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Le docteur Abdelhak Lamiri à la Radio : faute d’avoir vite agi, il sera difficile à l’Algérie de mettre la main sur ses fonds détournés frauduleusement

mar, 19/11/2019 - 10:50
L’Algérie a-t-elle la possibilité de récupérer les sommes d’argent astronomiques détournées, tel que l'affirment, entre autres promesses, les cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre prochain ? Pour Abdelhak Lamiri, docteur en économie, qui évalue globalement les détournements financiers opérés au cours des dix dernières années à quelque 500 milliards de dollars, il ne pourra être possible d’en récupérer qu’une infime partie, en raison, souligne-t-il, des grands retards déjà accusés pour agir. Intervenant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci rappelle que des Etats confrontés à des situations similaires ont réussi leur démarche, parce que, dit-il, ils ont agi « très vite ». M. Lamiri cite l’exemple de l’Egypte où, immédiatement après la chute du président Moubarak, des notes ont été adressées aux banques étrangères pour bloquer ses comptes et ceux de son entourage politique et familial, permettant ainsi de récupérer « plus de 90% des ressources détournées ». Il cite également l’exemple de la Tunisie laquelle, en réagissant rapidement, a réussi à mettre la main sur « l’argent de la corruption » déposé à l’étranger, constatant qu’en ce qui concerne l’Algérie, « il n’y pas eu d’actions dans cette direction ». L'invité prévient que plus on attend, plus les sommes détournées vont être dirigées vers des paradis fiscaux, « d’où il sera extrêmement difficile de les récupérer (...) Nous avons, constate-t-il, perdu beaucoup de temps que nous risquons de payer cher ». Pour réussir cependant ce pari, il conseille d’utiliser le canal diplomatique et, d'autre part, en appeler à la coopération de l’organisme multi-gouvernemental agissant sous l’égide de l’ONU, « qui aide les pays placés dans la même situation,à récupérer leurs dus ».   M. Abdelhak Lamiri ne peut cependant s’empêcher de s’interroger sur ce qu’il adviendra par la suite des ressources qu'il aurait été possible de récupérer,        « si l’on continue d’avoir à faire au même système économique ». Pour lui, « les ressources risqueraient alors d'être de nouveau dilapidées faute, relève-t-il, d’avoir des institutions capables de créer de la richesse » à la place des appareils administratif et économique actuels, « qui détruisent la richesse ».          

Ministère de l'Education nationale : le calendrier des compositions du 1er trimestre inchangé

mar, 19/11/2019 - 10:24
Le ministère de l'Education nationale a affirmé, lundi, qu'aucun changement n'est intervenu dans le calendrier des compositions du premier trimestre, a indiqué un communiqué du ministère. «Des médias ont relayé des informations faisant état de changements dans le calendrier des compositions du premier trimestre de l'année scolaire en cours», a rappelé le ministère, assurant, dans ce sens, qu'aucun changement n'est intervenu dans les dates des compositions, et ce, conformément à l'instruction ministérielle numéro 720 du 5 novembre 2019».  Tout en remerciant les médias pour l'intérêt porté pour l'Education, le ministère a affirmé être à leur disposition pour vérifier toute information et leur fournir les informations justes.

Affaire de l’incendie à la maternité d’El-Oued: trois condamnations et quatre acquittements

lun, 18/11/2019 - 15:26
Trois condamnations et quatre acquittements ont été prononcés lundi par le tribunal des délits d’El-Oued dans l’affaire de l’incendie à la maternité de l’établissement hospitalier spécialisé Mère-Enfant "Bachir Bennacer", qui avait causé la mort de huit nourrissons. Une peine d’une année de prison ferme, assortie d’une amende de 100.000 DA, a été prononcée à l’encontre de deux individus pour "négligence", à savoir le directeur de l’EHS Mère-Enfant "Bachir Bennacer", le contrôleur médical (chargé de la permanence) étant également sous-directeur chargé des activités médicales. Une condamnation à six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 50.000 DA, a été prononcée à l’encontre de la coordinatrice chargée de la gestion de la maternité, poursuivie également pour "négligence". Les chefs d’inculpation de "laisser-aller et négligence ayant entrainé la mort accidentelle" ont été abandonnés. Quatre autres prévenus, en l’occurrence la chargée du contrôle médical, la cheffe-service de pédiatrie néonatale, un agent d’entretien et une infirmière de nationalité cubaine, ont été acquittés. Le procès des sept prévenus avait eu lieu la semaine dernière en présence de plus de 27 avocats. Quatorze témoins ont été entendus, dans le cadre de ce procès, par le juge des délits, la plupart appartenant au corps médical et paramédical exerçant à la maternité, dont quatre (4) infirmières de nationalité cubaine et 10 témoins nationaux (sept femmes et 3 hommes), alors que cinq autres témoins ont fait défection. Sept (7) mis en cause avaient été placés en détention provisoire, le 25 septembre dernier, par le magistrat instructeur du tribunal d’El-Oued, pour les chefs d’inculpation de "laisser-aller et négligence ayant entrainé la mort accidentelle", et "dilapidation de deniers publics". Une enquête sécuritaire et judiciaire avait été ouverte concernant l’incendie enregistré à la maternité relevant de l’EHS "Bachir Bennacer", sise au quartier du 17 octobre à El-Oued, et ayant couté la vie à huit (8) nourrissons (3 par brulure et 5 par asphyxie), suite, selon les enquêtes préliminaires, à un court-circuit électrique d’origine d’un appareil anti-moustique. Les services de la protection civile ont fait état, le 24 septembre 2019 vers 3h52, de la mort de 8 nourrissons, entre brulés et asphyxiés par la fumée de l’incendie, et ont secouru 76 autres personnes (11 nourrissons, 37 parturientes et 28 travailleurs et travailleuses de la structure de santé). APS

