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Réunion du Gouvernement: approbation de projets de décrets exécutifs et de marchés de gré à gré

mar, 10/12/2019 - 23:58
Le Gouvernement a tenu mardi une réunion sous la  présidence du Premier ministre, Noureddine Bedoui, consacrée à l'examen et  à l'approbation de trois (3) projets de décrets exécutifs et de marchés  suivant la procédure de gré à gré simple, indique un communiqué des  services du Premier ministère, dont voici le texte intégral: "Le Gouvernement a tenu, mardi une réunion sous la présidence du  Premier ministre, Noureddine Bedoui, consacrée à l'examen et au débat d'un  (1) projet de décret présidentiel, de trois (3) projet de décrets exécutifs  et des marchés suivant la procédure de gré à gré simple qui concernent les  secteurs de l'Intérieur, des Finances, de l'Agriculture, de lئEnseignement  supérieur et de la Recherche scientifique, des Ressources en eau, du  Travail et des Travaux publics et des Transports.  Premièrement: Le Gouvernement a examiné et approuvé un projet de  décret exécutif portant création d'une Ecole nationale supérieure des  forêts dans la wilaya de Khenchela, présenté par le ministre de  L’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ce texte s'inscrit dans le cadre de la stratégie de développement et  du renforcement du système national de lئEnseignement supérieur et de la  Recherche scientifique et son adaptation aux besoins réels de la relance du  développement économique, en focalisant sur les domaines prioritaires où  notre pays recèle de grands potentialités, comme c'est le cas du secteur  des forêts. D'une capacité d'accueil de 1614 places pédagogiques, ce  nouveau pôle garantira la formation des cadres et enseignants dans le  domaine des forêts et de la protection de l'environnement. Intervenant à cette occasion, le Premier ministre a indiqué que la  création de cette Ecole représente un acquis important pour le secteur de  l'Agriculture et pour l'avenir de l'Algérie en général et que par  l'adoption de ce texte, le Gouvernement ajoute un nouveau jalon au système  de formation de lئEnseignement supérieur et de la Recherche scientifique,  reflétant e l'orientation stratégique vers la valorisation des ressources  de notre pays dans le secteur de l'Agriculture et la consolidation de la  place de ce secteur dans l'économie nationale.  Pour réaliser l'objectif escompté de la création de ce pôle universitaire,  le Premier ministre a donné les instructions suivantes :  La création de cette Ecole doit être accompagnée d'un partenariat  réel entre les secteurs de l'Agriculture et de l'Enseignement supérieur,  notamment en ce qui concerne la définition des spécialités et des domaines  de recherche et de développement.  Travailler dès maintenant à la mise en place de passerelles entre cette  Ecole et les secteurs d'activité dans le domaine agricole afin de garantir  une utilisation optimale des diplômés de cette Ecole et leur intégration  rapide dans des postes de travail adéquats à leurs compétences. Le Premier  ministre a ordonné la mise ne place des dispositifs juridiques et des  mesures nécessaires à cet effet. Dans le même contexte le premier ministre a salué l'intérêt  grandissant des étudiantes pour les spécialités en lien avec le domaine de  l'Agriculture, exclusivement réservées à la gente masculine il n'y a pas si  longtemps (12.000 étudiantes sur un total de 15.000 inscrits).  Il a  affirmé, à ce propos, que tous les domaines de formation et l'activité  agricole en général, demeurent ouverts aux filles et le Gouvernement est  déterminé à offrir les mêmes chances et le même niveau d'encouragement et   d'accompagnement à nos garçons et à nos filles, d'autant plus que les  filles de cette patrie ont prouvé, à maintes reprises, leur contribution  précieuse au développent de l'économie nationale, y compris dans le secteur  de l'Agriculture et des Forêts. Deuxièmement: Le Conseil du gouvernement a examiné et adopté un projet de  décret exécutif, présenté par le ministre de l'Agriculture, du  Développement rural et de la Pêche, portant création et définition des  missions, l'organisation et le fonctionnement d'une Commission nationale et  de Commissions wilayales multisectorielles de prévention et de lutte contre  les maladies transmissibles de l'animal à l'homme. Le projet de ce texte vise à consolider la stratégie de prévention et de  lutte contre les maladies transmissibles de l'animal à l'homme à travers  l'élargissement des missions de ces Commissions et leurs composantes aux  niveaux national et local, en y intégrant différents intervenants et en  élevant les niveaux de coordination, de suivi et d'évaluation de la mise en  ouvre de cette stratégie, dont l'objectif est de faire face à des maladies  constituant une réelle menace pour la santé publique, notamment la rage, la  brucellose, la leishmaniose et le kyste hydatique, au regard des nombreux  cas et décès enregistrés annuellement. Intervenant au terme de l'adoption du ce texte, M. Bedoui a mis l'accent  sur l'impératif du suivi effectif et minutieux de la mise en oeuvre des  recommandations de ces Commissions et de la nécessité de mettre en place  des passerelles de coopération et de coordination avec les autres secteurs  concernés, faisant savoir que cet amendement est à même de garantir la  conformité de la stratégie nationale en matière de lutte contre ces  maladies aux normes internationales, notamment aux recommandations de  l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de l'Organisation  mondiale de la Santé (OMS). Troisièmement: le Gouvernement a adopté, après examen, le  projet d'un décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif N  2000-253 du 23 août 2000 portant création, organisation et fonctionnement  de l'Institut national de prévention des risques professionnels, présenté  par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Le projet de ce texte vise l'adaptation et la réorganisation des missions  de l'Institut pour être au diapason des exigences imposées par la réalité  actuelle et l'élaboration de programmes de recherche, notamment dans les  domaines comportant des risques professionnels. Il tend, en outre, à  assurer des niveaux plus élevés de maitrise des risques et de coordination  institutionnelle, notamment à travers le renforcement de la contribution du  partenaire sociale, en intégrant dans les organes de cet Institut la  représentation des organisations syndicales et des autres secteurs  concernés. A l'issue de l'adoption du ce texte, le Premier ministre a souligné  l'impératif de réunir toutes les garanties et conditions de sécurité aux  travailleurs dans tous les secteurs d'activité, à travers le respect strict  des normes en vigueur en la matière et d'oeuvrer au renforcement de ces  normes et le contrôle de leur mise en oeuvre. Dans ce sen, le Premier ministre a donné des instructions pour le  raffermissement des prérogatives de cet Institut et de ses dimensions  scientifique et de recherche par l'élargissement de la composante de ces  organes à des compétence d'experts et de chercheurs dans le domaine.  En fin, le Gouvernement a donné son accord préalable, après examen, pour  la passation de marchés en gré à gré simple portant sur d'importants  projets de développement dans les secteurs de l'Intérieur, de la Jeunesse  et des sports, des Ressources en eau et des Transports et des travaux  publics. Il s'agit des projets suivants :  *Le secteur des Travaux publics et des transports: - Projet de modernisation de la route nationale N 06 sur une distance de  550 km entre Regane-Bordj Badji Mokhtar-Timiaouine, - Projets d'extension de la ligne Tramway H'raoua-Aïn Taya- Bordj El Bahri  et de la ligne Métro Taleb Abderrahmane-Chevalley. Réagissant à la présentation du premier projet, le Premier ministre a  réitéré la ferme  détermination du Gouvernement à poursuivre la politique  de désenclavement des région du Grand Sud et à garantir des infrastructures  routières offrant aux citoyens la sécurité et le confort, et ce à travers  la mobilisation de toutes les ressources financières et humaines. Il a ajouté que ce projet en particulier revêt un caractère prioritaire  d'où la nécessité d'accélérer la cadence de réalisation sur tout la  longueur de cet axe de 550 km. A cet effet, le Premier ministre a donné des instruction pour la  réalisation de ce projet dans un délais ne dépassant pas deux années  (2020-2021) dans le cadre d'un Contrat Programme en deux tronçons  avec des  entreprises nationales spécialisées. Concernant les extensions des lignes Tramway et Métro d'Alger, le Premier  ministre a affirmé que ce projet s'inscrit dans le cadre d'une stratégie globale visant la modernisation et le développement du réseau des  transports au niveau de la capitale.  Cette stratégie comprend plusieurs extensions de lignes Métro et Tramway  pour le raccordement de nombreuses autres communes en réponse à la forte  demande sur ces moyens de transport. Le Métro devra arriver jusqu'au  communes de Ouled Fayet et de Draria, et vers l'Est d'Alger jusqu'à  l'Aéroport  international et la commune de Baraki. L'extension en cours de  réalisation reliera Chevalley à Taleb  Abderrahmane. La ligne Tramway sera étendue davantage pour profiter au plus grand nombre  possible de citoyens d'Alger Est entre H'raoua, Aïn Taya et Bordj El Bahri. * Les secteurs de l'Intérieur et de la Jeunesse et des sports: Il s'agit de projets relatifs aux préparatifs des Jeux méditerranéens,  prévus en 2021 à Oran, notamment la réalisation des réseaux de téléphonie  et d'internet, l'équipement du nouveau Stade olympique (40.000 places) en  systèmes de vidéo-surveillance et  l'approvisionnement en eau potable et en  éclairage par énergie solaire. Intervenant à l'issue de l'approbation des projets de ces marchés, le  Premier ministre a ordonné la  généralisation du billet électronique et la  mise à profit de l'expérience de l'entreprise qui en a assuré la gestion au  niveau du Stade du 05 juillet pour sa généralisation au reste des stades et  structures sportives à l'échelle nationale. Cette décision du Gouvernement vise à endiguer le phénomène de la  violence  dans les stades et à aller vers le professionnalisation des  manifestations  sportives.  Dans le même contexte, le Premier ministre a ordonné la numérisation de  l'opération de réservation des billets des Jeux méditerranéens 2021 à Oran,  mettant en avant l'impératif de l'association de toutes les wilayas du pays  à ce rendez-vous sportif régional. * Secteur de l'Agriculture : Il s'agit de réaliser les travaux d'aménagement des bassins versants en  amont des barrages, de développer les régions montagneuses, de lutter  contre la dégradation des sols au niveau des steppes et dans le Sud, et de  concrétiser le programme nationale de reboisement (PNR). Intervenant après l'approbation de ces deux projets, le Premier ministre a  mis en avant l'impératif d'encourager et d'accompagner les petites et  moyennes entreprises (PME), notamment dans les contrées reculées et les  zones rurales, et de leur implication dans ces projets ce sens que c'est à  elles que reviendront les missions d'entretien et de suivi des projets  réalisés dans l'avenir. A ce propos, le Premier ministre a décidé de l'attribution d'un taux de  40% de ce marché dans le cadre de l'entrepreneuriat, aux PME activant dans  le domaine. * Secteur des Ressources en eau:  Il s'agit de projets visant à traiter le phénomène de la remontée des eaux  dans la wilaya de Ouargla et de réhabiliter le système d'assainissement à  travers le parachèvement des travaux de réhabilitation de 15 stations. Des  opérations relancées conformément aux instructions du Premier ministre lors  d'une précédente réunion du Gouvernement pour la prévention de la santé du  citoyen des maladies occasionnées par la remontée des eaux dans cette  wilaya, et en concrétisation des efforts de l'Etat en matière de  préservation de la santé des citoyens et la garantie de l'eau potable.  aps

