programmes il n’y a pas eu de planification rigoureuse à moyen et à long terme élaborée par des organismes spéciaux, d’experts comme le CNES  qui auraient pu évidemment donner les meilleures solutions à notre planification ». Médecine sociale ou médecine gratuite ?! « Le malade algérien essaye toujours d’aller se soigner à l’étranger, sans pour autant être bien conseillé, notamment pour certaines maladies relevées, pourquoi ? C’est bien grave ! », se demanda l'orateur et de répondre « il ne faut plus parler d’un slogan qui ne veut plus rien dire», en référence à la gratuité des soins. M. Nibouche pense que les malades doivent-être correctement prix en charge et de la même manière qui puisse être. Il insiste sur l’égalité dans la prise en charge des malades, notamment au niveau de la maladie. « C’est ça la médecine sociale », entonna-t-il Sans mots machés et sans détour, le professeur déplore l'état actuel des choses et interpelle : « où est la médecine gratuite quand on sait les cotisations qui sont ponctionnées directement sur salaires des fonctionnaires, où est cette gratuité quand on sait que seulement 80% des médicaments sont remboursés dont 50% introuvables dans les pharmacies et que le malade se voit obligé de les acheter à l’étranger, ni se faire rembourser les examens médicaux qu'il paye très cher ».  

Réunion du Gouvernement : plusieurs projets de décrets exécutifs et des exposés concernant différents secteurs à l'ordre du jour