S’il est élu, le candidat à la présidentielle, Abdelmadjid Tebboune, promet de donner suite aux « exigences » populaires

lun, 18/11/2019 - 10:25
« La Société civile n’a à être formatée par quiconque », juge le candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelmadjid Tebboune, ajoutant que c’est à celle dernière d'adhèrer, ou non, pour faire de sa présence un « vrai contrepouvoir ».   S’exprimant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci observe que les partis politiques ne sont pas arrivés à « encadrer » la population, compte-tenu, indique-t-il, de leurs programmes. Résultat, constate-t-il, « quand la rue veut s’exprimer, elle le fait toute seule ». Faut-il mettre le FLN au musée, comme le réclame une partie des Algériens ? Pour M. Tebboune, autant que pour ce qui concerne les autres partis, nul n’a le droit de dissoudre celui-ci, c’est aux citoyens, ajoute-t-il, de le décider par le biais des urnes. De l’éventualité d’une « refonde globale de la constitution », l’intervenant déclare ne s’être jamais engagé sur cette voie, ajoutant que « pour ceux qui ont été élus », les circonstances « risquent » de déboucher sur une nouvelle constitution et une nouvelle loi électorale, mais sur la base d’une élection. S’il est élu, M. Tebboune promet de répondre, sur des bases constitutionnelles et juridiques, aux « exigences » populaires d’aborder une nouvelle ère. « l’Algérie de 2019 n'étant plus celle de 1988 », il assure qu’il sera fidèle à ces exigences. Reconnaissant que par le passé, les centres de décisions n’étaient pas suffisamment ouverts aux jeunes compétences, il s’engage à institutionnaliser cette ouverture à leur profit, sur la base de la parité. Déclarant, par ailleurs, être en faveur de l’élimination de l’argent de la vie politique, ou les jeunes, tout comme les démunis, « n’avaient aucune chance ». Il considère que l'aide que l'Etat pourrait apporter ne se résume cependant pas en un soutien financier. De la lutte contre la corruption, il répond que celle-ci a commencé et qu’il faut donc la continuer, « parce qu’elle a gangréné la société à tous les niveaux ».  

Kamel Eddine Chikhi prend ses fonctions de PDG de Sonatrach

dim, 17/11/2019 - 16:58

Kamel Eddine Chikhi, à gauche sur la photo

Kamel Eddine Chikhi, désigné par le Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a pris dimanche ses fonctions de PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach. M. Chikhi, qui a remplacé Rachid Hachichi, est diplômé en géologie de l’Institut algérien du pétrole (IAP) et en matière premières et énergétiques de l’Institut de géodynamique de Bordeaux (France). Sa carrière au sein de Sonatrach a débuté en 1987, où il rejoint l'IAP pour prendre en charge la formation des cadres de l'entreprise jusqu'à 1996, année durant laquelle il a occupé les fonctions de directeur et d'enseignant chercheur, notamment dans les thématiques en rapport avec les réservoirs pétroliers. Par la suite, il rejoint l’Activité amont à la Division exploration où il est en charge du développement du volet partenariat à travers la promotion du domaine minier et l'encadrement des travaux effectués en association avec des compagnies pétrolières internationales. C'est à ce titre qu’il contribuera à la mise en œuvre des stratégies partenariales dans un premier temps, dans le domaine de la recherche et de la production des hydrocarbures en qualité de directeur Associations/Exploration jusqu’en 2009 à travers le développement de partenariats matérialisés par nombre de contrats, pour la plupart en phase d’exploitation actuellement. Par la suite, il rejoint les structures centrales de l'entreprise en qualité de cadre dirigeant où il aura à occuper diverses fonctions avant d’être nommé directeur éxécutif Associations en 2012. En 2015, il est conseiller auprès du PDG de Sonatrach, avant de devenir directeur conseil auprès de la direction générale à partir de mars 2018. Son parcours professionnel lui a également permis d'acquérir une vision globale sur l'ensemble des activités opérationnelles et fonctionnelles de l’entreprise et un savoir-faire unique sur les enjeux de gestion des activités en partenariat dans les phases d'exploration, de développement et d’exploitation des gisements. APS

Le consultant en énergie, Abdelmadjid Attar : ce n'est pas en édictant une loi sur les hydrocarbures qu'on va en découvrir davantage

dim, 17/11/2019 - 11:02
Le gros problème auquel est confrontée l’Algérie est davantage économique qu’énergétique, considère l’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar. Reçu, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, ce dernier explique qu’avec les faibles réserves d’hydrocarbures dont disposerait actuellement le pays il faudrait, à un moment, donner la priorité à la satisfaction intérieure et donc de ne plus tabler sur leur exportation.  Selon lui, c’est la « rente » tirée des exportations d'hydrocardures qui est, aujourd'hui, en danger, ajoutant qu’il n’y a, par contre, pas de souci à se faire en matière d’approvisionnement énergétique interne, pour autant, prévient-t-il, qu’on développe l’usage des énergies renouvelables. Pour cet expert en énergie, le plus important, aujourd’hui, consiste à diversifier « absolument » ces types d’énergies pour pouvoir se libérer des seules recettes générées par les hydrocarbures.   M. Abdelmadjid Attar est, par ailleurs, catégorique : il ne faudrait pas, d’après lui, s’attendre à la nouvelles d’importants gisements d’hydrocarbures et ce n’est pas, relève-t-il, en édictant une loi « qu’on va en découvrir plus ». Pour lui, de nouveaux Hassi-Messaoud, Hassi-R’mel et Berkine « c’est fini ».   Des éventuels gisements énergétiques que pourraient recéler les zones off-shore, sur lesquelles, note-t-il, il existe très peu de données géologiques, l’intervenant mitige les espérances affichées jusque là, s’appuyant pour cela sur les conclusions des techniciens y ayant travaillé. Il y a, selon lui, « très peu de chances d’en découvrir ». Démentant les propos de responsables assurant qu’il reste encore 70% du territoire encore inexplorée, M. Attar considère que ces derniers « racontent des histoires » Il explique que s’il est aussi affirmatif, c’est « parce que j’ai passé ma vie à faire de l’exploration ». Pour lui, si on a laissé croire qu’il y avait encore assez de pétrole et de gaz à exploiter, « c’était pour rassurer la population ». « Lorsque j’ai dit le contraire, on m’a traité de ‘’pétropessimiste’’ ».  Evaluant, d’autre part, les quantités « probables et possibles » de gaz conventionnel encore inexploitées, l’invité les estime à environ 4.000 à 4.200 milliards de mètres cubes. Pour ce qui concerne les ressources pétrolières, il met en avant des quantités de 1, 5 milliards de tonnes.    