Bensalah examine avec Bedoui la situation socio économique et signe 5 décrets présidentiels portant ratification d'accords bilatéraux

mar, 10/12/2019 - 20:38
Le Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a reçu mardi, le Premier ministre, Noureddine Bedoui avec lequel il a passé en revue la situation socio économique du pays, indiqué la Présidence de la République dans un communiqué. "Dans le cadre du suivi des activités du Gouvernement, le chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, a reçu ce mardi 10 décembre 2019 le Premier ministre, M. Noureddine Bedoui avec lequel il a examiné la situation politique à la veille de l'élection présidentielle et un rapport sur la situation socio-économique", lit-on dans le communiqué. Selon la même source, le Premier ministre a évoqué, a ce propos, les résultats du Conseil interministériel, tenu le 7 décembre 2019, consacrée à l'évaluation de la session du Hadj 2019 et à l'examen des préparatifs de la session du hadj 2020, mettant en avant les principaux axes abordés, notamment la gestion électronique de toutes les étapes du pèlerinage et l'organisation du tirage au sort, par anticipation et en une seule opération, pour deux sessions consécutives. A cet égard, M. Bensalah a salué les efforts consentis pour promouvoir les prestations offertes à nos Hadji, exhortant le Gouvernement à œuvrer davantage en coordination avec tous les acteurs pour une prise en charge optimale lors de leur présence sur les Lieux Saints, ajoute le communiqué. Le Premier ministre a évoqué, par ailleurs, les conclusions de la réunion du Conseil du Gouvernement du 04 décembre 2019 consacrée à l’approbation d'une série de textes juridiques relatifs aux secteurs de l'Intérieur, des Finances, des Affaires religieuses, de l'Education, de l'Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sports, de l'Habitat, du Commerce, des Ressources en Eaux et de la Santé. Soulignant "l'importance des procédures mises en place par l'Etat, notamment celles visant la rationalisation des dépenses publiques et la réduction du déficit de la balance des paiements ainsi que des grands investissements décidés par l'Etat pour améliorer le niveau de vie des citoyens à travers tout le territoire national, le Chef de l'Etat a mis en avant l'impératif d'œuvrer à l'amélioration de la qualité du service public, particulièrement dans les domaines prioritaires". L'audience a été, en outre, l'occasion d'aborder les principales rencontres internationales de haut niveau auxquelles l'Algérie a pris part le mois courant", conclut le communiqué. Bensalah signe 5 décrets présidentiels portant ratification d'accords bilatéraux Par ailleurs, Abdelkader Bensalah, a signé mardi cinq décrets présidentiels portant ratification d'accords bilatéraux dans les domaines de la coopération et du commerce, conformément à l'article 91-9 de la Constitution, indique un communiqué de la présidence de la République. Le premier décret concerne l'accord cadre relatif à la coopération dans le domaine de la santé entre le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le gouvernement de la République de Cuba, signé à Alger le 10 mai 2016. Le second décret porte sur l'avenant n 1 à l'accord cadre relatif à la coopération dans le domaine de la santé entre le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le gouvernement de la République de Cuba, signé à la Havane le 30 janvier 2018. Le troisième décret est relatif à l'accord commercial entre le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le gouvernement de la République fédérale démocratique d'Ethiopie, signé à Alger le 13 avril 2017. Le quatrième décret a trait au protocole de coopération entre le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le gouvernement de la République de Turquie sur la valorisation du patrimoine culturel commun, signé à Alger le 6 février 2018. Le cinquième décret concerne le mémorandum d'entente entre le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire et le gouvernement de la République fédérale démocratique d'Ethiopie pour la coopération dans les domaines de l'élevage et de la pêche, signé à Alger le 13 avril 2017. APS

Comptes devises des particuliers: les explications de la Banque d’Algérie

mar, 10/12/2019 - 17:21
Les mesures adoptées dans le traitement par les banques des opérations sur les comptes devises des particuliers s’inscrivent dans le cadre des directives de la Banque d’Algérie (BA), visant à promouvoir l'inclusion financière, a précisé la BA dans une nouvelle note adressée aux banques et établissements financiers. Suite aux questions et aux interrogations qui ont été soulevées concernant les modalités pratiques en matière de traitement par les banques des opérations sur les comptes devises de leur clientèle, la Banque d’Algérie a indiqué que "les mesures à adopter dans le traitement desdites opérations, doivent continuer à s’inscrire dans le sillage des directives figurant dans les notes n 01-2018 du 14 février 2018 et n 02- 2018 du 19 juin 2018 de la Banque d’Algérie", lit-on dans le document de la BA. "Les banques sont invitées, dans le cadre de la promotion de l’inclusion financière relative à l’épargne en devises des particuliers, à faciliter l’ouverture desdits comptes et de leur alimentation, à l’instar de ceux libellés en monnaie nationale, dans le respect du dispositif législatif et réglementaire en vigueur", selon la même source. Cela étant rappelé, a-t-elle poursuivi, "sans se départir de l’observation de la diligence et du devoir de vigilance, nécessaire" en matière de connaissance de leurs clients et de la cohérence des opérations (versements, virements, retraits, des mouvements opérés et de la marche du compte..), initiées sur les comptes des clients, au regard de leur profil, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur relatives à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Etant entendu, que "les seuils de référence fixés par voie légale et réglementaire, se rapportent aux déclarations douanières que doivent observer les voyageurs résidents et non-résidents, en provenance de ou à destination de l’étranger, en conséquence, toute disposition contraire est nulle et non avenue", a ajouté la note de la BA. Pour rappel, le ministre des Finances, Mohamed Loukal avait précisé récemment à l'APN que la dernière note de la Banque d'Algérie (BA) relative à l'obligation de déclarer l'origine des dépôts bancaires en devises "concerne exclusivement les étrangers". La BA avait demandé aux banques dans une correspondance datée du 27 octobre écoulé, que " toute alimentation d'un compte devises pour un montant égal ou supérieur à l'équivalent de mille (1.000 euros) doit être appuyée, préalablement, par une déclaration douanière d'importation de ce montant". Le ministre a rappelé qu'il avait personnellement exempté les citoyens, en juin 2018, lorsqu'il était gouverneur de la BA, de déclarer la source d'alimentation en monnaie nationale et en devises. " Cette mesure incitative a permis de drainer environ 500 millions de dollars en nouveaux dépôts en seulement sept (7) mois", avait indiqué M. Loukal, mettant l'accent sur l'impératif d'asseoir "la confiance entre le client, l'administration et les banques". APS

