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Batna : Ouverture du Café culturel "Thaziri" en présence de nombreux intellectuels

jeu, 16/01/2020 - 20:07
Le Café culturel "Thaziri" (la lune en chaoui) a ouvert ses portes jeudi à Batna, en présence d'intellectuels, d'étudiants en arts et certaines personnalités de la ville. La première rencontre de cette manifestation culturelle mensuelle, initiée par le bureau de wilaya de l’association nationale des jeunes bénévoles citoyens, a été consacrée à la contribution du livre dans la naissance de la conscience identitaire, mettant l'accent sur la place de la langue et de la culture amazighes dans l'essor civilisationnel et culturel de l'Algérie en général et de la région des Aurès en particulier. Le Café culturel a été animé par des intellectuels, dont le chercheur sur le patrimoine et l'histoire des Aurès, le professeur Mohamed Merdaci. L’initiatrice de cet évènement, la journaliste Fouzia Karbaâ a affirmé, à l’APS, à cette occasion, que cette manifestation "sera à l’avenir itinérante pour cibler les 61 communes de la wilaya et aborder des sujets en rapport avec les arts dans le but de stimuler le mouvement culturel local". Cette initiative a suscité la satisfaction des présents, d'autant qu'elle a réuni des intellectuels de tous les âges activant dans de nombreux domaines artistiques. A noter que la première édition du Café culturel "Thaziri", tenue au siège communal de la culture, du tourisme et des sports, dans le complexe culturel du quartier Kechida, a été également marquée par des chants amazighs et une lecture de poèmes notamment.

Souk Ahras : ouverture de la première édition du festival national du jeune humoriste

jeu, 16/01/2020 - 16:31
Pas moins de 30 jeunes humoristes issus de plusieurs wilayas du pays prennent part à la première édition du festival national du jeune humoriste, ouverte jeudi à la salle de conférence "Miloud Touahri" de Souk Ahras sous le thème "le rôle du théâtre dans l’ancrage des valeurs de la citoyenneté". Devant se poursuivre jusqu’à samedi, la première édition de ce festival a été étrennée par le spectacle "Messaouad wa zahr el meguedoud" signé du jeune Ali Achi de la wilaya de Souk Ahras traitant sur un ton décalé les traditions et coutumes des fêtes de mariage dans la société algérienne. Le vice directeur au ministère de la Jeunesse et des sports, Anis Mehala a indiqué lors de son allocution d’ouverture que ce rendez-vous "vise essentiellement à donner l’opportunité aux jeunes de faire étalage de leur talent d’humoriste et de promouvoir auprès d’eux l’esprit de compétition". Il a également affirmé que ce festival "va permettre d’apporter un nouvel élan aux activités culturelles dans la wilaya de Souk Ahras tout en assurant la promotion du patrimoine culturel national et l'émergence d'esprits créatifs au sein des générations montantes". Selon le directeur local de la jeunesse et des sports, Abdelbasset Aoun, ce festival, organisé en coordination avec l’office des établissements de jeunes et la ligue des activités culturelles et scientifiques, récompensera les trois meilleurs spectacles. Il est à noter que les participants à cette édition vont bénéficier de sorties touristiques dans la région de Souk Ahras notamment aux sites antiques de Khemissa et de Madaure

Tébessa : une mosaïque saccagée quelques jours après sa découverte

dim, 12/01/2020 - 10:34
Une mosaïque découverte, il y a quelques jours, dans la commune de Négrine, à 120 km au sud de Tébessa, a été saccagée par des inconnus, a annoncé, samedi, la direction de la culture de la wilaya. La même source a indiqué que cette mosaïque avait été découverte par des membres de l'Association communale pour la protection du patrimoine et la préservation de l'environnement et les ruines, signalant que les autorités avaient été informées de cette grave atteinte au patrimoine. Selon le premier constat effectué par les archéologues de la direction de la culture, cette mosaïque antique faisait partie d’un monument funéraire datant du 4ème ou du 5ème siècle après J.C.