jeu, 21/11/2019 - 10:24
Le Gouvernement, réuni mercredi sous la présidence du Premier ministre, Noureddine Bedoui, a examiné et débattu plusieurs projets de décrets exécutifs et entendu des exposés concernant plusieurs secteurs, dont la poste et le numérique, l'agriculture et l'habitat, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre dont voici la traduction APS :  «Le Gouvernement, a tenu mercredi 20 novembre 2019, une réunion présidée par le Premier ministre, M. Noureddine Bedoui, lors de laquelle, il a procédé à l'examen et au débat de projets de décrets exécutifs et des exposés concernant les secteurs de la Poste et du Numérique, de l'Agriculture, de l'Habitat, de l'Emploi, des Travaux publics et des Ressources en eau.  Le Gouvernement a également entendu et débattu du Plan de développement de l'Entreprise Algérie Poste.  Premièrement : le Gouvernement a examiné et adopté un projet de décret exécutif relatif à l'intégration des bénéficiaires du dispositif d'aide à l'intégration professionnelle et sociale des diplômés. Ce projet de texte a pour objectifs de déterminer les modalités et les conditions d'intégration des diplômés bénéficiaires de contrats de pré-emploi, depuis 2008 jusqu'au aujourd'hui.  Intervenant à l'issue de la présentation de ce décret exécutif, le Premier ministre a affirmer qu’il intervient en application des décisions du Gouvernement visant à régulariser la situation de l’ensemble des personnes intégrées au titre du Dispositif d’aide à l’intégration professionnelle (DAIP) qui demeurent en situation d’intégration jusqu’à la date du 31 octobre 2019 et dont le nombre s’élève à 456.791 cas, l'opération devant être accomplie suivant les facilitations décidées pour la concrétisation de cette décision dans les meilleures conditions.  Ce décret permettra de manière progressive, d'intégrer l’ensemble des personnes concernés par ce dispositif, jusqu’à la date fixée.  Le Premier ministre a également indiqué que l’opération d’intégration doit se faire par étapes, conformément à des normes objectives et transparentes, selon l’ancienneté dans le dispositif, et ce à partir du 1er Novembre 2019 et s’étalera tout au long de trois (3) années, donnant lieu à l’intégration de :  - 160.000 bénéficiaires avant fin 2019, pour ceux ayant totalisé plus de 8 années d'activité effective.   - 105.000 bénéficiaires en 2020, pour ayant entre 3 et 8 années d'activité effective.  - L'intégration en 2021, date de la fin de l'opération, des bénéficiaires restants ayant moins de 3 années d'ancienneté et dont le nombre s'élève à plus de 100.000.   Se félicitant des loyaux services rendus par cette catégorie professionnelle en veillant au bon déroulement du service public et sa modernisation, ainsi que dans les activités économiques productives, M. Bedoui a mis en avant la détermination de l'Etat à mettre en œuvre cette décision nationale et ce décret exécutif adopté aujourd’hui par le Gouvernement, et qui se veut un gage traduisant l’engagement de l’Etat en la matière.   Dans le même ordre d’idées, étant une priorité nationale, le Premier ministre a chargé le ministre des Finances ainsi que l’ensemble des secteurs concernés par cette opération, de mobiliser toutes les ressources financières et humaines disponibles , pour la concrétisation de cette décision dans les meilleures conditions et dans les délais fixés.  Le Premier ministre a ordonné l’entame de la concrétisation immédiate de cette opération au niveau des Collectivités locales financièrement confortables, le Fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales (FSGCL) devant se charger du reste des cas, avec l'examen de l’éventuel recours à la solidarité inter- Collectivités locales.   Deuxièmement : un exposé présenté par la ministre de la Poste sur la situation de l'entreprise Algérie poste et son plan de développement Intervenant en application de la décision du Premier ministre lors de la précédente réunion du gouvernement, cet exposé a mis en exergue le développement enregistré dans l'élargissement du réseau de bureaux de poste, qui compte 4000 bureaux, dans le but d'augmenter le niveau de couverture à l’échelle nationale, ainsi que l’effort déployé pour leur aménagement et modernisation ainsi que le développement et la diversification des services postaux, outre le rééquilibre financier de l'entreprise, voir l'augmentation progressive de ses bénéficies durant les dernières années. Il a été question de l’expérience des bureaux de poste mobiles ayant permis d'offrir des prestations postales au niveau des zones enclavées et le renforcement des services dans certains endroits (plages, cités universitaires).  A l’issue de l’exposé, le Premier ministre s’est réjoui du développement palpable réalisé par cette entreprise et la nette amélioration dans la qualité des services prodigués au citoyen notamment en matière de hausse du niveau de couverture postale qui a dépassé les moyennes arabe et africaine, avec un bureau de poste pour 10.000 habitants selon le classement de l’Union postal universelle en 2018.  M. Bedoui a adressé, dans ce cadre, ses remerciements à tous les cadres et travailleurs d’Algérie Poste pour le saut qualitatif enregistré grâce à la conjugaison de leurs efforts et leur dévouement pour la préservation de cette entreprise publique de proximité au service du citoyen. Réitérant la détermination de l'Etat à accompagner Algérie Poste, le Premier ministre a appelé cette entreprise à redoubler d’efforts en vue de diversifier, d’améliorer et de moderniser ses services au profit du citoyen en premier lieu conformément aux normes internationales. A ce propos, le Premier ministre a décidé ce qui suit : - Accélérer la concrétisation des services du e-paiement et ce à travers la création d’une commission d’experts au niveau du ministère de la Poste  avec la participation des secteurs et instances concernés, laquelle sera chargée de mettre en place un plan s’étalant sur une année pour la réalisation immédiate du projet, en commençant en premier lieu par les administrations et les instances publiques tels que l’administration des impôts, la sécurité sociale et autres. Des rapports périodiques sur l’avancée de l’opération seront présentés au gouvernement. - Poursuivre la concrétisation du projet pionnier pour la réalisation des bureaux de poste mobiles en coordination avec la société nationale des véhicules industriels (SNVI), avec l’exploitation des opportunités d’exportation disponibles eu égard à l’intérêt exprimé par plusieurs Etats africains. - Charger les ministres de l’Intérieur et des Finances de prendre les mesures nécessaires afin de faciliter la concrétisation des projets de  développement structurés programmés par Algérie Poste, notamment la réalisation d'un nouveau Datacenter et la création d'unités de productions des cartes de e-paiement et la maintenance des distributeurs automatiques  au niveau local.  - Charger les ministres de l’Habitat et de la Poste d’assurer un groupe de travail commun chargé d’attribuer des locaux au niveau de toutes les nouvelles cités pour réaliser des bureaux de poste avec un logement de fonction obligatoire.  Troisièmement : le Gouvernement a examiné et adopté un projet de décret exécutif fixant les conditions et les modalités d’ouverture, de gestion et de clôture des comptes courants postaux, présenté par la ministre de la Poste pour une deuxième lecture. A cet effet, le Premier ministre a indiqué que l’adoption de ce texte exécutif s'inscrit dans le cadre de la démarche du Gouvernement visant la modernisation des services postaux et financiers, en introduisant les nouveaux moyens du E-paiement en adéquation avec les développements de l’heure dans le domaine des transactions électroniques.  Quatrièmement : le Gouvernement a examiné et adopté un projet du décret exécutif portant déclassement des parcelles de terres agricoles destinées à la réalisation d’unités de logements et d’équipements publics au niveau de certaines wilayas, présenté par le ministre de l’Agriculture.  A l’issue de cet exposé, le M. Bedoui a souligné que cette mesure ne concerne que les terrains à faible valeur agricole et intervient en réponse aux demandes croissantes relatives à la réalisation de projets publics de développement notamment le parachèvement des programmes de logements AADL particulièrement le programme de la wilaya d’Alger.  Cinquièmement : le Gouvernement a examiné un projet de décret exécutif fixant les conditions et les modalités de réalisation et de mise en exploitation du logement locatif promotionnel (LLP) présenté par le ministre de l’Habitat. Ce texte vise à mettre en place une nouvelle approche pour créer une nouvelle formule de logement innovante, pour ce qui est des sources de financement des programmes de logement avec l’implication des promoteurs immobiliers ,publics et privés, en contrepartie de mesures incitatives adéquates à même de diversifier l’offre du logement et réguler le marché locatif des logements. A cet effet, le Premier ministre a mis l’accent sur l’impératif d’introduire ce texte dans le cadre des travaux de l’atelier chargé d'examiner les mécanismes de mise en place d’une nouvelle stratégie basée sur l'ouverture du marché immobilier avec la contribution de tous les intervenants dans le marché à l’instar des promoteurs immobiliers publics et privés et les entrepreneurs expérimentés dans la réalisation des projets de logement.  Le Premier ministre a indiqué que la décision du gouvernement de régulariser les actes de propriété contribuera forcément au redressement du marché de logement notamment locatif. Dans ce cadre, le Premier ministre a décidé de charger le ministre de l’Habitat d’approfondir l’examen de ce texte et de l’enrichir ainsi que d’expliquer amplement cette formule et au même temps concrétiser le principe de la prise en charge par l’Etat des catégories à faibles revenus en les aidant à obtenir un logement.   Sixièmement : un projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif N 96-132 du 13 avril 1996  portant définition des prix aux différents stades de la distribution de la farine et ses dérivés, présenté  par le ministre du Commerce, pour une seconde lecture.  Cet amendement intervient dans le cadre des mesures et procédures, prises par le Gouvernement, relatives au maintien de la devise, la réduction des importations de céréales et en premier lieu le blé tendre. Des mesures ayant permis de cerner les véritables besoins du marché national en blé tendre, fixés à 4 millions de tonnes au lieu de 6,2 millions de tonnes importés chaque année. Intervenant suite à l'adoption de ce projet de décret exécutif, le Premier ministre a affirmé que l'objectif était d'éradiquer les pratiques illégales en matière d'orientation des produits subventionnés vers d'autres destinations, et de maintenir le même court des prix en vigueur tout en garantissant sa mise à la disposition des citoyens. Dans ce cadre, et puisqu'il s'agit d'un produit vital, M. Bedoui a ordonné la mise en place, en urgence, d'une instance nationale indépendante de régulation des produits stratégiques notamment le blé et le lait, chargée essentiellement du contrôle et de la régulation, un dossier devant être à examiné dans le cadre d'un conseil interministériel consacré à cet effet. Septièmement : le Gouvernement a adopté un projet de décret exécutif portant adoption du programme national de sécurité de l’aviation civile, présenté par le ministre des Travaux publics et des Transports. Le projet de ce texte réglementaire vise l'adoption du Programme national de sécurité de l’aviation civile, validé par le Comité national de sécurité de l’aviation civile, fixant la politique nationale en matière de sécurité de l'aviation civile, et la prévention des activités de l'aviation civile des interventions illégales. Une démarche qui doit passer par des mesures et des procédures prenant en considération l'intégrité, la régularité et l'efficacité des vols conformément aux normes exigées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Huitièmement : le Gouvernement a adopté six (06) projets de marchés en gré à gré simple portant réalisation d'opérations d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement au profit des citoyens d'El Oued et d'Ouargla. Intervenant à cette occasion, le Premier ministre a évoqué le phénomène de la montée des eaux récurrent dans certaines wilayas du Sud, en l'occurrence à Ouargla et El Oued, chargeant le ministre des Ressources en eau d'élaborer des projets de marchés avec des entreprises publiques, de présenter le dossier lors de la prochaine réunion du Gouvernement, d'effectuer une visite de travail et d'inspection dans ces deux wilayas et d'élaborer un rapport de visite. Dans ce cadre, et afin de renforcer la prise en charge du dossier de l'assainissement au niveau de la wilaya de Ouargla, le Premier ministre a chargé le ministre des Ressources en eau en coordination avec le ministre des Finances d'inscrire la réalisation des quinze (15) stations restantes manquant de couverture financière. Il a insisté également à la nécessité de prendre en charge cette question et sur l'impératif d'évaluer les projets d'assainissement réalisés. Il a chargé dans ce contexte, le ministre des Finance en coordination avec les secteurs concernés de mettre en place des mécanismes pour l'évaluation des projets réalisés. Neuvièmement : le Gouvernement a adopté un projet de un marché en gré à gré simple entre la Direction des travaux publics de la wilaya d'Alger et la société COSIDER TP pour le parachèvement des travaux de renforcement de la piste d'atterrissage de l'aéroport d'Alger et ses annexes. Le projet de marché en gré à gré simple intervient en application des décisions du Gouvernement visant l'accélération de la mise en service de cette piste d'atterrissage, stratégique et unique en son genre en Algérie, diminuer la pression sur la piste principale et s'adapter aux normes internationales en vigueur en la matière notamment les recommandations de l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI). Dans ce  cadre, le Premier ministre a affirmé que le parachèvement de ce projet est une priorité, notamment après l'entrée en service de l'Aérogare internationale d'Alger, décidant de : Réduire les délais de réalisation à 06 mois au lieu de 12 mois en  chargeant  l'entreprise COSIDER TP de mobiliser tous les moyens matériels et humains nécessaires pour garantir la réalisation de ce projets dans les délais impartis, Veiller au respect de la qualité conformément aux normes internationales dans la réalisation de l'aérodrome, eu égard de la spécificité et la sensibilité de ce genre d'ouvrages en terme de sécurité de l'aviation civile.  Dixièmement : le Gouvernement a écouté un exposé présenté par le ministre de l'Intérieur sur l'état d'avancement des travaux des commissions chargées de permettre à tout citoyen de posséder, dans un délai de six (06) mois, le titre de propriété de son logement privé ou réalisé dans le cadre des programmes publics du logement.  Cet exposé intervient en exécution des décisions du Gouvernement prises lors de sa réunion tenue le 06 novembre 2019, relative aux mesures à prendre en vue de permettre aux citoyens d'obtenir des actes de propriété de leurs logements, en ce sens qu'une commission interministérielle (Intérieur, Finances, Habitat et Agriculture) a été installée au niveau du ministère de l'Intérieur le lundi 11 novembre 2019. Une instruction a aussi été adressée le 12 novembre 2019 aux walis à l'effet d'installer les commissions locales, présidées par les walis.  En attendant les résultats définitifs de l'opération de collecte préliminaire des statistiques, certaines contraintes ont été identifiées et présentées lors la deuxième réunion de la commission interministérielle tenue le mardi 19 novembre 2019, à savoir: les dossiers de logements réalisés sur des parcelles agricoles non loties, ou sur des parcelles loties dont texte juridique n'a pas encore été promulgué, les logements privés réalisés sur des terrains agricoles qui ne peuvent pas être régularisés faute d'un cadre juridique adéquat, et la problématique des lotissements sociaux réalisés au niveau des conservations foncières des communes, notamment ceux liés au transfert de propriété entre les services du Domaine national et les communes.   A ce titre, le Premier ministre a souligné la nécessité d'accorder un intérêt particulier à ce dossier et de le présenter lors du prochain Conseil des ministres en vue de régulariser les cas concernés par le lotissement des terrains agricoles construits ayant perdu leur nature agricole. Onzièmement : le Gouvernement a écouté un exposé présenté par le ministre des Finances concernant la désignation d'administrateurs au sein des Conseils d’Administration des banques publiques.  Cet exposé s'inscrit dans le cadre de la première phase d'exécution du plan de la réforme de la gouvernance des Banques publiques, approuvé par le Gouvernement lors de sa réunion du 25 septembre 2019, afin d'assurer le professionnalisme des conseils d'administration des Banques publiques en incluant des membres indépendants à ces conseils, lesquels seront choisis sur la base de leur professionnalisme et leurs connaissances des métiers bancaires, financiers et économiques et de la technologie numérique ainsi que la séparation entre les rôles du Conseil d'administration et le directeur général exécutif chargé de la gestion opérationnelle de la Banque.  Douzièmement : le Gouvernement a écouté un exposé présenté par le ministre de la Santé sur la mise en œuvre des décisions du Gouvernement, relatives au renforcement du système de prise en charge sanitaire au niveau du Sud et des Hauts-Plateaux.  Cet exposé a fait état d'un avancement notable en termes de mise en œuvre des décisions prises, notamment l'élaboration des textes réglementaires relatifs à l'institution de la prime liée au soutien d'accès de certains personnels aux prestations sanitaires à hauteur de 100% du salaire principal ainsi que le texte relatif à l'institution d'une prime du service civil, outre les opérations de levée de gel sur les projets de santé et la signature de 125 accords de jumelage.  A ce titre, le Premier ministre a mis l'accent sur l'impératif suivi de la mise en exécution de toutes les décisions sans exception aucune, en attendant de charger une commission composée des secrétaires généraux des ministères de tenir leurs réunions régulièrement au niveau des wilayas du Sud, afin de suivre de plus près l'exécution de ces décisions et l'élimination de toutes éventuelles contraintes».  APS