La dette fiscale dépassait les 30 milliards de dollars à la fin 2016 (Cour des Comptes)

mar, 10/12/2019 - 13:27
La dette fiscale, détenue par les directions des impôts des wilayas ainsi que par la Direction des Grandes Entreprises (DGE), hors les amendes judiciaires, a atteint plus de 3.600 milliards (mds) de DA à la fin 2016, selon le Rapport annuel de la Cour des Comptes publié au dernier journal officiel. Relevant le "faible recouvrement des droits constatés, privant le Trésor public de recettes, et aggravant les restes à recouvrer", le rapport précise que le montant détenu par les directions des impôts de wilayas s’est élevé, à la fin de 2016, à 11.379,166 mds de DA dont 3.629,24 mds de DA afférents à la dettes fiscale et 7.749,925 mds de DA au titre des amendes judiciaires. A ce total, viennent s’ajouter les restes à recouvrer enregistrés au niveau de la Direction des Grandes Entreprises, qui s'élèvent à 170,834 mds de DA, selon le rapport. La Cour relève, pour 2016, et à l’instar des exercices précédents, la "prédominance des recouvrements par mode de retenue à la source et de paiement spontané et des prévisions peu maitrisées, en dégageant une moins-value importante, estimée à - 230,69 mds de DA". Les recettes en provenance de certains impôts et taxes, comme l'IBS, les recettes ordinaires et l'impôt sur le patrimoine, demeurent "en deçà des attentes au détriment du principe de l’égalité devant l’impôt", note le rapport qui attribue cette contre-performance aux difficultés rencontrées par les services de l'assiette fiscale dans la détermination de la matière imposable, au manque d'intervention chez les redevables et au manque de recensement périodique. Le faible rendement de ces impôts est également dû à "la prolifération des phénomènes de l’évasion et de la fraude fiscale", souligne la Cour des Comptes. L’importance de la dépense fiscale, estimée à 886,325 mds de DA en 2016, dont l’impact sur l’économie, à travers la valeur ajoutée que suscitent ces avantages, n’est pas évalué, a aussi contribué à ce résultat. Ainsi, la Cour pointe du doigt dans son rapport "la manque d'efficacité et d'efficience dans l'application des procédures de recouvrement". "Malgré des instructions données par l’administration des impôts aux services externes, y dépendants, en vue d’assainir les fichiers des contribuables, la situation reste non apurée, plutôt aggravée, en raison, notamment de la faiblesse des recouvrements par voie de rôles et le manque d'efficacité et d'efficience dans l'application des procédures de recouvrement", souligne la Cour.

L’expert financier, Abderrahmane Benkhalfa : il faut libérer les banques du monde politique et des injonctions administratives

mar, 10/12/2019 - 11:16
Compte tenu de l’état de son économie, l’expert financier, Abderrahmane Benkhalfa, juge « prioritaire » pour l’Algérie, de libérer les secteurs bancaire et financier, en phase, dit-il, d’un « décalage important » par rapport aux pratiques internationales.   Reçu, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, il explique qu’en ce faisant, il s’agit d’inscrire leur modernisation  « dans la durée », aux fins de les libérer des habitudes du « court-termisme ». Pour réussir le chantier de cette restructuration, cet ancien ministre des Finances propose d’ouvrir les banques Algériennes au capital, à la bourse et aux partenaires étrangers, signalant au passage que celles-ci sont présentement détentrices d’un portefeuille de 11.000 milliards de dinars.     Si, constate-t-il, celles-ci n’ont pu évoluer, c’est parce que, selon lui, tout comme les autres secteurs économiques, elles se sont trouvées coincées « entre un excès de social et d’options politiques ». Pour lui, il ne sera possible de revoir le modèle de gouvernance des institutions financière, qu'en les libérant des interférences du monde politique et des injonctions administratives. Pour asseoir leur autonomie, il faudrait, d’après M. Benkhalfa, qu’y soient désignés, tout comme d’ailleurs dans l’ensemble des entreprises publiques, des administrateurs indépendants, dotés d’un pouvoir d’initiative et de prise de décisions. D’un autre coté, poursuit-il, il convient de « mixer » les capitaux jugeant que si ceux détenus par les banques sont à « cent pour cent » publics, celles-ci ne pourraient pas changer de mode de gouvernance. Mettant, par ailleurs, en cause les interférences de la Banque centrale sur les activités des organismes financiers, l’intervenant l'appelle à « lever le pied » rappelant, qu’à ce jour, toute décision de leur part doit préalablement  recevoir son aval. L'intervenant considère, d’autre part, que l’Etat doit, lui aussi, changer ses manières de faire consistant à entreprendre ses politiques publiques et sociales par le biais des banques.                        

Affaire de montage automobile : Ouyahia et Sellal condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme

mar, 10/12/2019 - 11:10
Les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, poursuivis pour «dilapidation de deniers publics», «octroi d'indus avantages» et «abus de fonction» dans l'affaire de montage automobile, ont été condamnés, mardi, respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M'hamed à Alger.  Ouyahia et Sellal ont également écopé d'une amende de 100 millions de centimes chacun pour les mêmes charges. Le tribunal de Sidi M'hamed a aussi prononcé la privation d'Ouyahia de ses droits civils et politiques et la saisie de tous les revenus et biens acquis illicitement. Le tribunal a également condamné par contumace à 20 ans de prison ferme, l'ancien ministre de l'Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb (en fuite) contre lequel un mandat d'arrêt international a été lancé. L'ancien ministre de l'Industrie et des mines, Youcef Yousfi a été condamné, quant à lui, à 10 ans de prison ferme, tandis que l'ancien ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, a été acquitté. Des peines de 10 ans et 5 ans de prison ferme ont été respectivement prononcées à l'encontre de l'ancien ministre de l'Industrie, Mahdjoub Bedda et l'ex-wali de Boumerdes, Nouria Yamina Zerhouni. Dans la même affaire, le tribunal a prononcé des peines de 7 ans de prison ferme à l'encontre des deux hommes d'affaires Ali Haddad et Ahmed Mazouz, 6 ans de prison ferme assortie d'une amende de 600 millions de centimes à l'encontre de l'homme d'affaires Hassan Larbaoui, 3 ans de prison ferme pour l'homme d'affaires Mohamed Bairi, 5 ans de prison pour Amine Tira, 3 ans de prison pour Aboud Achour, et 2 ans de prison pour Mahmoud Chaid et Hadj Said.  Farès Sellal, fils de l'ancien Premier ministre, a écopé de 3 ans de prison ferme, tandis que la directrice de l'Industrie de la wilaya de Boumerdès a été acquittée. APS