El Tarf : 3ème édition de la semaine du patrimoine culturel amazigh

jeu, 09/01/2020 - 19:12
La troisième édition de la semaine culturelle du patrimoine amazigh prévue, à El Tarf, du 12 au 18 janvier courant, dans le cadre des festivités marquant le nouvel an amazigh 2970, sera marquée par la participation d’une quinzaine de wilayas, a indiqué jeudi à l'APS, le directeur local de la culture. Organisée par la direction locale de la culture, cette semaine propose un riche programme d'activités devant se dérouler simultanément à la maison des jeunes Ahmed Betchine et à la bibliothèque principale de la lecture publique Louise Françoise dite Belgacem Mabrouka, a déclaré M. Safi Adel, soulignant que Tizi-Ouzou, Bejaia, Batna, Annaba, Constantine entre autres seront au rendez-vous. Un éventail d’activités artisanales propres au patrimoine amazigh dont des mets culinaires, sucrés et salés, mettant en relief les us et coutumes dans ce domaine, des livres traitant de thèmes divers en amazigh, des bijoux en argent et en corail, des huiles aromatiques et médicinales et autres produits artisanaux dont ceux de la vannerie, la poterie, la tapisserie, la bruyère et la calligraphie, sera présenté au public, dans le cadre d’une exposition artisanal s’étalant sur sept jours, au niveau de la maison des jeunes. Des spectacles de danses folkloriques et différents chants puisés du terroir amazigh seront exécutés par, entre autres, l’association Touizi de danse et ballet de Tizi-Ouzou, l’association Taziri de Merouana, l’association de M’Sila et la troupe Aissaoua Dendania d’EL Tarf, a révélé le même responsable. Des artistes versés dans le chant amazigh animeront, également, des soirées artistiques, au grand bonheur du public qui aura à apprécier des chanteurs de renommés à l’image de Boualem Chaker de Tizi-Ouzou et Mounir Merniz de la wilaya de M’Sila, a-t-il soutenu. Selon M. Saifi, des ateliers d'initiation aux dessins et à la lecture pour enfants, lesquels auront aussi droit à des spectacles de théâtres et clowns, seront au menu de cette manifestation culturelle qui prévoit, par ailleurs, des conférences dédiées à cette date symbole de Yennayer et à la culture amazighe, animées par des enseignants de l’université Chadli Bendjedid d’EL Tarf . Des sorties à des sites historiques existants dans cette wilaya frontalière à l’image de la Zaouïa "Dendane", sise dans la commune de Besbes, Bordj Nem, à Dréan ainsi que le palais Lalla Fatma à Ayoune, le parc animalier de Brabtia et la réserve de Tonga (El Kala), sont, d’autre part, proposées dans le cadre de cette semaine culturelle de Yennayer, a conclu la même source. APS

Fin de fonctions du DG de la télévision et du PDG de l'ANEP

mar, 07/01/2020 - 13:48
Les services du Premier ministre ont annoncé, mardi, qu'il a été mis fin aux fonctions du Directeur général de l'Entreprise publique de Télévision (EPTV), Salim Rebahi, et à celles du PDG de l'Agence nationale d'édition et de publicité, Mounir Hemaïdia.   Un communiqué signale qu'il a été mis fin, "ce jour, aux fonctions de Directeur général de l'Entreprise publique de Télévision (EPTV) et du Président-Directeur   général de l'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP), exercées, respectivement, par MM. Salim Rebahi et Mounir Hemaïdia".    