Said-Mokhtar Mediouni à la Radio : « l’élection présidentielle ne sera que le début d’une solution »

mer, 20/11/2019 - 11:44
Sans une sortie de crise d’une manière sécurisée et civilisée par les urnes, l’Algérie peut aller tout droit vers le chaos. C’est là la conviction profonde de l’invité de la Radio ce matin, M. Said-Mokhtar Mediouni, expert et analyste politique. Il explique que « l’instabilité politique ne peut produire que le chaos et les exemples sont autour de nous ». « C’est justement pour parer à ces risques que l’ANP a, dès le départ, insisté sur la constitutionnalité des choses pour rester un Etat débout et écouté de par ses institutions », dit-il. A la remarque que ses propos peuvent être interprétés comme une tentative de faire peur aux Algériens, M. Mediouni rétorque qu’on a toujours demandé « de dire la vérité aux Algériens, eh bien, celle d’aujourd’hui c’est bien celle-là (…) Le chemin le plus sûr de sortie de crise reste la voie de l’élection d’un président de la République ». Il se dit en même temps interpellé par le fait que ceux qui rejettent et le dialogue et les élections, ne proposent curieusement en contrepartie aucune autre alternative. S’exprimant ce matin lors de l’émission L’invité de la rédaction, M. Mediouni précise que « l’élection n’est pas la solution en elle-même, mais elle ne sera que le début de la solution ». Elle ne sera qu'une étape permettant à l’Algérie de dépasser sa crise politique et « assurant la stabilité de ses institutions ».  A ceux qui rejettent la tenue des élections optant pour une période de transition, il rétorque que « les périodes de transition sont des tunnels dans lesquels on rentre, mais on ne sait jamais quand est-ce qu’on n’en ressort, avec toutes les dérives que cela présente ». « Nous sommes déjà passés par des périodes de transition dans la douleur et le sang, chose qu’on ne veut pas reproduire, on ne veut pas être de mauvais élèves de l’histoire qui n’apprennent pas leurs leçons », explique-t-il. 