Intempéries : plusieurs routes des wilayas de Jijel, Bouira et Tizi-Ouzou, coupées à la circulation routière

sam, 16/11/2019 - 11:16

Ph.DR

Plusieurs axes routiers demeurent coupés à la circulation automobile dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira et Jijel suite aux intempéries ayant affecté ces régions depuis ces dernières 48 heures, selon un point de situation établi samedi par les services de la Protection civile. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la route nationale (RN) 15 reste coupée à la circulation au niveau du col de Tirourda, commune d’Ain El Hammam, de même que la RN 30 au niveau du col de Tizi N’koulen commune Beni Yeni, et la RN 33 au niveau du col de Tizi N’koulen, commune d'Ibouraden vers Tikjda, indique cette source. Le trafic routier a été également perturbé dans la wilaya de Bouira où plusieurs tronçons routiers demeurent coupés notamment la RN 15 au niveau du col de Tirourda, commune d'Aghbalou, la RN 30 au niveau du col de Tizi N’koulen, commune de Saharidj, la RN 33 au niveau du col d'Asoul, commune de Saharidj et la RN 33  au niveau du col de Tizi N’Koulen, commune de Tikjda, suite au cumul de neiges, ajoute la Protection civile. Dans la wilaya de Jijel, le chemin de wilaya (CW) 135B reliant les communes de Bouraoui et El Anser demeure coupé à la circulation, suite à l'effondrement partiel d'un pont à El Moulaki, dans la commune d'El Anser, conclut le communiqué. APS

Les cinq candidats à la présidentielle signent la Charte d'éthique électorale avec les acteurs du scrutin

sam, 16/11/2019 - 10:34

Les cinq candidats à la présidentielle. Ph. Zaki-RAM (Radio Algérie Multimédia).

Les cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre ont signé, ce samedi au siège de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), au Palais des nations au Club des Pins, la Charte d’éthique des pratiques électorales.  Celle-ci expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral, et ce, en prévision de la campagne électorale qui s’amorce dès demain, dimanche. Les candidats auront, dans ce cadre ainsi défini, trois semaines pour convaincre les électeurs de leurs programmes respectifs.    Le document édicte d’abord les principes démocratiques de base dont le droit de se porter candidat et le droit de vote sans intimidations. Il souligne également le caractère secret du vote, la transparence du financement des campagnes électorales, la neutralité de l’institution en charge des élections à travers ses démembrements et divers services administratifs. Ces derniers doivent s’engager à s’astreindre au respect d’impartialité et de traitement équitable des candidats. De même qu’ils doivent s’interdire tout comportement susceptible d’altérer ces principes. De leur côté, les candidats et leurs partis s’engagent à ne faire que des déclarations publiques et véridiques, s’abstenir de tout propos diffamatoires, insultes ou invectives envers un autre candidats ou acteur du processus électoral.       

Présidentielle 2019 : les candidats tenus de déclarer les sources de financement de leurs campagnes électorales

ven, 15/11/2019 - 19:57
Les cinq (5) candidats en lice pour l'élection présidentielle du 12 décembre prochain sont tenus de déclarer les sources de financement de leurs campagnes électorales, et ce conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral, et ce en vue de garantir un processus électoral régulier et transparent. A ce titre, l'article 190 du régime électoral stipule que les campagnes électorales sont financées au moyen de ressources provenant de la contribution des partis politiques, de l'aide éventuelle de l'Etat, accordée équitablement et des revenus des candidats. L'article 191 de la même loi interdit à tout candidat à une élection à un mandat national ou local de recevoir, de manière "directe" ou "indirecte", des dons en espèces, en nature ou toute autre contribution quelle qu'en soit la forme, émanant d'un Etat étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère. Les dépenses de campagne d'un candidat à l'élection du Président de la République ne peuvent excéder un plafond de cent millions de dinars (100.000.000 DA) pour le premier tour. Ce montant est porté à cent vingt millions de dinars (120.000.000 DA) en cas de deuxième tour, précise l'article 192. Aux termes de l'article 193 de la même loi, "tous les candidats à l'élection présidentielle ont droit, dans la limite des frais réellement engagés, à un remboursement forfaitaire de l'ordre de dix pour cent (10%)". "Le candidat à l'élection du Président de la République ou à la liste de candidats aux élections législatives, est tenu d'établir un compte de campagne retraçant, selon leur origine et selon leur nature, l'ensemble des recettes perçues et des dépenses effectuées. Ce compte, présenté par un expert comptable ou un commissaire aux comptes, est adressé au Conseil constitutionnel et à l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE)", souligne 196. Le compte du Président de la République élu, est publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, selon le même article qui précise que les comptes des candidats sont déposés auprès du Conseil constitutionnel. En cas de rejet du compte de campagne électorale par le Conseil constitutionnel, il ne peut être procédé aux remboursements prévus aux articles 193 et 195 de la présente loi organique. A ce titre, le membre de l’ANIE, Karim Khelfane avait rappelé que l’une des principales missions de cette Autorité est de veiller à ce que le scrutin soit "démocratique, transparent et propre", indiquant, à ce sujet, que l’Autorité "s'engage à s’attarder" sur la question de la provenance du financement de la campagne électorale". Il avait assuré, en outre, que l’argent des candidats "sera filtré par un commissaire au compte" et que des "investigations" seraient menées par l'ANIE dans ce sens. Pour ce qui est des appréhensions sur le financement de la campagne électorale par de l''argent sale', le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Hassen Rabehi avait affirmé que "cette échéance se déroulera dans de bonnes conditions, au regard des moyens et des procédures légales et administratives décidées dans le cadre de la démarche visant à protéger ce rendez-vous historique, grâce à la conjugaison des efforts de tous les citoyens", ajoutant que "l'ère de la corruption est révolue et la Justice a prouvé qu'elle est à l'affût de tous les corrompus". La campagne électorale de la Présidentielle du 12 décembre prochain est marquée par l'élaboration d'une charte d'éthique des pratiques électorales qui sera signée, samedi à la veille du lancement de la campagne électorale, par l'ANIE,  les candidats et les médias. Dans sa 14e clause, cette charte engage les candidats à "ne pas recourir, durant la campagne électorale, aux moyens et avantages dont ils jouissent de par leur fonction".