Salon national du jeune collectionneur : Siham Menaouar décroche le premier prix.

sam, 04/01/2020 - 20:09
Siham Menaouar, de la wilaya de Tipaza, a décroché la première place du 5ème Salon national du jeune collectionneur, clôturé samedi soir à Tissemsilt. La deuxième place est revenue au représentant de la wilaya de Souk Ahras, Atrous Chihebeddine, qui a exposé des pierres, de vieilles clés et des bijoux en cuivre remontant aux 18 et 19ème siècles alors que Bilel Arab, de la wilaya de Médéa, a remporté la 3eme place avec sa collection de timbres algériens anciens. Le jury a attribué des prix d’encouragement aux représentants des wilayas d’El Oued, Médéa et Alger. Le président du jury, Allaoua Seghir, a souligné que le choix des lauréats de ce salon s’est fait en prenant en considération la valeur des objets exposés et la méthode d’exposition. Il a relevé que des participants à ce salon ont insisté dans leur majorité sur l’exposition d’objets anciens et de timbres postaux algériens datant des années 60 et 70. La 4ème et dernière journée de cette manifestation de jeunes a permis d’organiser une cérémonie en l’honneur des instances ayant contribué à la réussite de cette édition dont la maison de la culture de Tissemsilt et l’office local des établissements de jeunes (ODEJ). Ce salon, initié par la direction de la jeunesse et des sports, en collaboration avec l’ODEJ et la maison de la culture, a vu la participation de 84 jeunes collectionneurs de 22 wilayas du pays, rappelle-t-on.

EL-Oued : le prix Bosse d'Or décerné au critique Mohamed Salah Baouia

mer, 01/01/2020 - 17:25
Le prix du meilleur auteur "la Bosse d'Or" de la bibliothèque principale publique de la wilaya d'El-Oued a été décerné cette année au Docteur et critique Mohamed Salah Baouia. Cette distinction, décernée mardi au Docteur et critique Mohamed Salah Baouia, originaire d'El Meghaier et professeur au département de langue et littérature arabe à l'université Mohamed Essedik Ben Yahia (Jijel), vient en reconnaissance à la contribution de l’auteur à l’enrichissement de la bibliothèque algérienne avec trois œuvres (conférences en métrique, lectures critiques et Mohamed Salah Baouia le médecin poète et moudjahid martyr). Par ailleurs, le prix du "meilleur livre" dans la catégorie "Etudes et pensée" a été adjugé au Pr Ali Anabezia, professeur d'histoire contemporaine au département d'Histoire de l'université d'El Oued pour son ouvrage sur les expéditions françaises à Oued Souf. Le prix du meilleur livre universitaire a été décerné au Dr Bilal Bouteraa, maître de conférence au département de sociologie de l'université d'El Oued pour son ouvrage "l'éducation environnementale dans les programmes d'enseignement", tandis que le prix du meilleur livre créatif a été adjugé au Dr Abdelrachid Hemissi, enseignant au département de littérature et langue arabe pour son oeuvre "Maoussim El Ouadjâa". Le prix du meilleur soutien à la lecture est revenu à l'étudiante et romancière "Warda Ayiaa" pour son roman "Idlib", une fiction qui raconte la tragédie des syriens. Organisée annuellement dans le cadre de la célébration de l’anniversaire d’ouverture de la bibliothèque d’El-Oued, cette manifestation culturelle "la Bosse d’Or", qui est à sa 7ème édition, s’assigne comme objectifs la consécration de l’acte "Lire" en milieu de la société, notamment chez les jeunes générations, a indiqué le directeur de la bibliothèque principale publique, Tidjani Tama.  