Bensalah passe en revue avec Bedoui plusieurs dossiers relatifs à l'emploi, à l'intérieur, à l'habitat et au numérique

mer, 20/11/2019 - 10:20
Le chef de l'Etat Abdelkader Bensalah a reçu mardi le Premier ministre Noureddine Bedoui, avec lequel il a passé en revue plusieurs dossiers relatifs aux secteurs du travail, de l'intérieur, de l'habitat et du numérique, indique un communiqué de la Présidence de la République. Lors de l'audience durant laquelle la situation politique et socioéconomique du pays a été abordée dans le cadre du suivi par le chef de l'Etat de l'action du Gouvernement, M. Bedoui a évoqué "l'avant-projet de loi complétant la loi relative au placement des travailleurs et au contrôle de l'emploi, adoptée par le Gouvernement, visant l'adaptation de la législation pertinente avec les développements du marché du travail et l'amélioration du service public de l'emploi en lui conférant davantage efficacité et de souplesse". Le Premier ministre a rappelé, dans ce cadre, "les efforts du Gouvernement visant à prendre en charge le dossier des jeunes bénéficiaires de contrats de pré-emploi". A ce propos, le chef de l'Etat a instruit le Gouvernement à l'effet de "mettre en vigueur l'amendement proposé à même d'assurer l'organisation du marché de l'emploi en l'adaptant avec les aspiration des jeunes et la dynamique économique envisagée". Il a souligné l'impératif "de régulariser définitivement le dossier des contrats de pré-emploi dans le cadre d'une approche dont le but est le renforcement des ponts entre l'administration publique et l'entreprise économique au mieux des intérêts de nos jeunes". Dans le même ordre d'idée, le Premier ministre a souligné l'approbation par le Gouvernement d'un décret présidentiel portant "création, organisation et fonctionnement d'une Agence nationale pour le développement de la numérisation, ayant entre autres missions l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie globale dans le domaine du numérique et l'utilisation des technologies de l'information et de la communication, en renforcement des actions incitatives décidées en faveur de ce type de start-up". A cet effet, le chef de l'Etat s'est félicité de la création de cette Agence devant, a-t-il dit, "contribuer à l'amélioration des services prodigués au citoyen" et a ordonné d'accélérer la tenue d'assises nationales de haut niveau permettant de s'enquérir de l'état de la numérisation des entreprises et des administrations publiques et de stimuler l'opération de mise en place de la stratégie nationale avec la participation de tous les acteurs dans ce domaine, générateur de richesses et critère d'évaluation du niveau de progrès des pays". M. Bedoui a évoqué également l'approbation par le Gouvernement du "projet de décret exécutif relatif aux missions, à l'organisation et à la gestion de l'Agence nationale de l'aviation civile, liées au control et à la surveillance des activités de l'aviation civile". Saluant, dans de ce sens, "l'effort consenti visant à mettre en place un cadre juridique adéquat en matière d'aviation civile, le Chef de l'Etat a mis en avant l'impératif d'être au diapason des développements survenus en la matière tout en s'adaptant aux règles en vigueur, dans le cadre du respect des normes de sécurité de l'aviation civile". Par ailleurs, le Premier ministre a passé en revue "le projet de restauration et d'aménagement de la prison de Serkadji pour la transformer en un musée public national dont la mise en œuvre a été confiée à des représentants des secteurs de la Culture, des Moudjahidine, de l'Habitat et de la Justice avec la participation de techniciens, d'historiens, d'académiciens et de témoins". Le chef de l'Etat s'est félicité de ce projet et de sa contribution à "la préservation de la mémoire collective de la Nation, d'autant que ce musée mettra l'accent sur les pratiques barbares de l'occupant qui n'a pas pu entamer la détermination et la résistance du peuple algérien". Sur le dossier de l'habitat, M. Bedoui a rappelé les "premières mesures aux plans national et local pour la régularisation de la situation juridique des logements de manière à permettre d'élaborer une base de données sur le parc immobilier tout en repérant les obstacles empêchant les citoyens d'obtenir des actes de propriété". Dans ce cadre M. Bensalah a réaffirmé "l'importance du travail ininterrompu visant le suivi de l'état d'avancement de cette opération et la levée de tous les obstacles qui se posent, outre l'installation des commissions locales, en insistant sur la présentation d'un bilan sur le taux d'avancement de leurs travaux de façon régulière". Dans le même contexte, le Premier ministre a évoqué "l'action visant l'élimination définitive de l'utilisation de l'amiante dans le domaine du bâtiment et le désamiantage des bâtisses contenant cette matière". Intervenant dans ce sens, le chef de l'Etat a souligné la nécessité d'une "meilleure prise en charge de ce phénomène, au regard de ses menaces directes sur la santé publique", donnant des instructions pour "le renforcement des capacités nationales de recherche et de pratique dans ce domaine, en vue de tirer profit des expériences qui existent déjà au niveau des différents secteurs ainsi que la création d'établissements et de laboratoires spécialisés dans la détection de l'amiante en vue de son élimination définitive du parc national". Enfin, les plus importants rendez-vous internationaux de haut niveau auxquels l'Algérie doit participer en novembre, ont été évoqués ainsi que le niveau de représentation et la contribution de l'Algérie aux travaux de ces rencontres.

Gaïd Salah salue "l’adhésion du peuple autour de son Armée et sa volonté de se diriger massivement aux urnes le 12 décembre prochain"