Les aveux du membre du staff électoral de Benflis

mar, 10/12/2019 - 09:46
L'enquête préliminaire et judiciaire au sujet de l'individu arrêté lors de la campagne électorale du candidat à la présidentielle Ali Benflis a démontré qu'il s'est rendu coupable d'intelligence avec un Etat étranger, a indiqué lundi un communiqué du procureur de la République près le Tribunal de Bir Mourad Rais (Alger). Le Communiqué précise que "suite à des informations relayées par des médias au sujet d'actes d'intelligence ayant émaillé l'activité de l'équipe de campagne électorale d'un des candidats à la Présidentielle du 12 décembre et attribués à l'un des éléments du staff électoral, le Procureur de la République près le Tribunal de Bir Mourad Rais, en application de l'article 11 alinéa 3 du Code de procédures pénale, informe l'opinion publique qu'une enquête préliminaire approfondie a été diligentée et a conduit à l'arrestation du mis en cause". Selon la même source, "l'enquête préliminaire et judiciaire a démontré que le mis en cause a perpétré des actes d'intelligence avec un Etat étranger auquel il transmettait des rapports réguliers sur la situation en Algérie en général, et sur les conditions de préparation de la présidentielle, en particulier". Les investigations ont dévoilé, précise le Procureur de la République près le Tribunal de Bir Mourad Rais, les éléments suivants: -Le suspect (B.S) faisait partie du staff électoral du candidat à la présidentielle Ali Benflis. L'individu objet de l'enquête a déclaré avoir fait la connaissance du candidat en 2003 et qu'il lui a rendu ainsi qu'à sa famille plusieurs services, dont le règlement d'un problème de compte bancaire ouvert dans le pays étranger en question, en son nom et au nom de son épouse. "Saisi du dossier, le juge d'instruction, après avoir auditionné le mis en cause en première comparution, a rendu une ordonnance de placement en détention provisoire", conclut le communiqué.  

APN: adoption du projet de loi relatif au placement des travailleurs et au contrôle de l'emploi

lun, 09/12/2019 - 20:04
Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, lundi à la majorité, le projet de loi modifiant et complétant la loi N 04-19 du 26 décembre 2004 relative au placement des travailleurs et au contrôle de l'emploi, lors d'une plénière préside par M. Slimane Chenine, président de l'Assemblée. Dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du ministère, le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam a souligné l'importance de l'adoption de ce projet de loi qui "s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Etat dans le cadre de la politique d'appui aux activités, de renforcement de l'emploi et de la recherche de solutions tendant à la dynamisation et à la diversité de l'économie". "Le problème du chômage influe sur la dynamique socio-économique et menace sa cohésion, d'où l'impératif d'engager des débats politiques au double plan national et international pour mettre fin à ce phénomène", a ajouté le ministre, préconisant "d'adapter la législation aux exigences du marché du travail et de renforcer l'approche de réforme du secteur en direction des jeunes pour leur donner davantage d'espoir et de confiance en l'avenir". Le représentant du gouvernement à évoqué, à ce propos, la réduction des délais de traitement des offres d'emploi de 21 jours à 5 jours seulement, affirmant que la responsabilité en matière d'emploi "est une responsabilité commune qui incombe pleinement à tous les acteurs pour faire face radicalement au phénomène du chômage". Pour sa part, le rapporteur de la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle a déclaré que ce projet de loi "qui n'a fait l'objet d'aucun amendement revêt une importance majeure et confirme la réussite de l'expérience de médiation dans le domaine de rapprochement entre l'offre et la demande de l'emploi aux mieux des intérêts des jeunes en leur facilitant les opportunités d'accés à l'emploi". Ce texte de loi, a-t-il encore ajouté "vise à conférer la flexibilité aux mesures de médiation dans le marché de l'emploi, à améliorer la qualité et l'efficacité des services publics de l'emploi et à réduire le traitement des offres d'emploi de 21 jours à 5 jours au maximum". De son côté, la présidente de la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle a précisé que le projet de loi "a été examiné minutieusement et objectivement en vue de renforcer et d'actualiser l'arsenal juridique du secteur du travail et son adaptation aux développements de l'heure dans le monde du travail afin d'assurer des postes d'emploi aux jeunes, éliminer le chômage et favoriser l'égalité des chances sur le marché de l'emploi". APS

Procès d'Ouyahia et de Sellal : le tribunal de Sidi M'hamed rendra son verdict mardi

lun, 09/12/2019 - 16:13
Le tribunal de Sidi M'hamed rendra, mardi, son verdit dans l'affaire de montage de véhicules dans laquelle sont impliqués d'anciens responsables, dont les anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que des hommes d'affaires poursuivis pour dilapidation de deniers publics, octroi d'indus avantages, abus de fonction et financements occultes de la campagne électorale de l'ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika. L'affaire du montage automobile a engendré une perte financière considérable au Trésor public estimée à 128 milliards et 983 millions de da, selon les informations révélées lors de ce procès qui a duré quatre jours. Le procureur de la République avait requis une peine de 20 ans de prison ferme contre les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que l'ancien ministre de l'Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb (en fuite) avec émission d'un mandat d'arrêt international. Ces pertes sont reprochées à trois opérateurs poursuivis dans l'affaire, à savoir Mazouz Ahmed, Larbaoui Hassan et Bairi Mohamed. La société Mazouz de montage de véhicules et de camions est à l'origine de 39 milliards de DA de pertes, l'opérateur Larbaoui Hassan plus de 87 milliards de DA et le groupe IVAL de Bairi Mohamed plus d'un milliard de DA, selon le Trésor public. Le procureur de la République a expliqué que les pratiques relatives à l'investissement dans le domaine du montage automobile, étaient "basées sur le népotisme et le favoritisme d'un opérateur à un autre sans aucun motif légal, ce qui a élargi le fossé entre le peuple et ses institutions". Ce dossier qui a fait l'objet de deux instructions judicaires au niveau de la Cour suprême (pour les cadres supérieurs) et au niveau du Tribunal de Sidi M'hamed (pour les hommes d'affaires), a révélé que "certains hommes d'affaires géraient des sociétés écrans tout en bénéficiant d'indus avantages fiscaux, douaniers et fonciers". A ce titre, il a affirmé qu'en réalité, il n'y avait aucune activité de montage et d'industrie automobile. Dans sa plaidoirie, le collectif de la défense a nié catégorique les charges qui sont retenues contre les prévenus, tentant de mettre en relief le rôle des entreprises de ces investisseurs dans le développement de l'économie nationale à travers la création des postes d'emploi et la formation des travailleurs. En outre, ledit collectif a mis en exergue que les sources de leurs biens "sont légitimes, issues de leurs bénéfices de différents projets d'investissement". De son côté, le procureur de la République a précisé que "ces pratiques irresponsables ont fait perdre au citoyen la confiance dans ses institutions au point où il soupçonne la réalité de ces procès". Il a aussi souligné que "cette affaire est une première dans les annales de la justice algérienne, dont l'importance se traduit par l'application réelle de la loi sur le gouverneur et le gouverné". "En raison des pratiques de ces responsables, l'Algérie n'a pas réalisé de développement économique en dépit des richesses qu'elle recèle. Sa jeunesse souffre de pauvreté et risque sa vie dans les embarcations de la mort", a-t-il soutenu. Au terme de l'intervention du procureur de la République sur les plaidoiries de la défense, le juge a donné la parole aux prévenus pour faire leurs dernières déclarations. Abdelmalek Sellal a, quant à lui, affirmé "son amour pour sa patrie, son dévouement et son abnégation dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées dans son parcours professionnel". Il dit s'être retiré de la direction de la campagne de l'ex président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ayant relevé des dépassements. Pour leur part, les anciens ministres de l'Industrie, Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda, l'ancien ministre des Transports et des travaux publics, Abdelghani Zaalane et l'ex wali de Boumerdes, Yamina Zerhouni ont déclaré "avoir servi la patrie avec dévouement et abnégation", se disant confiants en la justice nationale, plaidant leur acquittement et leur innocence de toutes les accusations qui leurs sont portées. A l'instar de Farès Sellal (fils de l'ancien premier ministre), Senaï Karim, Senaï Sofiane ainsi que des fonctionnaires du ministère de l'Industrie et des mines, les hommes d'affaires poursuivis, Ali Haddad, Ferrat Ahmed, Hadj Malek Saïd, Mohamed Baïri, Maazouz Mohamed, Achour Abboud, Hassan Larbaoui et Nemroud Abdelkader ont demandé leur acquittement, plaidant leur innocence des accusations qui leurs sont portées. APS