Littérature 2019 en Algérie: une autre année faste pour le roman

lun, 30/12/2019 - 15:47
Le roman a dominé, cette année encore, la scène littéraire algérienne, traitant différents thèmes liés à l'histoire, à la politique et à l'amour, suivi d'autres sous-catégories littéraires à l'instar du journal intime ou du récit de voyage. En 2019, nombreux sont les auteurs qui se sont intéressés à l'histoire, et plus précisément à la glorieuse Révolution nationale, soit en posant des questions ou en tentant de lever le voile sur certains faits et évènements historiques, à l'image de l'écrivain Mohamed Djaâfar dans son ouvrage (en langue arabe) "Ali Lapointe, retrouvez mon assassin", ou encore Amara Lakhous dans son polar à caractère politico-historique ayant pour titre (en arabe dialectal) "Oiseau de nuit" dont le récit se déroule en plein guerre de libération nationale. Dans son roman-fiction intitulé "Mère des cités", l'écrivain Mustapha Bouchareb choisit pour cadre une décharge à la Mecque pour mettre à jour les conflits personnels et claniques, tandis qu'Ismaïl Yabrir a préféré, pour sa part, se focaliser sur les dimensions identitaires et l'acceptation de l'autre, mettant en avant la contextualisation historique, dans son roman intitulé (en arabe classique) "Les oiseaux maudits". D'autres auteurs ont écrit sur l'Algérie indépendante, à l'exemple de Kaouther Adimi qui tente, à travers son roman "Les petits de Décembre", d'explorer la société algérienne d'aujourd'hui, en traitant des mauvaises pratiques politiques, de la corruption et de l'abus de pouvoir mais aussi des espérances de la jeunesse. A lire également, le roman "Le quinquagénaire" de Hamid Abdelkader (rédigé en langue arabe), publié aux Editions Barzakh en 2019, ou encore les dernières publications de Samir Kacimi (Salalim Trolard) et Amine Zaoui (El Bach Kateb). Sur les pas de Sadek Farouk, pour son roman (rédigé en arabe) "L'inhumation en secret réjouit les morts", Abdelkader Hmida a publié "La triste histoire de Maria Magdalena", qui se veut une série d'interrogations sur le passé et la métaphysique. Les derniers romans d'Ahmed Tibaoui, Amel Bachiri et Bachir Mefti ont également marqué de leur empreinte l'année littéraire 2019. La scène littéraire algérienne a été marquée également par la publication par Linda Chouiten, lauréate du Grand prix Assia Djebar 2019, de son roman "Une valse", et l'inscription d'Abdelwahab Aissaoui, Bachir Mefti, Said Khatibi et Samir Kacimi sur la long-list du Prix international de la fiction arabe (IPAF en anglais). Les récits historiques et autobiographiques concurrencent les œuvres littéraires Peut-être que les titres des ouvrages les plus en vue, en 2019, se sont intéressés à l'Histoire, au détriment des œuvres dites littéraires, comme pour l'ouvrage intitulé "Algérie, une autre histoire de l'indépendance", présenté par Nadjib Sidi Moussa, ou les témoignages de Djilali Leghima dans son récit "L'émigration dans la révolution algérienne, parcours et témoignages", ou bien le livre de Messaoud Djenass intitulé "De l'Emir Khaled au 1er Novembre 1954". Contrairement à l'année écoulée, cette année n'a pas vu la publication, en nombre important, de recueils de poèmes ou de nouvelles, tandis que les récits de voyage ou autobiographiques (journal ou journal intime) ont pu se démarquer et battre en brèche l'hégémonie du roman sur la scène littéraire, à travers la parution d'une série de publications telle que l'ouvrage du romancier et académicien Seddik Ziouani "Mes voyages au pays de la Savane" et le livre d'Idriss Bousekine "Trois années en Russie". Une multitude de nouvelles parutions du genre journal ou journal intime a caractérisée la scène littéraire de l'année 2019, traitant du vécu et de la réalité de la société algérienne, à l'instar du livre d'Omar Azradj "le quotidien du Hirak populaire", ou bien celui de Lounis Benali "L'écriture sur les rives du fleuve" ou encore l'ouvrage collectif de l'association Constantine Taqra, "Notre Hirak est un récit". Dans le même sillage, l'année 2019 a vu la parution de quelques titres consacrés à la situation politique de l'Algérie, à l'image du livre "Aux sources du Hirak" de Rachid Sidi Boumediene ou "La révolution du 22 février" de Mahdi Boukhalfa. En revanche, la critique et la pensée n'ont malheureusement pas bénéficié d'un grand intérêt cette année, qui a connu la parution d'un nombre réduit d'ouvrages, à l'instar de celui de Amer Makhlouf "L'apparent et le non manifeste dans le discours islamique", de l'ouvrage collectif "Dialogues dans la culture arabe" écrit par le défunt Bachir Rebouh avec la participation d'un nombre d'académiciens et de penseurs, de celui de Kamel Boumenir, ainsi que le "Dictionnaire des études culturelles" de Djamel Belkacem. APS