mar, 19/11/2019 - 15:59
Le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a salué, mardi à Ouargla, "l’adhésion du peuple autour de son Armée et sa volonté de se diriger massivement aux urnes le 12 décembre prochain". Après la cérémonie d'accueil au niveau du Secteur Opérationnel Sud-est Djanet et en compagnie du Général-Major Hacen Alaïmia, Commandant de la 4e Région Militaire, le Général de Corps d'Armée s'est réuni avec les personnels de ce Secteur où il a prononcé une allocution d'orientation diffusée via visioconférence à l'ensemble des unités de la Région, lors de laquelle, il a indiqué qu'il enregistre avec une grande admiration et fierté, cet élan populaire qui s'est propagé à travers tous le pays, dans une des plus belles images de la cohésion, la solidarité et l'adhésion du peuple autour de son Armée, afin de faire réussir les élections présidentielles, affirmant que notre peuple a bien compris les intentions des parties haineuses que la cohésion du peuple avec son armée dérange tant : «Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de l'importance majeure que nous accordons à tout ce qui a trait à la promotion des capacités opérationnelles et de combat de nos Forces Armées, notamment après la célébration, il y a quelques jours, par l'Algérie de sa plus grande fête nationale en l'occurrence le 1er Novembre 1954 dans son 65e anniversaire. Une date phare et éternelle devant laquelle le peuple algérien marque chaque année à sa veille un moment de recueillement et de respect pour cette glorieuse Révolution. Je tiens à affirmer, une fois encore, en cette honorable occasion, que nous enregistrons avec une grande admiration et fierté, cet élan populaire qui s'est propagé à travers tous le pays, lorsque toutes les franges de notre peuple, toutes catégories confondues, hommes, femmes, jeunes, étudiants et vieux, sont sorties dans une des plus belles images de la cohésion, la solidarité et l'adhésion du peuple autour de son Armée, scandant, d'une seule et même voix, des slogans patriotiques exprimant dans leur ensemble la volonté de se diriger massivement aux urnes le 12 décembre prochain, afin de faire réussir les présidentielles et contribuer par conséquent à édifier un avenir prometteur. Tel est le peuple algérien et telle est l'Algérie. Partant, notre attitude envers notre peuple est toujours basée sur l'action et le travail et non pas uniquement par les paroles. En effet, nous estimons, au sein de l'Armée Nationale Populaire, que les paroles sincères sont celles qui se concrétisent réellement sur le terrain, celles que les citoyens perçoivent leur sincérité et ressentent leur fidélité et dévouement. D'ailleurs, nous n'avons aucune ambition politique et nos objectifs ne sont autres que nationalistes, des objectifs pour le bien de l'Algérie et de son peuple. Ce peuple auquel nous sommes fiers d'appartenir, fiers également de connaitre de manière approfondie et globale ses orientations de principe ; ces orientations populaires envers lesquelles nous avons de tout temps et continuons à avoir des positions constantes et œuvrons en même temps à être une source de sécurité et de protection pour notre peuple. Le peuple algérien a pu réaliser, grâce à sa prise de conscience, son accoutumée ingéniosité et son sens patriotique illustre, à travers les marches populaires fidèles à leur patrie et appuyant son armée et son commandement nationaliste moudjahid, les intentions de ces parties haineuses que la cohésion du peuple avec son armée dérange tant. Ces ennemis ont compris que l'authentique ligne de conduite fidèle à la glorieuse Révolution de Novembre, est la ligne de conduite qui récolte victoire après victoire. La vérité s'élève au-dessus de tous et rien ne peut s'élever au-dessus d'elle, et le dernier mot reviendra toujours aux hommes libres et dévoués qui ont su préserver le serment des vaillants Chouhada et qui se tiennent en rempart face à ceux qui ont causé cette crise, parmi la bande et ses inféodés qui ont perdu tout lien avec le peuple algérien et toute relation avec son histoire et ses principes patriotiques authentiques. Ceux-là mêmes qui ont eu la réponse adéquate et appropriée de la part du peuple algérien à travers tous les recoins du pays, ce peuple qui a démontré, qui démontre encore et démontrera à l'avenir, que c'est un peuple fidèle, de par sa nature et sa spontanéité, envers ceux qui le protègent et qui sont proches de lui, à chaque fois que les épreuves deviennent plus rudes. Béni soit ce peuple noble qui défend avec force l'Armée Nationale Populaire, car la cohésion entre le peuple et l'Armée est une cohésion indissociable et intimement soudée. C'est là que réside le triomphe pour l'Algérie et la déperdition imminente de ses ennemis. En effet, nous sommes fiers de cette adhésion et de cette cohésion sincère. Nous confirmons également ce que nous avons dis auparavant, lors d'occasions précédentes, à propos de ce peuple dévoué jaloux pour son pays, que nous avons si bien connu durant la glorieuse Révolution de Libération et durant la lutte contre le terrorisme, j'ai dis que tout ceci s'est concrétisé sur terrain à travers ces marches populaires spontanées soutenant l'Armée Nationale Populaire et la tenue des présidentielles. Cette adhésion qui signifie indubitablement que notre peuple a constaté concrètement que son Armée est restée attachée effectivement et sur le terrain, voire en son for intérieur, au principe de rester toujours au sein du peuple algérien, grâce à son Commandement moudjahid imprégné des valeurs de fidélité envers cette chère patrie, et des principes d'attachement dévoué aux constantes fondamentales de l'identité nationale et œuvrant fidèlement à préparer le terrain afin que règnent ces valeurs et ces principes et deviennent effectivement le socle sur lequel sera bâti l'Etat algérien dans son authentique creuset novembriste comme l'ont voulu les vaillants Chouhada et pour lequel les braves Moudjahidine ont combattu». Le Général de Corps d'Armée a souligné que le peuple algérien doit veiller dans son choix à élire le prochain Président de l'Algérie parmi les cinq candidats, à prendre en compte celui qui possède la capacité de gouverner le peuple algérien et l'Etat algérien et le hisser à la place prestigieuse qui lui revient parmi les nations, appelant à se tenir la main dans la main et mettre l'Algérie et son intérêt suprême au-dessus de toute considération et de participer à ce rendez-vous qui sera avec l'aide d'Allah une véritable fête nationale par excellence: «En effet, l'intérêt de la patrie signifie certainement que le peuple algérien veille, avec intégrité et liberté, en s'acquittant de son devoir électoral, à faire preuve de raison, à recourir à la conscience et privilégier l'intérêt suprême de l'Algérie et de l'avenir de ses enfants. Par conséquent, il veillera lors de son choix parmi les cinq candidats, pour élire le prochain président de l'Algérie, à prendre en considération celui qui possède la capacité de gouverner le peuple algérien et l'Etat algérien et le hisser à la place prestigieuse qui lui revient parmi les nations. Ceci outre le fait qu'il ait la capacité suffisante et nécessaire de satisfaire les revendications pressantes et légitimes du peuple algérien, dans l'unité et la cohésion entre tous les enfants de l'Algérie à travers tout le pays. Effectivement, l'Algérie a besoin de celui qui puisse ouvrir à son peuple les portes de l'espoir pour un meilleur lendemain et un avenir prometteur, et quiconque mû par la bonne volonté et la bonne intention, Allah l'assistera et guidera ses pas. Partant de cela, je fais appel de cette tribune à toutes les franges du peuple algérien à travers tout le pays, à se tenir la main dans la main et mettre l'Algérie et son intérêt suprême au-dessus de toute considération et de participer à ce rendez-vous qui sera avec l'aide d'Allah une véritable fête nationale par excellence et une porte ouverte sur le bonheur et la prospérité pour l'Algérie et son peuple, ouvrant grand la voie face au parachèvement de l'édification de l'Etat national algérien moderne». Le Général de Corps d'Armée a exprimé sa fierté du rôle vital de l'Armée Nationale Populaire, durant cette étape particulière que traverse notre pays, considérant que c'est une Armée que la Glorieuse Révolution de Libération a façonnée : « Enfin, je tiens encore une fois à souligner notre fierté du rôle vital de l'Armée Nationale Populaire, considérant que c'est une Armée que la glorieuse Révolution de Libération a façonnée, et qui a pu durant cette étape particulière que traverse notre pays, accompagner le peuple algérien dans ses marches pacifiques, ce qui a permis de protéger les institutions de l'Etat et sauvegarder leur dignité et leur continuité, fortes de leur peuple et protégées par leur Armée, outre la réalisation de la plupart des revendications populaires. En effet, l'Armée Nationale Populaire, étant le pilier de l'Etat, a pris conscience tôt de la gravité de l'abject complot qui se tramait en silence contre l'Algérie et son peuple, un complot qui visait à ébranler les fondements de l'Etat national. Ainsi, elle a assumé sa responsabilité historique et a réussi avec sagesse et perspicacité à sauver le pays du danger qui le guettait et vaincre les ennemis de la patrie. Elle sera aux aguets contre quiconque tente de porter atteinte aux fondements de la nation et à l'intégrité territoriale et l'unité populaire. Tout ceci sera possible grâce à la fédération des efforts entre le peuple et son Armée, car le peuple est l'Armée et l'Armée est le peuple. Nous avons pu ensemble, malgré les difficultés rencontrées, faire tomber les têtes de la bande et les corrompus, notamment après que la justice a récupéré ses prérogatives et sa liberté. Nous nous engageons aujourd'hui comme nous l'avons fait hier, devant Allah et la patrie, à ce que cet effort et ce parcours se poursuivent jusqu'à ce que nous amenions le pays à bon port et que nous tous ensemble, peuple et Armée, sommes capables de tracer la voie prometteuse de l'Algérie, qui répond aux espérances et aspirations de ses enfants et la hisse à la place qu'elle mérite parmi les nations. L'histoire est impitoyable et quiconque trahit le pays et l'Algérie précisément, il trahit Allah. Et qui trahit Allah, il se fait tort à lui-même». Le Général de Corps d'Armée a ensuite écouté les interventions des personnels qui ont réitéré leur unité indéfectible pour la sécurisation de nos frontières nationales et notre Patrie. Ensuite, il a visité quelques unités de ce Secteur. Source : www.mdn.dz