Charfi : les Algériens éliront un président capable de fédérer les "forces qui ont constitué le Hirak"

lun, 09/12/2019 - 13:53
Le scrutin du 12 décembre permettra à l'Algérie d'élire un président capable de fédérer les "forces qui ont constitué le Hirak" autour du projet de l'édification de la "nouvelle Algérie", a indiqué le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi. "On ne va pas voter pour un homme, on va voter pour l’Algérie, on va élire son président. Le choix c’est le choix de l’Algérie (...). Parce qu’un président élu, a la légitimité de rassembler, de nouveau, les forces qui ont constitué le Hirak pour en faire la force vivante qui construira l’Algérie nouvelle", a déclaré M. Charfi à l'agence russe Sputnik. Le président de l'ANIE a affirmé, à ce propos, que le mouvement de contestation populaire "Hirak" n'est "pas spontané", mais le résultat de plusieurs années de" frustration". "Il est venu comme un sursaut salvateur pour le pays", a-t-il estimé, soutenant que le scrutin du 12 décembre constitue "la continuation de ce sursaut salvateur". M. Charfi a rappelé, dans ce contexte, que la mise en place de l'instance indépendante des élections est une "exigence du Hirak" qui "a imposé une interprétation populaire de la constitution". "Il a fallu interpréter d’une façon originale et inédite la notion de souveraineté populaire dans la Constitution, consacrée dans les articles 7 et 8 et qui font du peuple la source de la souveraineté", a-t-il expliqué, soulignant que cette interprétation "a permis de promulguer une loi organique", une première au monde. Détaillent les assurances que fournit l'instance qu'il dirige pour garantir la transparence du scrutin du 12 décembre, M. Charfi a souligné son "caractère indépendant". "Elle (ANIE) a été investie comme on investit le président de la République", a-t-il rappelé, faisant remarquer que cette investiture signifie qu'elle "est réellement indépendante de toute tutelle de l’Etat quelle que soit sa forme, quelle que soit sa nature". "Donc, première garantie, indépendance totale sur le plan institutionnel", a-t-il insisté. La deuxième garantie réside, a-t-il poursuivi, dans le fait que l’ANIE a "la pleine maîtrise des moyens qu’elle juge nécessaires pour l’accomplissement de sa mission", notamment financiers et logistiques. Selon M. Charfi, la troisième garantie a trait à la "mise en place des structures de l’Autorité indépendante au niveau local". "Aucune tierce personne ne peut s’immiscer dans l’élection", a-t-il soutenu.

Mme Imène Houda Feraoun : le câble à fibres optiques entre L’Espagne et l’Algérie contribuera à renforcer et sécuriser les liaisons avec l’étranger

lun, 09/12/2019 - 10:49
Au delà des discours maintes fois répétés, l’économie numérique en Algérie continue d'accuse de sérieux retard qu’illustre l’inauguration du câble à fibres optiques, entre l’Espagne et l’Algérie, qui aura attendu 18 mois pour devenir opérationnel. Accueillie, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, la ministre de la poste, des TIC et de l’économie numérique explique ce très long délai par les nombreux problèmes administratifs, juridiques et organisationnel qu’il a fallu régler préalablement. En complément du câble reliant Marseille à l’Algérie et celui assurant désormais la jonction entre Valence et Alger, Mme Imène Houda Feraoun assure que ces deux installations sécurisent désormais le réseau de communication du pays avec l’étranger. Quand on lui fait remarquer la « mauvaise qualité » des connections à l’internet déplorée jusqu'alors par les Algériens, la ministre, tout en reconnaissant qu’« ils ont raison » explique que le réseau « était sous dimensionné ».   La difficulté de maintenir le réseau en bon état de fonctionnement, détaille-t-elle encore, c’est qu’au niveau des grandes villes, toutes les interconnections demandent des travaux complexes, compte-tenu des « enchevêtrements » des canalisations d’assainissement, d’eau et de gaz en particulier. Si elle se montre optimiste quant au règlement de cette situation, elle n’en relève pas moins que les travaux à entreprendre pour normaliser celle-ci représentent une « charge importante » pour les réserves de change du pays. Faisant, par ailleurs, état des bons résultats financiers enregistrés sur trois années par les filières fixe, mobile et satellitaires du Groupe Télécom, la ministre de la Poste, des TIC et de l’économie numérique les chiffre à 129 milliards de dinars, faisant passer le capital du groupe à 220 milliards de dinars,  « partiellement réinvesti, ajoute-t-elle, dans les infrastructures ».               

Gaïd Salah : La bande et ses relais ont échoué à entraver la démarche des hommes valeureux de notre peuple et notre armée