Mobilisation citoyenne pacifique – Vendredi 39 : les Algériens déterminés pour exiger le changement

ven, 15/11/2019 - 19:52
Qu’il tonne ou qu’il pleuve, le hirak entame assidument son dixième mois en marchant, avec détermination, pour le 39ème vendredi successif depuis le début de la mobilisation citoyenne pacifique, le 22 février dernier, à Alger et dans d’autres villes du pays où les marcheurs brandissent l’emblème et entonne l’hymne nationaux. Avec des slogans, repris en chœur par les milliers d’Algériens, revendiquant le changement de l’ancien système et le départ de ses symboles et le report des élections jusqu’à "l'application des articles 7 et 8 de la Constitution". Les mêmes revendications ont été exprimées lors de marches similaires organisées dans d'autres villes du pays, exigeant le respect de la souveraineté populaire et affiché leur attachement au caractère pacifique du mouvement populaire, tout en exprimant leur opposition à toute ingérence étrangère et appelé au jugement des responsables impliqués dans la dilapidation des deniers publics. Les marches du vendredi 39 interviennent à la veille du coup d'envoi de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre 2019 qui débutera dimanche prochain.

Campagne électorale de la présidentielle : tirage au sort du programme d'interventions des candidats dans les médias

ven, 15/11/2019 - 15:09
Le tirage au sort a eu lieu jeudi à Alger pour le programme d'interventions dans les médias audiovisuels publics, des cinq (05) candidats à la présidentielle prévue le 12 décembre 2019, en prévision de la campagne électorale qui sera lancée officiellement dimanche prochain, jusqu'au 8 décembre. Supervisé par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), en présence des représentants des cinq (05) candidats, ce tirage au sort a permis de fixer le nombre, la durée, les tranches horaires et le système d'intervention des candidats dans la Télévision et la Radio nationales tout au long de la campagne électorale. A ce propos, le chargé de la communication à l'Etablissement public de la Télévision (EPTV) lors de la campagne, Omar Zidane a affirmé que les volumes horaires consacrés à chaque candidat seront "équitablement" répartis, ajoutant qu'ils seront divisés en plusieurs unités de 6 minutes. Le temps de diffusion est reparti en quatre tranches horaires de 30 minutes chacune qui précèderont les journaux télévisés (JT). S'agissant de la Radio nationale, le chargé de la coordination de la campagne électorale, Mohamed Badreddine, a indiqué que les tranches horaires d'expression directe seront diffusées sur les ondes des chaines 1 et 2 de la radio nationale (arabophone et en tamazight). Le volume horaire d'expression directe est fixé à deux heures par jour sur chaque chaine, réparti sur 4 tranches horaires, a-t-il précisé, ajoutant que chaque tranche comprend 5 unités dont la durée est de 6 minutes pour chaque candidat. Chaque candidat doit respecter son temps de parole quotidien, fixé au titre de la campagne électorale, avant les principaux journaux d'information, a-t-il soutenu.

APN: adoption du projet de loi de finances 2020

jeu, 14/11/2019 - 17:27
Les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, jeudi à la majorité, le projet de loi de finances (PLF) 2020, lors d'une séance plénière, présidée par Slimane Chenine, président de l'APN en présence de nombre de ministres. Dans son intervention à l'issue du vote, le ministre des finances Mohamed Loukal a salué "le haut sens de responsabilité dont ont fait montre les députés à la lumière de la conjoncture que traverse le pays". Le PLF 2020 a été élaboré sur la base d'un prix référentiel du baril de pétrole à 50 dollars/baril et d'un prix de marché à 60 dollars, ainsi qu'un taux de change de 123 da/dollar. Il prévoit également une croissance économique à hauteur de 1,8 %, le même taux de croissance hors hydrocarbures et une augmentation du taux d'inflation à 4,08 %. Le texte prévoit une augmentation des revenus des exportations des hydrocarbures en 2020 de 2% par rapport à 2019 pour atteindre 35,2 milliards de dollars (contre 34,5 milliards de dollars en 2019), et ce en raison d'une augmentation de 2,06 % des quantités des hydrocarbures devant être exportées. Quant aux importations, le projet de loi prévoit leur baisse de 13,3 % à 38,6 milliards de dollars en 2020. Les importations des marchandises devraient baisser de 12 % et celles des services de 16%. Le déficit de la balance des paiements devrait atteindre -8,5 milliards USD en 2020 contre -16,6 milliards USD en 2019, soit d'une baisse de 8,1 milliards USD. Les réserves de change connaitront une contraction à 51,6 fin 2020 ce qui représente 12,4 mois d'importations sans facteurs de production. Le PLF 2020 prévoit également une baisse de 8,6% à 7,823 mds USD en matière de dépenses publiques, un recul de 1,2% des dépenses de fonctionnement et de 18,7% des dépenses d'équipement. Le budget de fonctionnement de l'année prochaine assurera 33.179 postes budgétaires dont 16.117 nouveaux postes pour garantir la gestion de 1.353 établissements en cours de réception au profit de plusieurs secteurs. En 2020, la masse salariale dépassera les 2.900 milliards de DA alors pour un nombre de postes budgétaires dépassant 2.279.555 postes. En dépit de ces défis, le maintien de la politique sociale de l'Etat en conservant un budget élevé des transferts sociaux estimé à 1.798,3 milliards de DA dans le projet de loi, soit 8,4 % du Produit intérieur brut (PIB) demeure parmi les constantes. Concernant le budget d'équipement, le PLF a réservé une enveloppe de 1.619,88 mds DA(37,7%) au budget d'autorisation de programmes de 2020, en sus d'un autre montant de 2.929,7 mds DA pour les affectations de paiement. Aussi, le budget de 2020 a inscrit un nouveau programme de 469,88 milliards DA dont 190,19 milliards DA pour de nouveaux programmes et 279,69 milliards DA destinés à la réévaluation de programmes en cours de réalisation, outre 150 milliards DA affectés aux dépenses imprévues. Mesures incitatives fiscales et renforcement du financement de la CNR Par ailleurs, les recettes globales du budget passeront à 6.200,3 milliards Da en 2020, soit une baisse de 7% en raison du recul de la fiscalité pétrolière à 2.200,3 milliards Da. En outre, les ressources ordinaires augmenteront de 1% en raison du double effet des importations fiscales estimées à 9,2% outre le recul des importations exceptionnelles de 23,1%. L'année prochaine connaitra une hausse des recettes de la fiscalité ordinaire qui s'élèveront à 300 milliards DA grâce à l'élargissement de l'assiette fiscale, à l'amélioration du recouvrement et à la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales. Ainsi, le PLF 2020 prévoit un déficit du budget de -1.533,4 milliards DA (-7% du PIB) et un déficit du trésor de -2.435,6 milliards DA (-11,4% du PIB). Quant aux principales dispositions législatives contenues dans le texte, il s'agit de mesures incitatives fiscales au profit des start-up, et de la création de 4 types de zones industrielles à travers le pays en vue d'abriter ces start-up et créer un fond pour les soutenir. Dans l'objectif d'améliorer le climat des investissements, le texte de loi stipule l'abrogation de la règle 51/49% pour les secteurs non stratégiques, le recours "en cas de besoin et de manière sélective" au financement extérieur auprès des institutions financières internationales pour le financement des projets économiques structurels et fructueux, outre le renforcement des taxes sur la fortune et les biens. Selon le même texte, les citoyens peuvent désormais importer des véhicules touristiques d'occasion de moins de trois ans avec moteurs à essence ou diesel dans le respect des normes environnementales, en comptant sur leurs propres moyens financiers. En matière de protection de l'environnement, la loi de Finances exige une taxe sur l'environnement appliquée dès la souscription des contrats d'assurances avec un montant de 1.500 Da pour les véhicules touristiques et 3.000 Da pour les autres types de véhicules, la réorganisation du système fiscal imposé sur les appareils électriques à haute consommation et l'augmentation des montants des taxes sur l'environnement en fonction du principe "pollueur-payant". Quant au renforcement de la solidarité nationale, il a été proposé l'augmentation, de 1% à 2%, de la contribution solidaire appliquée sur les importations au profit de la Caisse nationale des retraites (CNR). APS