Le docteur Abdelhak Lamiri à la Radio : faute d’avoir vite agi, il sera difficile à l’Algérie de mettre la main sur ses fonds détournés frauduleusement

mar, 19/11/2019 - 10:50
L’Algérie a-t-elle la possibilité de récupérer les sommes d’argent astronomiques détournées, tel que l'affirment, entre autres promesses, les cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre prochain ? Pour Abdelhak Lamiri, docteur en économie, qui évalue globalement les détournements financiers opérés au cours des dix dernières années à quelque 500 milliards de dollars, il ne pourra être possible d’en récupérer qu’une infime partie, en raison, souligne-t-il, des grands retards déjà accusés pour agir. Intervenant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci rappelle que des Etats confrontés à des situations similaires ont réussi leur démarche, parce que, dit-il, ils ont agi « très vite ». M. Lamiri cite l’exemple de l’Egypte où, immédiatement après la chute du président Moubarak, des notes ont été adressées aux banques étrangères pour bloquer ses comptes et ceux de son entourage politique et familial, permettant ainsi de récupérer « plus de 90% des ressources détournées ». Il cite également l’exemple de la Tunisie laquelle, en réagissant rapidement, a réussi à mettre la main sur « l’argent de la corruption » déposé à l’étranger, constatant qu’en ce qui concerne l’Algérie, « il n’y pas eu d’actions dans cette direction ». L'invité prévient que plus on attend, plus les sommes détournées vont être dirigées vers des paradis fiscaux, « d’où il sera extrêmement difficile de les récupérer (...) Nous avons, constate-t-il, perdu beaucoup de temps que nous risquons de payer cher ». Pour réussir cependant ce pari, il conseille d’utiliser le canal diplomatique et, d'autre part, en appeler à la coopération de l’organisme multi-gouvernemental agissant sous l’égide de l’ONU, « qui aide les pays placés dans la même situation,à récupérer leurs dus ».   M. Abdelhak Lamiri ne peut cependant s’empêcher de s’interroger sur ce qu’il adviendra par la suite des ressources qu'il aurait été possible de récupérer,        « si l’on continue d’avoir à faire au même système économique ». Pour lui, « les ressources risqueraient alors d'être de nouveau dilapidées faute, relève-t-il, d’avoir des institutions capables de créer de la richesse » à la place des appareils administratif et économique actuels, « qui détruisent la richesse ».          

Ministère de l'Education nationale : le calendrier des compositions du 1er trimestre inchangé

mar, 19/11/2019 - 10:24
Le ministère de l'Education nationale a affirmé, lundi, qu'aucun changement n'est intervenu dans le calendrier des compositions du premier trimestre, a indiqué un communiqué du ministère. «Des médias ont relayé des informations faisant état de changements dans le calendrier des compositions du premier trimestre de l'année scolaire en cours», a rappelé le ministère, assurant, dans ce sens, qu'aucun changement n'est intervenu dans les dates des compositions, et ce, conformément à l'instruction ministérielle numéro 720 du 5 novembre 2019».  Tout en remerciant les médias pour l'intérêt porté pour l'Education, le ministère a affirmé être à leur disposition pour vérifier toute information et leur fournir les informations justes.

Affaire de l’incendie à la maternité d’El-Oued: trois condamnations et quatre acquittements

lun, 18/11/2019 - 15:26
Trois condamnations et quatre acquittements ont été prononcés lundi par le tribunal des délits d’El-Oued dans l’affaire de l’incendie à la maternité de l’établissement hospitalier spécialisé Mère-Enfant "Bachir Bennacer", qui avait causé la mort de huit nourrissons. Une peine d’une année de prison ferme, assortie d’une amende de 100.000 DA, a été prononcée à l’encontre de deux individus pour "négligence", à savoir le directeur de l’EHS Mère-Enfant "Bachir Bennacer", le contrôleur médical (chargé de la permanence) étant également sous-directeur chargé des activités médicales. Une condamnation à six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 50.000 DA, a été prononcée à l’encontre de la coordinatrice chargée de la gestion de la maternité, poursuivie également pour "négligence". Les chefs d’inculpation de "laisser-aller et négligence ayant entrainé la mort accidentelle" ont été abandonnés. Quatre autres prévenus, en l’occurrence la chargée du contrôle médical, la cheffe-service de pédiatrie néonatale, un agent d’entretien et une infirmière de nationalité cubaine, ont été acquittés. Le procès des sept prévenus avait eu lieu la semaine dernière en présence de plus de 27 avocats. Quatorze témoins ont été entendus, dans le cadre de ce procès, par le juge des délits, la plupart appartenant au corps médical et paramédical exerçant à la maternité, dont quatre (4) infirmières de nationalité cubaine et 10 témoins nationaux (sept femmes et 3 hommes), alors que cinq autres témoins ont fait défection. Sept (7) mis en cause avaient été placés en détention provisoire, le 25 septembre dernier, par le magistrat instructeur du tribunal d’El-Oued, pour les chefs d’inculpation de "laisser-aller et négligence ayant entrainé la mort accidentelle", et "dilapidation de deniers publics". Une enquête sécuritaire et judiciaire avait été ouverte concernant l’incendie enregistré à la maternité relevant de l’EHS "Bachir Bennacer", sise au quartier du 17 octobre à El-Oued, et ayant couté la vie à huit (8) nourrissons (3 par brulure et 5 par asphyxie), suite, selon les enquêtes préliminaires, à un court-circuit électrique d’origine d’un appareil anti-moustique. Les services de la protection civile ont fait état, le 24 septembre 2019 vers 3h52, de la mort de 8 nourrissons, entre brulés et asphyxiés par la fumée de l’incendie, et ont secouru 76 autres personnes (11 nourrissons, 37 parturientes et 28 travailleurs et travailleuses de la structure de santé). APS