dim, 08/12/2019 - 15:42
Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a affirmé, dimanche, que "la bande et ses relais" avaient échoué à entraver la démarche des hommes valeureux de notre peuple et notre armée, en réalisant par eux-mêmes qu'ils ont mal agi envers leur peuple, "lorsqu’ils ont vu cet élan populaire à travers tout le pays".  Dans une allocution d'orientation à l'occasion de sa visite de travail au Commandement des Forces Terrestres, le chef d'Etat-major a évoqué "les origines du combat réel, qui oppose aujourd’hui le vaillant peuple algérien, soutenu par l’Armée Nationale Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, et les serviteurs du colonialisme, parmi la bande et ses relais, qui ont renié tous les principes du nationalisme, se sont mis au service des ennemis, et ont œuvré à entraver la démarche des hommes valeureux de notre peuple et notre armée". "Cet important résultat historique est le fruit de l’adhésion du peuple algérien, durant l’épreuve du colonialisme, à l’Armée de Libération Nationale et de la sincérité de cette dernière envers son peuple. Ce fut ainsi une leçon pour le colonisateur et un fruit de la victoire sur les ennemis, qui demeure jusqu’à aujourd’hui en travers de la gorge de l’ennemi d’hier et ses relais, car ils n’ont jamais pu accepter le fait que notre pays atteigne l’indépendance, dans tout le sens du terme", a précisé le vice-ministre de la Défense nationale. Dans le même sillage, le général de corps d’armée a indiqué que "cette visite intervient quelques jours avant la célébration de l’anniversaire du 11 décembre 1960, où le peuple algérien est sorti dans des manifestations pacifiques revendiquant l’indépendance". "Se remémorer les sacrifices et les haut-faits de ceux qui ont offert à l’Algérie la fierté de l’indépendance et éclairé sa voie par les lueurs de la souveraineté nationale, est un devoir national qui s’impose par lui-même à toutes les franges du peuple algérien à travers l’ensemble du pays. Un devoir qui suscite en nous la fierté d’appartenir au peuple algérien, peuple des positions constantes, judicieuses et décisives prises en temps opportun, et qu’il affiche d’une manière claire et évidente, notamment dans les moments difficiles", a souligné le Général de Corps d’Armée. "Des positions en faveur de la patrie et qui constituent un élan sincère, exprimé de manière spontanée, avec dévouement, franchise et courage", a-t-il ajouté, soulignant que "la mémoire collective de notre société recèle, avec fierté, et démontre, avec orgueil, à travers les pages de l’histoire nationale, riche de par ses différentes phases, que la boussole du peuple algérien s’est toujours dirigée vers la bonne voie". Le vice-ministre de la Défense nationale, qui présage un avenir prometteur pour notre pays, a souligné que "tout comme l’Algérie a triomphé hier, grâce à la cohésion entre le peuple et l’Armée de Libération Nationale, elle triomphera aujourd’hui, grâce à cette forte cohésion entre le peuple et son Armée". "La connaissance par l’Armée Nationale Populaire de la nature authentique du peuple algérien, a été la première et l’ultime source de motivation pour être toujours l’accompagnateur fidèle au serment prêté, et le soutien de son peuple qu’elle considère, à juste titre, sa profondeur stratégique et sa source intarissable en Hommes", a-t-il conclu le vice-ministre de la Défense nationale.   Par ailleurs, le Général de Corps d’Armée a affirmé que "le rappel des sacrifices et des haut-faits de nos valeureux Chouhada est un devoir national qui nous procure à nous tous la fierté, voire l’orgueil d’appartenir au peuple algérien connu par ses positions constantes, judicieuses et décisives prises en temps opportun, en réitérant que la boussole du peuple algérien se dirigeait toujours vers la bonne voie". "Cette rencontre intervient quelques jours avant la célébration de l’anniversaire du 11 décembre 1960, où le peuple algérien est sorti dans des manifestations pacifiques revendiquant l’indépendance", a-t-il relevé, ajoutant qu'"en cette mémorable date historique, je tiens à vous adresser et, à travers vous, à l’ensemble des personnels de l’ANP, digne héritière de l’Armée de Libération nationale, mes vœux les plus sincères en souhaitant que cet événement et bien d’autres événements mémorables, qui font la richesse de l’histoire de notre patrie, soient célébrés avec davantage de recueillement et de remémoration de cet élan historique exemplaire. Tout comme je prie Dieu que vous soyez tous les dignes successeurs de nos valeureux prédécesseurs, et que de tels événements insufflent en vous toutes les valeurs de dévouement et de loyauté envers votre armée et votre patrie". Pour le chef d'état-major de l'ANP, "se remémorer les sacrifices et les haut-faits de ceux qui ont offert à l’Algérie la fierté de l’indépendance et éclairé sa voie par les lueurs de la souveraineté nationale, est un devoir national qui s’impose par lui-même à toutes les franges du peuple algérien à travers l’ensemble du pays. Un devoir qui suscite en nous la fierté d’appartenir au peuple algérien, peuple des positions constantes, judicieuses et décisives prises en temps opportun, et qu’il affiche d’une manière claire et évidente, notamment dans les moments difficiles. Des positions en faveur de la patrie et qui constituent un élan sincère, exprimé de manière spontanée, avec dévouement, franchise et courage". "La mémoire collective de notre société recèle, avec fierté, et démontre, avec orgueil, à travers les pages de l’histoire nationale, riche de par ses différentes phases, que la boussole du peuple algérien s’est toujours dirigée vers la bonne voie", s'est-il félicité. "Lorsque nous interrogeons l’histoire de l’Algérie à travers toutes ses étapes, et lisons ses pages et examinons attentivement ses caractéristiques, nous présageons un avenir prometteur pour notre pays, l’avenir étant la récolte du présent et le prolongement naturel de l’histoire de la glorieuse révolution de libération. A ce titre, nous nous remémorons avec fierté la bravoure du peuple algérien, qui s’est élevé le 11 décembre 1960 contre la tyrannie du colonialisme, où les efforts et la lutte du peuple se sont joints aux efforts et au combat acharné de l’Armée de Libération Nationale contre le colonisateur français. Ces manifestations populaires ont constitué un tournant historique et décisif dans le cours de la Glorieuse Révolution de Libération, en ce qu’elles ont avorté tous les plans colonialistes qui voulaient faire de l’Algérie une partie intégrante de l’entité coloniale et empêcher la Révolution du 1er Novembre d’atteindre ses nobles objectifs", a-t-il ajouté. Il a affirmé, à ce propos, que "cet important résultat historique est le fruit de l’adhésion du peuple algérien, durant l’épreuve du colonialisme, à l’Armée de Libération Nationale et de la sincérité de cette dernière envers son peuple, ainsi que de leur conviction commune -oui commune- que l’Algérie, pays des Chouhada, avait grandement besoin de sincérité, de solidarité et de resserrement des rangs", ajoutant que "ce fut ainsi une leçon pour le colonisateur et un fruit de la victoire sur les ennemis, qui demeure jusqu’à aujourd’hui en travers de la gorge de l’ennemi d’hier et ses relais, car ils n’ont jamais pu accepter le fait que notre pays atteigne l’indépendance, dans tout le sens du terme". "Ce sont là les origines du combat réel, qui oppose aujourd’hui le vaillant peuple algérien, soutenu par l’ANP, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, et les serviteurs du colonialisme, parmi la bande et ses relais, qui ont renié à tous les principes du nationalisme, se sont mis au service des ennemis, et ont œuvré à entraver la démarche des hommes valeureux de notre peuple et notre armée", a souligné M. Gaïd Salah, affirmant, cependant, qu'"ils ont échoué et ont réalisé par eux-mêmes qu’ils ont mal agi envers leur peuple, lorsqu’ils ont vu cet élan populaire à travers tout le pays, lors duquel les Algériens se sont remémorés leur illustre passé historique". "La connaissance par l’ANP de la nature authentique du peuple algérien, a été la première et l’ultime source de motivation pour être toujours l’accompagnateur fidèle au serment prêté, et le soutien de son peuple qu’elle considère, à juste titre, sa profondeur stratégique et sa source intarissable en Hommes", a-t-il relevé. La visite de travail du Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah au Commandement des Forces Terrestres s'inscrit dans la dynamique de ses visites de travail et d'inspection à l'ensemble des Régions militaires et des Commandements de Forces et dans le cadre du suivi de l’état d’avancement de l’exécution du plan de développement des Forces. A l'entame de la visite et après la cérémonie d’accueil, le Général de Corps d’Armée accompagné du Général-Major Saïd Chengriha, Commandant des Forces terrestres, a observé un moment de recueillement sur l’âme du Chahid Didouche-Mourad dont le nom est porté par le siège du Commandement des Forces terrestres, où il a déposé une gerbe de fleurs sur la stèle commémorative du Chahid, et récité la Fatiha sur son âme pure et sur celles de nos valeureux Chouhada, précise le communiqué du MDN. A l’issue de la rencontre, le Général de Corps d’Armée a écouté les interventions et les préoccupations des cadres et des personnels des Forces Terrestres. Ensuite, il a présidé une réunion regroupant l'état-major et les cadres du Commandement des Forces terrestres, à travers laquelle le Général-Major Saïd Chengriha, Commandant des Forces terrestres a présenté un exposé global portant sur les différents domaines d’activité ayant trait à l’état d’avancement du plan de développement de ces Forces, conclut le MDN.

Météo : annonce de pluies, parfois orageuses, dimanche et lundi, à l'Est et l'Ouest du pays

dim, 08/12/2019 - 11:58
 Des averses de pluie, parfois orageuses et accompagnées de rafales de vent, s’abattront, dimanche et lundi, sur les wilayas de l'Est et de l'Ouest du pays, signale un bulletin météorologique spécial émis par le Centre national des Prévisions météorologiques. Les wilayas concernées sont celles de Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba, El-Tarf, Bordj Bou Arreridj, Sétif, Mila, Constantine, Guelma, Souk-Ahras et Batna, précise le BMS dont la validité s'étalera de dimanche à lundi. Les quantités de pluies attendues sur ces régions se situent entre 20 et 40 mm, selon la même source qui prévoit également des « rafales de vent sous orages » requérant un niveau de vigilance « Orange ».             

Intelligence artificielle : Tayeb Bouzid en faveur d’une stratégie nationale face aux défis du numérique

dim, 08/12/2019 - 11:44
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Tayeb Bouzid, a appelé samedi à Alger, à élaborer une stratégie nationale en intelligence artificielle pour, dit-il, faire face aux défis du numérique.   Une telle stratégie, a-t-il expliqué, devrait être axée sur le développement des capacités nationales dans ce domaine, tant « en termes d'enseignement, de formation, de recherche que de développement ». S’exprimant lors de la Conférence nationale des universités, le ministre a indiqué que le programme que compte inaugurer son ministère dans ce domaine déterminera les grands axes de cette stratégie. Des défis auxquels est confronté le système de l'enseignement supérieur en Algérie, M. Bouzid a souligné la nécessité d'oeuvrer en faveur d'une vision réformatrice et intégrée à travers une nouvelle dynamique de formation de cadres hautement qualifiés, permettant à l'Université Algérienne de répondre aux exigences des nouveaux métiers.  Notant que la Conférence s'était, cette année, distinguée par la problématique concernant « L’université de demain » et les enjeux de réussite de sa transition, le ministre a notamment fait état des démarches entreprises pour la création d'une Agence indépendante d'assurance qualité et d'accréditation, à l'image des modèles adoptés par les pays développés.               