Djamel Senhadri, DG de la Radio nationale : «Tous les moyens sont mobilisés pour l’accompagnement du processus électoral de la présidentielle »

jeu, 14/11/2019 - 14:04
« La Radio nationale est mobilisée pour assurer la couverture, entière et globale, de toutes les activités relatives à la présidentielle 2019 », a indiqué jeudi le Directeur général de la Radio nationale, Djamel Senhadri. Dans un message lu par le directeur de radio Coran, Aissa Hamdi, à l’occasion de la célébration du Mawlid, le DG de la Radio nationale relatant la mobilisation de toutes les chaines (55 au total ) de la Radio Algérienne – nationales, thématiques et régionales – selon un programme d’accompagnement de toutes les activités des cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain ainsi que toutes les activités parallèles y afférents et ce, à travers tout le territoire national. Le DG a assuré que « tous les moyens matériels et humains nécessaires sont à cet effet déployés pour encadrer le processus électoral d’une manière qualitative, équitable et efficace. La radio, poursuit M. Senhadri, veillera à mettre en valeur, outre via les points d’actualité habituels (flashs, journaux parlés, émissions,,,) l’ambiance électorale de par la diffusion d’analyses, des débats constructifs autour des programmes électoraux des candidats et de tout ce qui a trait aux élections à l’objet d’éclairer l’opinion publique.   « La radio assure, tel un média à large audimat, d'amples espaces pour l’expression libre au profit des candidats ou de leurs représentants de façon équitable à travers des tranches de temps égales pour tous », précise-t-il. « La responsabilité de sauvegarde de l’Algérie, lors de ce tournant politique, crucial et décisif, dans l’histoire du pays incombe à tous », a-t-il insisté à dire, ajoutant que « l’occasion nous interpelle tous pour déjouer les plans ennemis et consolider les institutions de l’Etat dont la Présidence de la République par une large adhésion ». « Les joutes du 12 décembre est une aubaine qui conforte le processus de lutte contre la corruption en élisant un Président de la République qui parachèvera les réformes conformément à toutes les revendications prônées », conclut le directeur général de la Radio nationale.           

Le représentant de Abdelkader Bengrina à la Radio : décollage économique en une année, salaires pour les femmes aux foyers et priorité de parer au célibat «des femmes»

jeu, 14/11/2019 - 11:17
Un « décollage économique » de l’Algérie en l’espace d’une année serait possible. C’est même une promesse du candidat à la présidentielle du 12 décembre, Abdelkader Bengrina, président du jeune parti El Bina, par la voix de son représentant ce matin à la Radio. Bengrina qui reste affirmatif quant à l’issue de cette élection à la magistrature suprême d’un pays comme l’Algérie, avait déjà déclaré qu’il sera président dès le premier tour, et qu’il n’y aura pas de deuxième tour. Convaincu de rallier la majorité des Algériens à son plan d’action, El Bina créé en 2013 suite à la dissidence de son président du parti Hamas, compte visiblement puiser dans l’électorat de la tendance islamiste. La promesse du « décollage économique » s’est de nouveau confirmée ce matin par le représentant de Abdelkader Bengrina lors de son passage à l’émission L’invité de la rédaction de la Radio Algérienne.    « Nous avons un programme économique sur le court, moyen et long termes (…) que je vous invite à consulter », a précisé Hocine Selah promettant le « décollage économique » au bout de l'année 2020-2021. Toujours sur le volet économique du plan d’action du parti, le désormais « présidentiable » Bengrina qui fut ministre sous Zeroual mais également Bouteflika, promet d’éradiquer la corruption et de tout faire pour la récupération de l’argent public dilapidé et détourné « pour le remettre dans les caisses de l’Etat ». Ceci en même temps de prioriser l’investissement dans les énergies renouvelables, l’agriculture ou encore le tourisme. Il insiste cependant sur l'institution de l'impôt sur la fortune, "il n'y a pas de raison que les pauvres payent et pas les riches", s'indigne M. Hocine Salah. Comme d’autres candidats, il promet une nouvelle Constitution, la dissolution de l’actuelle APN, la séparation des pouvoirs, le renforcement du rôle de contrôle à tous les niveaux, jusqu’à l’activité du président de la République et la politique étrangère. Au plan social, c’est le célibat, qualifié de « célibat des femmes », qui inquiète le parti de Bengrina. « 11 millions de femmes célibataires, dont 5 millions âgées de plus de 35 ans », confirme-t-il.