S’il est élu, le candidat à la présidentielle, Abdelmadjid Tebboune, promet de donner suite aux « exigences » populaires

lun, 18/11/2019 - 10:25
« La Société civile n’a à être formatée par quiconque », juge le candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelmadjid Tebboune, ajoutant que c’est à celle dernière d'adhèrer, ou non, pour faire de sa présence un « vrai contrepouvoir ».   S’exprimant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci observe que les partis politiques ne sont pas arrivés à « encadrer » la population, compte-tenu, indique-t-il, de leurs programmes. Résultat, constate-t-il, « quand la rue veut s’exprimer, elle le fait toute seule ». Faut-il mettre le FLN au musée, comme le réclame une partie des Algériens ? Pour M. Tebboune, autant que pour ce qui concerne les autres partis, nul n’a le droit de dissoudre celui-ci, c’est aux citoyens, ajoute-t-il, de le décider par le biais des urnes. De l’éventualité d’une « refonde globale de la constitution », l’intervenant déclare ne s’être jamais engagé sur cette voie, ajoutant que « pour ceux qui ont été élus », les circonstances « risquent » de déboucher sur une nouvelle constitution et une nouvelle loi électorale, mais sur la base d’une élection. S’il est élu, M. Tebboune promet de répondre, sur des bases constitutionnelles et juridiques, aux « exigences » populaires d’aborder une nouvelle ère. « l’Algérie de 2019 n'étant plus celle de 1988 », il assure qu’il sera fidèle à ces exigences. Reconnaissant que par le passé, les centres de décisions n’étaient pas suffisamment ouverts aux jeunes compétences, il s’engage à institutionnaliser cette ouverture à leur profit, sur la base de la parité. Déclarant, par ailleurs, être en faveur de l’élimination de l’argent de la vie politique, ou les jeunes, tout comme les démunis, « n’avaient aucune chance ». Il considère que l'aide que l'Etat pourrait apporter ne se résume cependant pas en un soutien financier. De la lutte contre la corruption, il répond que celle-ci a commencé et qu’il faut donc la continuer, « parce qu’elle a gangréné la société à tous les niveaux ».  

Kamel Eddine Chikhi prend ses fonctions de PDG de Sonatrach

dim, 17/11/2019 - 16:58

Kamel Eddine Chikhi, à gauche sur la photo

Kamel Eddine Chikhi, désigné par le Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a pris dimanche ses fonctions de PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach. M. Chikhi, qui a remplacé Rachid Hachichi, est diplômé en géologie de l’Institut algérien du pétrole (IAP) et en matière premières et énergétiques de l’Institut de géodynamique de Bordeaux (France). Sa carrière au sein de Sonatrach a débuté en 1987, où il rejoint l'IAP pour prendre en charge la formation des cadres de l'entreprise jusqu'à 1996, année durant laquelle il a occupé les fonctions de directeur et d'enseignant chercheur, notamment dans les thématiques en rapport avec les réservoirs pétroliers. Par la suite, il rejoint l’Activité amont à la Division exploration où il est en charge du développement du volet partenariat à travers la promotion du domaine minier et l'encadrement des travaux effectués en association avec des compagnies pétrolières internationales. C'est à ce titre qu’il contribuera à la mise en œuvre des stratégies partenariales dans un premier temps, dans le domaine de la recherche et de la production des hydrocarbures en qualité de directeur Associations/Exploration jusqu’en 2009 à travers le développement de partenariats matérialisés par nombre de contrats, pour la plupart en phase d’exploitation actuellement. Par la suite, il rejoint les structures centrales de l'entreprise en qualité de cadre dirigeant où il aura à occuper diverses fonctions avant d’être nommé directeur éxécutif Associations en 2012. En 2015, il est conseiller auprès du PDG de Sonatrach, avant de devenir directeur conseil auprès de la direction générale à partir de mars 2018. Son parcours professionnel lui a également permis d'acquérir une vision globale sur l'ensemble des activités opérationnelles et fonctionnelles de l’entreprise et un savoir-faire unique sur les enjeux de gestion des activités en partenariat dans les phases d'exploration, de développement et d’exploitation des gisements. APS

Le consultant en énergie, Abdelmadjid Attar : ce n'est pas en édictant une loi sur les hydrocarbures qu'on va en découvrir davantage

dim, 17/11/2019 - 11:02
Le gros problème auquel est confrontée l’Algérie est davantage économique qu’énergétique, considère l’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar. Reçu, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, ce dernier explique qu’avec les faibles réserves d’hydrocarbures dont disposerait actuellement le pays il faudrait, à un moment, donner la priorité à la satisfaction intérieure et donc de ne plus tabler sur leur exportation.  Selon lui, c’est la « rente » tirée des exportations d'hydrocardures qui est, aujourd'hui, en danger, ajoutant qu’il n’y a, par contre, pas de souci à se faire en matière d’approvisionnement énergétique interne, pour autant, prévient-t-il, qu’on développe l’usage des énergies renouvelables. Pour cet expert en énergie, le plus important, aujourd’hui, consiste à diversifier « absolument » ces types d’énergies pour pouvoir se libérer des seules recettes générées par les hydrocarbures.   M. Abdelmadjid Attar est, par ailleurs, catégorique : il ne faudrait pas, d’après lui, s’attendre à la nouvelles d’importants gisements d’hydrocarbures et ce n’est pas, relève-t-il, en édictant une loi « qu’on va en découvrir plus ». Pour lui, de nouveaux Hassi-Messaoud, Hassi-R’mel et Berkine « c’est fini ».   Des éventuels gisements énergétiques que pourraient recéler les zones off-shore, sur lesquelles, note-t-il, il existe très peu de données géologiques, l’intervenant mitige les espérances affichées jusque là, s’appuyant pour cela sur les conclusions des techniciens y ayant travaillé. Il y a, selon lui, « très peu de chances d’en découvrir ». Démentant les propos de responsables assurant qu’il reste encore 70% du territoire encore inexplorée, M. Attar considère que ces derniers « racontent des histoires » Il explique que s’il est aussi affirmatif, c’est « parce que j’ai passé ma vie à faire de l’exploration ». Pour lui, si on a laissé croire qu’il y avait encore assez de pétrole et de gaz à exploiter, « c’était pour rassurer la population ». « Lorsque j’ai dit le contraire, on m’a traité de ‘’pétropessimiste’’ ».  Evaluant, d’autre part, les quantités « probables et possibles » de gaz conventionnel encore inexploitées, l’invité les estime à environ 4.000 à 4.200 milliards de mètres cubes. Pour ce qui concerne les ressources pétrolières, il met en avant des quantités de 1, 5 milliards de tonnes.    