Le représentant du candidat Abdelkader Bengrina : nous ne voulons plus d’une Constitution « taillée sur mesure pour un monarque »

dim, 08/12/2019 - 11:01
Ce dimanche, c’était au tour d’un membre de la direction de campagne du président du Mouvement El-Binaa, Abdelkader Bengrina, candidat à la présidentielle du 12 décembre, de venir présenter à la Radio Algérienne, le programme de celui-ci.   Accueilli à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3, M. Hocine Salah indique d’emblée que l’une des toutes premières actions à laquelle va s’atteler M. Bengrina, au cas où il est élu, consistera à remanier, « dans le fond », la Constitution. Il explique que le pays a, jusqu’à présent, eu une Constitution « taillée sur mesure pour un monarque et non pas pour un président », le souhait du parti qu’il représente étant, fait-il savoir, d’en édicter une autre consacrant la séparation des pouvoirs, donnant la pleine liberté à la Justice et rendant le chef du Gouvernement redevable devant le Parlement. Selon l'invité, l’autre changement promis par le candidat du Mouvement El-Binaa va consistera à donner un « vrai statut » à l’opposition dont faisait partie El Binaa qui, explique-t-il, « à travers le système mis en place, n’a pas pu faire entendre la voix du peuple ». M. Hocine Salah signale, par ailleurs, que l’autre volet que s’attachera à faire M. Bengrina est celui du strict respect du principe d’immunité. Que l’on soit président de la République, parlementaire, ministre ou simple citoyen, en cas de manquements, assure-t-il, « face à la justice on est tous pareils ». Il annonce qu'au cas où M. Bengrina est porté à la magistrature suprême, il envisage de réduire le pouvoir présidentiel en le partageant avec l’opposition et le Parlement et que de ce fait « il ne sera plus considéré comme le premier magistrat du pays. Non responsable du gouvernement, poursuit-il, celui-ci aura pour mission, dit-il, de garantir la sécurité nationale et de donner les orientations sur les relations de l’Algérie avec l’étranger. Déclarant, d'autre part, comprendre les réticences de certains nationaux à aller exprimer leur choix le 12 décembre prochain, M. Hocine Salah s’interroge de savoir « quelle serait alors la solution s’il n’y a pas d’élection ? » « Nous aussi, déclare-t-il, on ne veut pas de Bedoui, ni de ce président temporaire qui a duré pendant neuf mois ». Pour lui, c'est l'urne seule « qui pourra décider de l’avenir du pays ».   

Une réunion interministérielle pour l'évaluation de la saison du Hadj 2019 et l'examen des préparatifs de la saison 2020

dim, 08/12/2019 - 09:48
Le Premier-ministre, Noureddine Bedoui, a présidé, samedi, une réunion interministérielle consacrée à l'évaluation de la saison du Hadj 2019 et à l'examen des préparatifs de la saison 2020, ont indiqué les services du Premier ministère dans un communiqué. Le Conseil interministériel a eu lieu en présence des ministres des Affaires religieuses, des Travaux publics et de la Santé, les Secrétaire généraux des ministères des Affaires religieuses, de l'Intérieur et des Finances, ainsi que les Directeurs généraux de l’Office national du pèlerinage et de la Omra (ONPO), de la compagnie Air-Algérie, du Club Touring Voyage Algérie et de l'Office national algérien du tourisme (ONAT). Les exposés détaillées, présentés au Premier ministre lors de cette réunion sur l'évaluation de la saison du Hadj 2019 et les préparatifs du Hadj 2020, ont fait ressortir notamment le progrès enregistré en matière d'élargissement de la dématérialisation de la gestion du Hadj en termes de décentralisation de la saisie électronique des coordonnées des pèlerins, d'amélioration du service d'hébergement électronique, d'utilisation du e-paiement pour les frais du Hadj et le billet d'avion et de délivrance de visa électronique. L'amélioration de la prise en charge sanitaire des pèlerins par la Mission médicale et des actions de formation et de sensibilisation en direction des membres de la Mission et des pèlerins a également été soulignée à travers notamment le recul considérable du nombre de hadjis égarés (27 cas seulement), en sus du service de Fatwa offert au Hadjis. Par ailleurs, les présentations ont mis en avant certaines défaillances notamment en termes de retard dans l'approbation du programme des vols, qui a impacté le lancement du e-paiement, et le retard enregistré dans l'octroi de visas pour certains Hadjis. Réagissant à cette présentation, le Premier ministre a affirmé que les efforts du Gouvernement se poursuivront afin de mobiliser tous les potentiels et moyens en vue d'une prise en charge optimale de nos pèlerins et la garantie des meilleurs services" en leur faveur, se félicitant de "l'amélioration qualitative" que connait cette opération d'année en autre, grâce à la consolidation de la coordination et de la complémentarité entre les différents secteurs concernés. Soulignant la nécessité de poursuivre cette démarche étant donné que le Hadj "est une opération d'envergure nationale et revêt une importance particulière" le Premier ministre a mis l'accent sur l'impératif de "promouvoir davantage le niveau de prise en charge de nos hadjis pou être à la hauteur de la place et de l'aura de notre pays, à travers la focalisation notamment sur la numérisation de toutes étapes de l'opération, de manière à permettre le suivi minutieux de chaque pèlerin, depuis l'inscription préliminaire jusqu'à son retour sain et sauf au pays à travers l'intégration dans sa carte biométrique de données relatives à son carnet de santé". En vue de la réussite des préparatifs du Hadj pour les saisons à venir, le Premier ministre a décidé ce qui suit: Premièrement: L'organisation, à partir de cette année, du tirage au sort préalable pour deux saisons successives. Dans ce contexte, le Premier ministre a donné des instructions pour : - Le lancement, le mercredi 11 décembre 2019, des inscriptions pour le tirage au sort au titre des deux saisons de Hadj 2020 et 2021. - L'organisation, le samedi 25 janvier 2020, du tirage au sort au titre des deux saisons de Hadj 2020 et 2021.   Deuxièmement: La révision, à partir de la saison du Hadj 2020, des plan de transport aérien des Hadjis issus des wilayas du Sud, à travers la programmation de vols directs depuis les aéroports d'Adrar, Béchar, Tamanrasset et Ghardaïa, en plus de celui de Ouargla affecté actuellement à cet effet, en attendant la généralisation de l'opération aux aéroports de Biskra, Tindouf, El Oued et Ilizi une fois réunies les conditions techniques prévues dans le cadre des normes internationales de l'aviation civile. Troisièmement: L'étude de la possibilité d'assurer le transport des Hadjis par voie maritime, à compter de la saison 2021, en valorisation des capacités de notre flotte nationale d'autant que l'Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs (ENTMV) sera renforcée, en septembre 2020, d'un nouveau navire en cours de construction, dotés de toutes les commodités de confort pour nos pèlerins. Quatrièmement: Charger le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, en coordination avec les ministres des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Santé, d'entreprendre les démarches nécessaires pour l'actualisation des données démographiques et d'œuvrer à l'augmentation du quota des Hadjis de notre pays. Cinquièmement: La révision de la répartition des quotas de Hadjis entre agences de voyage sur la base des résultats d'évaluation de leur performance lors de la précédente saison. Dans ce cadre le Premier ministre a donné des instructions pour : - L'augmentation du quota du Touring Club Algérie à 4000 Hadjis. -L'augmentation du quota de l'Office national algérien du tourisme (ONAT) à 2000 Hadjis. Dans le même sillage, le Premier ministre a ordonné la radiation de trois (3) agences privées pour non respect de leurs engagements contractuelles et défaillance dans la prise en charge de nos Hadjis. Le Premier ministre a instruit le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, de "procéder à une évaluation approfondies de la performance de ces agences privées et d'améliorer les conditions stipulées dans le cahier des charges", en traduction de "la détermination des pouvoirs publics à garantir un niveau élevé de prise en charge de nos hadjis, et à limiter la participation à cette opération aux agences de tourisme qui ont démontré de bonnes capacités et un grand professionnalisme au service des Hadjis, et à leur offrir tout le soutien et l'encouragements nécessaires". Sixièmement: Le ministre de la Santé a été instruit de prendre les mesures coercitives prévues à l'encontre des médecins impliqués dans la délivrance de certificats médicaux aux citoyens dont l'état de santé ne permet pas l'accomplissement de ces rites, notamment aux femmes enceintes aux derniers mois de grossesse, au regard des risques encourus tant pour la maman que pour le bébé. Septièmement: Afin d'assurer le suivi périodique et l'évaluation minutieuse de la préparation de la saison du Hadj, le Premier ministre a décidé la tenue de réunions interministérielles périodiques pour le suivi de l'état d'avancement de cette opération, l'application des décisions prises, et le traitement des lacunes et dysfonctionnements enregistrés. En conclusion et en vue de la facilitation de toutes les procédures aux futurs Hadjis, le Premier ministre a donné des instructions aux secteurs concernées "afin d'accélérer le lancement du guichet unique pour la gestion du Hadj qui permettra d'effectuer, de manière fluide et moderne toutes les procédures à distance".  