La 11ème édition du colloque sur la vie du Président Houari Boumèdienne ajournée

ven, 27/12/2019 - 17:25
La 11ème édition du colloque Houari Boumèdienne (1932-1978), habituellement abrité fin décembre de chaque année dans sa ville natale Guelma, est reporté pour le 24 février 2020, a annoncé jeudi le wali de Guelma, Kamel Abla. Kamel Abla a expliqué que le colloque coincidant avec le 41ème anniversaire commémoratif de la disparition de feu Mohamed Boukharouba alias Houari Boumèdienne, deuxième président de la république indépendante, que « l’édition 2019 est reportée pour les circonstances que traverse le pays suivant la période marqué par la présidentielle du 12 décembre ». Le wali a précisé que l’édition ajournée aura pour thème : « Rôle de l’identité dans la préservation de l(unité nationale ».

Tizi Ouzou : plus de 70 participants au festival de la BD et de la caricature

sam, 21/12/2019 - 20:10
Plus de 70 bédéistes caricaturistes et mangakas représentants 14 wilayas prennent part au festival national de la bande dessinée et de la caricature ouvert samedi au centre de loisirs scientifiques (CLS) de Tizi Ouzou. Le chargé de communication de l’Office des établissements de jeunesse (ODEJ) qui organise cette manifestation avec la direction de la Jeunesse et des Sports (DJS), Chamssedine Khif, a indiqué à l’APS que 32 exposants sont issus de 13 wilayas alors que 40 autres sont des artistes de la wilaya de Tizi-Ouzou. Des dessinateurs d’autres wilayas ayant confirmé leur participation, sont attendus en fin de journée de ce samedi, a-t-il souligné. Une riche exposition de portraits, bandes dessinées, caricatures, mangas, abordant plusieurs thèmes est proposée aux public. Les artistes exécutent des œuvres au niveau de leurs stands, sous le regard des visiteurs qui s’attardent particulièrement devant les enfants en pleine expression artistique, a-t-on constaté. Outre les participants inscrits, les organisateurs ont décidé d’accueillir des jeunes dessinateurs qui ont exprimé le souhait de montrer au public leurs œuvres comme c’est le cas pour le petit Samy, 11 ans, magaka et bédéiste en herbe, qui a été admis suite a la sollicitation de son père, a indiqué M. Khif. Le même responsable a indiqué que pour cette troisième édition du festival, un espace de jeux vidéo, comptant des jeux d'actualité, est mis gratuitement à la disposition des visiteurs par une association venue d'Alger. Le concours de la meilleure BD et de la meilleure caricature débutera demain. Les œuvres en compétition seront évaluées par un jury d'enseignants de l'école régionale des beaux arts d'Azazga, a indiqué M. Khif qui a souligné que les participants réaliseront deux fresques collectives, l'une sur un mur du CLS et l'autre au niveau du siège de l'ODEJ. La troisième édition du Festival national de la bande dessinée se poursuivra jusqu'au 24 de ce mois de décembre. Placée sous le thème "Jeunesse entre l’art et la créativité", la manifestation offre aux jeunes artistes l’opportunité de s’exprimer. Il est aussi une occasion de faire émerger de nouveaux talents, tout en encourageant les rencontres et les échanges entre eux, a rappelé M. Khif.