Intempéries : plusieurs routes des wilayas de Jijel, Bouira et Tizi-Ouzou, coupées à la circulation routière

sam, 16/11/2019 - 11:16

Ph.DR

Plusieurs axes routiers demeurent coupés à la circulation automobile dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira et Jijel suite aux intempéries ayant affecté ces régions depuis ces dernières 48 heures, selon un point de situation établi samedi par les services de la Protection civile. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la route nationale (RN) 15 reste coupée à la circulation au niveau du col de Tirourda, commune d’Ain El Hammam, de même que la RN 30 au niveau du col de Tizi N’koulen commune Beni Yeni, et la RN 33 au niveau du col de Tizi N’koulen, commune d'Ibouraden vers Tikjda, indique cette source. Le trafic routier a été également perturbé dans la wilaya de Bouira où plusieurs tronçons routiers demeurent coupés notamment la RN 15 au niveau du col de Tirourda, commune d'Aghbalou, la RN 30 au niveau du col de Tizi N’koulen, commune de Saharidj, la RN 33 au niveau du col d'Asoul, commune de Saharidj et la RN 33  au niveau du col de Tizi N’Koulen, commune de Tikjda, suite au cumul de neiges, ajoute la Protection civile. Dans la wilaya de Jijel, le chemin de wilaya (CW) 135B reliant les communes de Bouraoui et El Anser demeure coupé à la circulation, suite à l'effondrement partiel d'un pont à El Moulaki, dans la commune d'El Anser, conclut le communiqué. APS

Les cinq candidats à la présidentielle signent la Charte d'éthique électorale avec les acteurs du scrutin

sam, 16/11/2019 - 10:34

Les cinq candidats à la présidentielle. Ph. Zaki-RAM (Radio Algérie Multimédia).

Les cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre ont signé, ce samedi au siège de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), au Palais des nations au Club des Pins, la Charte d’éthique des pratiques électorales.  Celle-ci expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral, et ce, en prévision de la campagne électorale qui s’amorce dès demain, dimanche. Les candidats auront, dans ce cadre ainsi défini, trois semaines pour convaincre les électeurs de leurs programmes respectifs.    Le document édicte d’abord les principes démocratiques de base dont le droit de se porter candidat et le droit de vote sans intimidations. Il souligne également le caractère secret du vote, la transparence du financement des campagnes électorales, la neutralité de l’institution en charge des élections à travers ses démembrements et divers services administratifs. Ces derniers doivent s’engager à s’astreindre au respect d’impartialité et de traitement équitable des candidats. De même qu’ils doivent s’interdire tout comportement susceptible d’altérer ces principes. De leur côté, les candidats et leurs partis s’engagent à ne faire que des déclarations publiques et véridiques, s’abstenir de tout propos diffamatoires, insultes ou invectives envers un autre candidats ou acteur du processus électoral.       

Présidentielle 2019 : les candidats tenus de déclarer les sources de financement de leurs campagnes électorales

ven, 15/11/2019 - 19:57
Les cinq (5) candidats en lice pour l'élection présidentielle du 12 décembre prochain sont tenus de déclarer les sources de financement de leurs campagnes électorales, et ce conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral, et ce en vue de garantir un processus électoral régulier et transparent. A ce titre, l'article 190 du régime électoral stipule que les campagnes électorales sont financées au moyen de ressources provenant de la contribution des partis politiques, de l'aide éventuelle de l'Etat, accordée équitablement et des revenus des candidats. L'article 191 de la même loi interdit à tout candidat à une élection à un mandat national ou local de recevoir, de manière "directe" ou "indirecte", des dons en espèces, en nature ou toute autre contribution quelle qu'en soit la forme, émanant d'un Etat étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère. Les dépenses de campagne d'un candidat à l'élection du Président de la République ne peuvent excéder un plafond de cent millions de dinars (100.000.000 DA) pour le premier tour. Ce montant est porté à cent vingt millions de dinars (120.000.000 DA) en cas de deuxième tour, précise l'article 192. Aux termes de l'article 193 de la même loi, "tous les candidats à l'élection présidentielle ont droit, dans la limite des frais réellement engagés, à un remboursement forfaitaire de l'ordre de dix pour cent (10%)". "Le candidat à l'élection du Président de la République ou à la liste de candidats aux élections législatives, est tenu d'établir un compte de campagne retraçant, selon leur origine et selon leur nature, l'ensemble des recettes perçues et des dépenses effectuées. Ce compte, présenté par un expert comptable ou un commissaire aux comptes, est adressé au Conseil constitutionnel et à l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE)", souligne 196. Le compte du Président de la République élu, est publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, selon le même article qui précise que les comptes des candidats sont déposés auprès du Conseil constitutionnel. En cas de rejet du compte de campagne électorale par le Conseil constitutionnel, il ne peut être procédé aux remboursements prévus aux articles 193 et 195 de la présente loi organique. A ce titre, le membre de l’ANIE, Karim Khelfane avait rappelé que l’une des principales missions de cette Autorité est de veiller à ce que le scrutin soit "démocratique, transparent et propre", indiquant, à ce sujet, que l’Autorité "s'engage à s’attarder" sur la question de la provenance du financement de la campagne électorale". Il avait assuré, en outre, que l’argent des candidats "sera filtré par un commissaire au compte" et que des "investigations" seraient menées par l'ANIE dans ce sens. Pour ce qui est des appréhensions sur le financement de la campagne électorale par de l''argent sale', le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Hassen Rabehi avait affirmé que "cette échéance se déroulera dans de bonnes conditions, au regard des moyens et des procédures légales et administratives décidées dans le cadre de la démarche visant à protéger ce rendez-vous historique, grâce à la conjugaison des efforts de tous les citoyens", ajoutant que "l'ère de la corruption est révolue et la Justice a prouvé qu'elle est à l'affût de tous les corrompus". La campagne électorale de la Présidentielle du 12 décembre prochain est marquée par l'élaboration d'une charte d'éthique des pratiques électorales qui sera signée, samedi à la veille du lancement de la campagne électorale, par l'ANIE,  les candidats et les médias. Dans sa 14e clause, cette charte engage les candidats à "ne pas recourir, durant la campagne électorale, aux moyens et avantages dont ils jouissent de par leur fonction".

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