Réunion du Gouvernement : examen de plusieurs dossiers relatifs aux secteurs de l'Intérieur, des Finances, de l'Habitat et de la Poste

jeu, 14/11/2019 - 00:20
Le Gouvernement s'est réuni, mercredi, sous la  présidence du Premier ministre, Noureddine Bedoui, pour examiner et débattre de plusieurs dossiers relatifs aux secteurs de l'Intérieur, des Finances, de l'Habitat et de la Poste, indique un communiqué des services du  Premier ministre. A l'entame de la réunion, le Gouvernent a examiné et approuvé un projet de  décret exécutif fixant l'organisation, le fonctionnement et les missions du  Conseil consultatif intersectoriel pour la prévention et la sécurité routières, présenté par le ministre de l'Intérieur en deuxième lecture. A l'issue de cet exposé prévoyant de nouvelles dispositions relatives à  l'élargissement de ce conseil aux acteurs de la société civile, aux chercheurs et aux spécialistes, le Premier ministre a indiqué que l'approbation par le Gouvernement de ce décret exécutif constituait un «parachèvement du cadre organisationnel créant le dispositif national  chargé de la mise en place et de l'application de la stratégie nationale en  matière de sécurité et de prévention routières, composé de ce conseil  consultatif et de la délégation nationale». A ce propos, M. Bedoui a donné des instructions pour «l'accélération de  l'installation effective de ces deux mécanismes pour leur permettre  d'entamer leurs missions», affirmant que «les niveaux dangereux atteints  par le phénomène des accidents de la route en font une priorité pour  préserver la sécurité routière, des personnes et des biens». La ministre de la Poste, des Télécommunications et des Technologies et du  Numérique a, de son côté, présenté le projet de décret exécutif fixant les  conditions et modalités d'ouverture, de gestion et de clôture des comptes  courants postaux. Ce texte vise à «encadrer et à faciliter les procédures d'ouverture et de  gestion des comptes postaux en faveur des citoyens, notamment à travers  l'instauration des principes tendant à préserver et à sécuriser les  intérêts de tous les employeurs et de l'opérateur public». A l'issue de l'examen de ce texte, le Premier ministre a instruit la  ministre de la Poste à l'effet d'enrichir ce texte «à la lumière des  observations faites en tenant compte des normes internationales en  vigueur», et de présenter lors de la prochaine réunion du Gouvernement un  exposé sur «la situation d'Algérie-Poste ainsi que son plan de  développement et de modernisation». Le ministre des Finances a, quant à lui, présenté au Gouvernement un  exposé relatif au plan d'action en vue d'améliorer le recouvrement fiscal  par l'administration des impôts. Ce plan s'inscrit dans le cadre de la  présentation des résultats de la commission interministérielle dont la  création a été confiée par le Premier ministre au ministre des Finances, en  vue d'«analyser l'état de recouvrement des droits de l'Etat, tous types  confondus, et proposer un plan d'action pour la refonte du système fiscal  national et la hausse du niveau de recouvrement».   L'exposé a mis en évidence «l'amélioration progressive du recouvrement  fiscal ces dernières années», ajoutant que «les recettes fiscales  atteindront cette année 2.800 mds DA». Il met en avant que «le recouvrement  demeure loin du niveau escompté, relevant un cumul des arriérés au titre  des années précédentes». Cette situation, ajoute le communiqué, est due à nombre de lacunes  relatives principalement au déficit enregistré en matière de ressources  humaines et matérielles et au retard accusé dans la numérisation des  services fiscaux». Les propositions formulées ont été axées notamment sur «la révision des  modalités de la définition des arriérés ainsi que le renforcement de la  fonction de recouvrement, et ce à travers le renforcement de la présence de  l'administration fiscale à travers le territoire national et l'augmentation  du niveau d'habilitation et d'encadrement de ses ressources humaines». A l'issue de cet exposé, le Premier ministre a souligné la nécessité de  «dresser un tableau de la situation du système national de recouvrement des  taxes et impôts pour palier ces dysfonctionnements et grandes pertes  affectant l'économie nationale, vu le faible niveau de recouvrement  fiscal», soulignant que le paiement d'impôt «est une culture et dénote  l'esprit de citoyenneté devant être chez les citoyens». «L'évasion fiscale  a atteint un niveau inacceptable»,  a-t-il ajouté. M. Bedoui a affirmé que l'Etat «est déterminé à réhabiliter,  moderniser et humaniser l'Administration fiscale et à mobiliser toutes les  ressources matérielles et humaines pour réaliser cet objectif, étant donné  qu'elle est au CŒUR du processus de réforme et de développement de  l'économie nationale». Dans ce cadre, il a été décidé ce qui suit :   - Le ministre des finances a été chargé d'approfondir les propositions  présentées dans le cadre de la mise en place d'une stratégie pluriannuelle  pour réformer le système fiscal national, avec la mise en place de mesures  d'urgence à court terme pour  prendre en charge les disfonctionnements  enregistrés. - Mutualiser les structures réalisées au niveau local, notamment dans le  domaine de la numérisation par les différents secteurs et leur mise à la  disposition du projet de numérisation et de modernisation de  l'administration fiscale. - Accélérer la concrétisation du plan de réforme, relancer la fiscalité  locale et exploiter toutes les assiettes fiscales non exploitées. - Charger le ministre des finances de prendre toutes les mesures immédiates  afin de garantir l'amélioration des conditions d'accueil des citoyens, leur  orientation et la prise en charge de leurs préoccupations durant toutes les  journées ouvrables et l'annulation immédiate du système des jours de  réception. - Garantir les meilleures conditions de travail pour les agents de  l'Administration fiscale et les inciter à augmenter les niveaux de  recouvrement conformément aux normes internationales et aux expériences  réussis à travers le monde, de manière progressive. Par ailleurs, le Gouvernement a écouté l'exposé présenté par le ministre  de l'Habitat concernant les besoins financiers au titre de l'exercice 2020. Cet exposé intervient en application des décisions du Premier ministre,  prises le 30 octobre 2019, portant création d'une commission  intersectorielle, présidée le ministre de l'Habitat et chargée de l'examen  des rallonges budgétaires en vue de parachever les projets de l'habitat en  matière de raccordement aux différents réseaux (électricité, gaz et eau) et  en vue de répondre aux demandes d'aides aux logements ruraux et aux  logements promotionnels locatifs (LPL). Au terme de l'exposé, le Premier ministre a mis l'accent sur «la  nécessité de la mise en œuvre des décisions du Gouvernement, notamment  celles relatives au parachèvement de tous les programmes de logement afin  de les mettre à la disposition de tous les citoyens». Le Premier ministre a souligné également la nécessité de «diversifier les  ressources de financement des nouveaux projets de logement, pour ne pas  dépendre entièrement du Trésor, outre la mise en place d'un atelier pour  examiner les mécanismes de mise place de nouvelles stratégies basées sur  l'ouverture du marché immobilier avec l'association de tous les  intervenants du marché, à l'instar des promoteurs immobiliers publics et  privés et les entrepreneurs ayant de l'expérience dans la réalisation des  projets de logements».  Il a également souligné «la détermination du Gouvernement à parachever les  programmes de logements en cours de réalisation. A ce titre, une enveloppe  financière de 50 milliards de dinars a été consacrée, au titre de  l'exercice 2020, à la réalisation d'un programme supplémentaire de  logements sociaux et l'affectation d'aides au logement rural et  lotissements sociaux et le raccordement aux différents réseaux.  