Affaire de financement de la campagne du 5ème mandat de l’ex-président : refusant de répondre aux questions du tribunal, Saïd Bouteflika renvoyé de l'audience

sam, 07/12/2019 - 18:24
Le juge d'audience au tribunal de Sidi M'hamed (Alger) a ordonné, samedi, dans le cadre du procès d'anciens responsables et hommes d'affaires impliqués dans les affaires de montage automobile et de financement illégal de la campagne électorale du 5ème mandat de l'ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de faire sortir son frère et conseiller, Saïd Bouteflika, de la salle d'audience, car ayant refusé de répondre aux questions qui lui étaient adressées. Son nom ayant été cité plusieurs fois lors de ce procès, notamment l'homme d'affaires Ali Haddad, le procureur de la République avait demandé sa comparution suite à quoi il avait été ramené de la prison de Blida, comme témoin, après que son nom ait été cité plusieurs fois lors de ce procès. L'homme d'affaire Ali Haddad, en détention provisoire actuellement, avait affirmé après son interrogatoire par le juge d'audience, que Saïd Bouteflika lui avait demandé de collecter l'argent pour le financement de la campagne électorale de son frère. Lorsque le tribunal l'a interrogé s'il avait demandé à l'homme d'affaire Ali Haddad de collecter des fonds pour le financement de la campagne électorale du 5ème  mandat de son frère et de les transférer au siège de la  société de Haddad, Saïd Bouteflika a refusé de répondre.                     Suite à quoi, le président de l'audience a ordonné de faire sortir Saïd Bouteflika de la salle, lequel a été reconduit à bord d'un véhicule de la gendarmerie nationale. L'audience s'est poursuivie par l'audition de la partie civile dans l'affaire de montage automobile, tandis que l'audience de dimanche sera consacrée au réquisitoire du procureur de la République.    

Haddad avoue avoir été chargé de récupérer l'argent de la campagne du 5e mandat

sam, 07/12/2019 - 17:30

Ph.DR

L'homme d'affaire Ali Haddad a avoué, samedi, lors de son audition par le juge du Tribunal correctionnel de Sidi M'hamed dans l'affaire relative à «l'activité de montage automobile», avoir été chargé par Saïd Bouteflika de récupérer l'argent destiné au financement de la campagne électorale du 5e mandat, d'un montant allant entre 700 et 800 milliards de centimes. Ali Haddad a affirmé avoir reçu, le 25 janvier 2019, un appel téléphonique émanant de Saïd Bouteflika pour solliciter son aide lors de la campagne électorale du 5e mandat, en lui donnant une liste des personnes qui seront  chargées de cette campagne. Il a dit que Saïd Bouteflika l'a chargé, ensuite, de récupérer l'argent de la campagne se trouvant au niveau de la permanence de Hydra, soit entre 700 et 800 Mds de centimes, ajoutant que lorsque le directeur des finances de la campagne devait récupérer l'argent en question, il n'a trouvé que 130 millions Da au niveau de la trésorerie du Groupe Haddad. En revanche, Haddad a nié avoir été chargé par Saïd Bouteflika de «collecter» l'argent de la campagne mais seulement de «récupérer» la somme d'argent qui se trouvait au niveau de la permanence de Hydra. Parmi les personnes ayant financé la campagne, Haddad a cité le nom de «Mazouz Naim», qui lui a remis un chèque de 39 Mds de centimes au niveau du siège du Forum des chefs d'entreprises (FCE) à El Mouradia», ajoutant qu'il avait reçu ce dernier (Mazouz) à la demande de Saïd Bouteflika. Haddad a ensuite avoué avoir participé au financement de la campagne, avec Hacène Arbaoui qui a donné 20 voitures et 20 milliards de centimes. Le juge a ensuite entendu le directeur des finances de la campagne présidentielle, le dénommé Chaïb Mahmoud. Interrogé au sujet du compte sur lequel étaient versés les fonds destinés à la campagne, l'accusé a précisé que l'argent était déposé sur un compte du CPA au nom du directeur de campagne Abdelmalek Sellal puis au nom d'Abdelghani Zaalane. Il a reconnu qu'on lui a demandé de retirer dudit compte un montant de 19,5 mds de centimes en trois fois, précisant avoir remis l'argent au dénommé Hadj Saïd, chef de cabinet du FCE. Hadj Saïd a reconnu avoir en effet reçu un montant supérieur à 19 mds de centimes qu'il a déposé au niveau de la trésorerie du groupe d'Ali Haddad à Dar El-Beïda (Alger). Avant de suspendre l'audience, le juge a entendu la partie civile, Achaïbou Abdelhamid, qui a affirmé avoir déposé un dossier de montage de véhicules auprès du bureau technique du ministère de l'Industrie en 2016, lequel a été refusé par l'ancien ministre de l'Industrie Abdessalem Bouchouareb qui a désigné à la place une autre entreprise alors qu'elle n'était pas qualifiée pour une telle activité. Dans sa réponse, le directeur de la commission technique du ministère de l'Industrie a indiqué que «la commission n'a reçu aucune demande concernant le montage de véhicules de type KIA de la part d'Achaïbou Abdelhamid », affirmant que «tous les dossiers passent par le bureau technique avant d'arriver au secrétariat du ministère». APS

Présidentielle du 12 décembre : début du vote ce samedi de la communauté nationale établie à l’étranger

sam, 07/12/2019 - 10:57
Les présidentielles du 12 décembre s’ouvrent dès aujourd’hui pour l’émigration avec un million d’Algériens établis à l’étranger et inscrits sur le fichier électoral commencent à voter dès aujourd’hui et jusqu’à jeudi prochain. En effet, la communauté nationale à l'étranger a cette possibilité de voter pendant six jours jusqu'à la dernière minute du jour scrutin en Algérie, soit le jeuydi à 19h.     En Tunisie, ils sont plus de 13 972 Algériens inscrits. Nacerdine Dakli, coordonateur de l’ANIE à Tunis explique à l’envoyé spécial de la Radio Walid Litime que « huit bureaux de votes tenus par 56 membres et répartis sur plusieurs villes dont la capitale Tunis qui ouvre deux bureaux ».  En Belgique, le coordinateur de l’ANIE à Bruxelles, Omar Gunaoui, explique au correspondant de la Radio sur place que tout est fin prêt pour le déroulement du scrutin. Le dernier chiffre des inscrits en Belgique, selon la même source, s'élève à 16 483.    

Débat télévisé pour la présidentielle 2019 : un premier face à face équidistant entre candidats

ven, 06/12/2019 - 21:01
Les téléspectateurs ont assisté, dans la soirée de vendredi, le premier débat politique public entre candidats à la présidentielle du 12 décembre 2019. Un face à face avec la presse et de par la diffusion télévisuelle synchrone sur tous les médias publics et privés algériens face au large public algérien. Les candidats ont eu à s’exprimer sur des questions directes autour de principaux axes retenus pour cette soirée de campagne. Il s’agit des aspects politique, socioéconomique, social, culturel, émigration, religion, jeunesse et sport. Quatre journalistes ont mené ce débat, le premier du genre en Algérie, durant 2 heures et 40 minutes,  avec la même question pour les cinq candidats dont chacun a droit à deux minutes de réponses selon un tour de micro établi par un tirage au sort supervisé plus tôt par un huissier de justice. La parole fut donnée selon l’ordre acquis respectivement à Abdelaziz Belaid suivi de MM. Abdelmadjid Tebboune, Ali Benflis, Azzedine Mihoubi et Abdelkader Bengrina. Le débat a traité sur les visions et positions des candidats concernant la Constitution, l’apport de la classe politique à la scène nationale et la rupture partis-population consommé. Tout le monde s’accordait à aller, après la présidentielle, à une refonte de la Loi fondamentale nationale.  Les questions ont portés également sur les libertés, le droit à l’emploi, au logement, à la dignité et la solidarité agissante. Répondant à la question sur la création de l’autorité nationale indépendante des élections (ANIE), les candidats ont exprimé leur satisfecit quant à cette mutation qui consacre une transparence dans l’opération électorale et la neutralité de l’administration. Les candidats ont promis d’aller loin vers la consolidation du libre choix du représentant et la préservation de la voix de l’électeur et concrétiser davantage de lois et de mécanismes garantissant des élections propres et probes.  

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