L’ANIE annonce la signature samedi d’une charte d'éthique des pratiques électorales

mer, 13/11/2019 - 18:35
Une charte d'éthique des pratiques électorales, élaborée par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), sera signée samedi à Alger. Cette charte "expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral", selon ce document. Elle stipule que le comportement moral relatif au processus électoral "entend le respect des principes démocratiques de base à travers le libre exercice des droits démocratiques sans intimidation, notamment le droit de se porter candidat, le droit de vote, le caractère secret du vote, la transparence du financement des campagnes électorales ainsi que l'indépendance et la neutralité de l'institution en charge des élections et des services qui en dépendent". La charte énonce également que "tous les acteurs participant au processus électoral doivent accepter la responsabilité d'agir de façon à maintenir et à renforcer la confiance du citoyen par rapport à l'intégrité et la transparence du processus électoral". Cette charte cite, par ailleurs, 10 principes généraux, dont la souscription de tous les acteurs participant au processus électoral aux principes d'élections "libres et équitables" et au respect des lois électorales. Elle stipule, en outre, que les membres de l'ANIE, ses démembrements et services administratifs qui en relèvent s'engagent "à s'astreindre au respect du principe de neutralité, d'impartialité et de traitement équitable des candidats aux élections et s'interdire tout comportement ou action susceptibles d'altérer ces principes". De leur côté, les candidats et les partis politiques participant aux élections s'engagent notamment à "faire des déclarations publiques véridiques et doivent s'abstenir de tous propos diffamatoires, insultes, invectives envers un autre candidat ou acteur du processus électoral et toute autre déclaration qu'ils savent être erronée". Cette charte s'adresse aussi aux responsables des médias nationaux audiovisuels, de la presse écrite et électronique et les intervenants qui en dépendent, qui doivent s'engager, entre autres, à informer les électeurs de leurs droits, des dates d'inscription de recours sur les listes électorales, informer les électeurs sur les programmes des candidats aux élections et à assurer une couverture globale, équilibrée et objective durant toutes les phases de l'opération électorale, de manière impartiale et sans aucune discrimination entre les candidats. APS

Détenus porteurs de l’emblème amazigh : les tribunaux de Bab El Oued et de Bainem à Alger prononcent, chacun, 5 acquittements

mer, 13/11/2019 - 18:25
Les tribunaux de Bab El Oued et de Bainem (Cour d'Alger) ont acquitté, mercredi, chacun, cinq (05) jeunes porteurs de l’emblème amazigh, arrêtés lors des marches populaires pour "atteinte à l'unité nationale". Pour le même motif, le tribunal de Sidi M'hamed avait condamné, mardi, vingt-et-un (21) jeunes à une année de prison ferme, dont six avec sursis assortie d'une amende de 30.000 DA, et six (06) autres jeunes à six mois de prison ferme assortie d'une amende de 20.000 DA. Une autre audience a été programmée pour le lundi prochain afin de statuer dans les dossiers de 20 autres jeunes poursuivis pour les mêmes charges, dont 9 sont placés sous contrôle judiciaire et 11 en détention provisoire. APS/RN

Souhil Guessoum, conseiller du candidat Ali Benflis : Constitution, Justice, et dissolution de l’APN, des réformes tous azimuts

mer, 13/11/2019 - 16:57
Un changement politique, des mesures économiques et une réforme profonde de la justice. Ces «principaux» points contenus dans le programme électoral du candidat à la magistrature suprême, Ali Benflis, ont été explicités, ce jeudi, par son conseiller, Souhil Guessoum. Invité à s’exprimer dans l’émission L’invité de la rédaction de la radio Chaine 3, M. Guessoum affirme que la démarche du candidat vise à instaurer un Etat de droit par une démarche d’ensemble qui commencera par des mesures d’urgence pour parvenir à la refondation nationale. «Il y a, indique-t-il, des actions d’urgence nationales politiques telles que la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation d’une élection législative anticipée libre et transparente, la révision des lois organiques concernant les partis politiques, le régime électoral et l’Autorité indépendante». C’est à cette «APN légitime» que sera proposée la mouture de la »nouvelle constitution» avant d’être soumise à un référendum populaire.  S’engageant à composer un «gouvernement d’ouverture politique», l’ancien chef du gouvernement promet, par la voix de son conseiller, «un régime semi-parlementaire» et une nouvelle Constitution garantissant les libertés et les droits, un nouveau paysage médiatique avec la dépénalisation du délit de presse, la moralisation de la pratique politique et de la vie publique, une gouvernance moderne, une société civile plus présente… «Si je peux résumer la nouvelle Constitution, dira M. Guessoum, c’est une séparation des pouvoirs pour sortir le pays de la gouvernance d’une seule personne vers une bonne gouvernance d’institutions légitimes qui assureront la pérennité du pouvoir et du peuple algérien». L’Invité de la Chaine 3, s’est attardé particulièrement sur la réforme de la justice, «qui tient à cœur à M. Ali Benflis», dit-il, pour fonder une justice indépendante et une égalité devant la loi. «Une justice indépendante a toujours été le combat de M. Benflis qui avait mis sur les rails une justice indépendante de la vie de tous les cadres de la justice entre les années 88 et 90». Dans le cadre de cette réforme, «le président et les ministres seront justiciables, le privilège de juridiction sera supprimé et les parlementaires auront une immunité uniquement lors de l’exercice de leurs activités», précise M. Guessoum. Les réformes économiques ne sont pas en reste dans le programme du candidat, son conseiller revient sur les principales mesures contenues dans le programme qui visent à faire sortir le pays de «la dépendance des hydrocarbures pour créer de l’investissement, de l’emploi et de la richesse».  

Bensalah passe en revue avec Bedoui plusieurs dossiers relatifs à l'emploi, à l'intérieur, à l'habitat et au numérique

mar, 12/11/2019 - 21:30
Le chef de l'Etat Abdelkader Bensalah a reçu mardi le Premier ministre Noureddine Bedoui, avec lequel il a passé en revue plusieurs dossiers relatifs aux secteurs du travail, de l'intérieur, de l'habitat et du numérique, indique un communiqué de la Présidence de la République. Lors de l'audience durant laquelle la situation politique et socioéconomique du pays a été abordée dans le cadre du suivi par le chef de l'Etat de l'action du Gouvernement, M. Bedoui a évoqué "l'avant-projet de loi complétant la loi relative au placement des travailleurs et au contrôle de l'emploi, adoptée par le Gouvernement, visant l'adaptation de la législation pertinente avec les développements du marché du travail et l'amélioration du service public de l'emploi en lui conférant davantage efficacité et de souplesse". Le Premier ministre a rappelé, dans ce cadre, "les efforts du Gouvernement visant à prendre en charge le dossier des jeunes bénéficiaires de contrats de pré-emploi". A ce propos, le chef de l'Etat a instruit le Gouvernement à l'effet de "mettre en vigueur l'amendement proposé à même d'assurer l'organisation du marché de l'emploi en l'adaptant avec les aspiration des jeunes et la dynamique économique envisagée". Il a souligné l'impératif "de régulariser définitivement le dossier des contrats de pré-emploi dans le cadre d'une approche dont le but est le renforcement des ponts entre l'administration publique et l'entreprise économique au mieux des intérêts de nos jeunes". Dans le même ordre d'idée, le Premier ministre a souligné l'approbation par le Gouvernement d'un décret présidentiel portant "création, organisation et fonctionnement d'une Agence nationale pour le développement de la numérisation, ayant entre autres missions l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie globale dans le domaine du numérique et l'utilisation des technologies de l'information et de la communication, en renforcement des actions incitatives décidées en faveur de ce type de start-up". A cet effet, le chef de l'Etat s'est félicité de la création de cette Agence devant, a-t-il dit, "contribuer à l'amélioration des services prodigués au citoyen" et a ordonné d'accélérer la tenue d'assises nationales de haut niveau permettant de s'enquérir de l'état de la numérisation des entreprises et des administrations publiques et de stimuler l'opération de mise en place de la stratégie nationale avec la participation de tous les acteurs dans ce domaine, générateur de richesses et critère d'évaluation du niveau de progrès des pays".       M. Bedoui a évoqué également l'approbation par le Gouvernement du "projet de décret exécutif relatif aux missions, à l'organisation et à la gestion de l'Agence nationale de l'aviation civile, liées au control et à la surveillance des activités de l'aviation civile". Saluant, dans de ce sens, "l'effort consenti visant à mettre en place un cadre juridique adéquat en matière d'aviation civile, le Chef de l'Etat a mis en avant l'impératif d'être au diapason des développements survenus en la matière tout en s'adaptant aux règles en vigueur, dans le cadre du respect des normes de sécurité de l'aviation civile". Par ailleurs, le Premier ministre a passé en revue "le projet de restauration et d'aménagement de la prison de Serkadji pour la transformer en un musée public national dont la mise en œuvre a été confiée à des représentants des secteurs de la Culture, des Moudjahidine, de l'Habitat et de la Justice avec la participation de techniciens, d'historiens, d'académiciens et de témoins". Le chef de l'Etat s'est félicité de ce projet et de sa contribution à "la préservation de la mémoire collective de la Nation, d'autant que ce musée mettra l'accent sur les pratiques barbares de l'occupant qui n'a pas pu entamer la détermination et la résistance du peuple algérien". Sur le dossier de l'habitat, M. Bedoui a rappelé les "premières mesures aux plans national et local pour la régularisation de la situation juridique des logements de manière à permettre d'élaborer une base de données sur le parc immobilier tout en repérant les obstacles empêchant les citoyens d'obtenir des actes de propriété".   Dans ce cadre M. Bensalah a réaffirmé "l'importance du travail ininterrompu visant le suivi de l'état d'avancement de cette opération et la levée de tous les obstacles qui se posent, outre l'installation des commissions locales, en insistant sur la présentation d'un bilan sur le taux d'avancement de leurs travaux de façon régulière". Dans le même contexte, le Premier ministre a évoqué "l'action visant l'élimination définitive de l'utilisation de l'amiante dans le domaine du bâtiment et le désamiantage des bâtisses contenant cette matière". Intervenant dans ce sens, le chef de l'Etat a souligné la nécessité d'une "meilleure prise en charge de ce phénomène, au regard de ses menaces directes sur la santé publique", donnant des instructions pour "le renforcement des capacités nationales de recherche et de pratique dans ce domaine, en vue de tirer profit des expériences qui existent déjà au niveau des différents secteurs ainsi que la création d'établissements et de laboratoires spécialisés dans la détection de l'amiante en vue de son élimination définitive du parc national". Enfin, les plus importants rendez-vous internationaux de haut niveau auxquels l'Algérie doit participer en novembre, ont été évoqués ainsi que le niveau de représentation et la contribution de l'Algérie aux travaux de ces rencontres. APS  

Pour leur 38ème mardi de mobilisation : les étudiants ne lâchent pas prise et persistent dans leurs revendications

mar, 12/11/2019 - 20:38
Nouvelle mobilisation des étudiants, ce mardi, leur 38ème de suite. Ils ont marché à Alger et dans plusieurs villes du pays (Oran, Tizi Ouzou, Bouira, Bejaia, Constantine, Annaba, Batna…). Ils ne lâchent pas prise, ils persistent et signent, réitérant leurs revendications relatives au rejet de toute élection avant le départ des figures de l’ancien système et une transition politique vers un état de justice et de démocratie.   Les étudiants ont également appelé à la libération des détenus d’opinion du mouvement populaire. A Alger, malgré le mauvais temps, les étudiants, renforcé par des enseignants universitaires et de nombreux citoyens, ont marché, comme à leur habitude, depuis la Place des Martyrs jusqu’à la Grande Poste. Ils ont entonné des chants et des slogans et ont brandi des pancartes et des banderoles, qui résument leur espoir et leurs revendications d’une Algérie libre et démocratique, d’une justice indépendante et d’une presse libre.

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