Tlemcen : coup d’envoi de la deuxième édition de la rencontre poétique nationale

sam, 21/12/2019 - 16:49
Le coup d’envoi de la deuxième édition de la rencontre poétique nationale organisée par le club littéraire et poétique "Sidi Boumédiene Choaib" de Tlemcen, a été donné samedi à la maison de la culture "Abdelkader Alloula". Regroupant une cinquantaine de poètes et poétesses de plusieurs wilayas, notamment Oran, Djelfa, Laghouat, El Oued, Oum El Bouaghi, Relizane, Tlemcen, Sidi Bel-Abbes, Ain Témouchent et Mostaganem, cette édition se veut être un hommage à celui qui a initié cette manifestation poétique, en l’occurrence Hathoute Abderrahmane Anis, mort à la fleur de l’âge le trois octobre 2019. Placé sous le slogan "la culture de la reconnaissance et la complémentarité des arts", cette rencontre, à laquelle prennent part de nombreux poètes connus dont Baghdad Sayah de Maghnia, primé plusieurs fois dans diverses occasions nationales et internationales et d’autres poètes et essayistes à l’instar, de Noumidia Djerroufi, Racha Derriche, Larbi Ould Khelifa, Dali Youcef Meriem et d’autres qui activent dans le domaine de la poésie. L’occasion a permis aux participants présents de faire des lectures de poèmes faisant l’éloge des valeurs intrinsèques du défunt Hathoute Anis Abderrahmane qui a fait du développement de la poésie et du théâtre son cheval de bataille dans son travail comme animateur à la maison de la culture de Tlemcen. Décédé à l’âge de 33 ans, Hathoute est un diplômé de l’institut supérieur des arts dramatiques d’Alger et a passé deux années à la faculté de médecine de Tlemcen. Son amour pour l’art, notamment le théâtre et la poésie l’a poussé à suivre sa passion et à abandonner ses études de médecine. Recruté en 2012 comme animateur culturel, il a, de l’avis de tous les poètes, collègues et amis, consenti d’énormes efforts pour que son projet d’une rencontre nationale poétique ait lieu à Tlemcen à laquelle il assisté à la première édition l’an passé, mais cette année la maladie a eu raison de lui. Mourant il demanda à ses collègues de poursuivre son œuvre, a souligné Abdou Hachemi, conseiller culturel à la maison de la culture de Tlemcen. Cette rencontre qui s’étale sur deux jours verra la lecture de plusieurs poésies et contribuera à créer un espace de débat et de discussion entre les participants sur la thématique de la poésie et du théâtre en Algérie.

Le chanteur Mohamed Lamari n'est plus

lun, 16/12/2019 - 11:17
Le chanteur Mohamed Lamari est décédé, lundi, à l'hôpital militaire d'Ain Naâdja à l'âge de 79 ans. Le défunt a accompagné de grandes stars de la chanson algérienne durant les années de leur gloire, a chanté des chansons gravées dans la mémoire des Algériens, à l'instar de " Djazairia" et de " Rana H'na"et a également représenté l'Algérie à plusieurs rendez-vous internationaux et arabes. L'artiste a été distingué à maintes fois, les dernières années lors desquelles, il a surpris le public avec sa voix qui a conservé sa spécificité. Né en 1940 à Alger, à la vieille casbah, Mohamed Lamari a débuté tôt son parcours artistique en chantant dans des cérémonies de mariage et des occasions familiales, se faisant remarquer par sa performance distinguée. Le regretté était connu pour son style distingué aussi bien dans que dans l'apparence, devenant une star singulière durant les années 1960 et 1970, d'autant plus que sa voix était connue de la majorité du public qui a assisté à ses cérémonies ou l'a suivi à travers la télévision durant des années.

Décès du journaliste et écrivain Souhil Khaldi

dim, 15/12/2019 - 20:08
Le journaliste et écrivain, Zerguin Souhil, plus connu sous le nom de Souhil Khaldi, est décédé dimanche à l'âge de 77 ans, a-t-on appris auprès de son entourage. Monument du paysage médiatique et culturel national, icône de la presse algérienne, Zerguin Souhil, natif de la localité de Semakh en Palestine, en 1942, est issu d'une famille de déportés algériens en 1840. Il était journaliste à El Moudjahid Hebdo entre 1972 et 1975, puis à la revue Waây Al Oumal en Irak, entre 1975 et 1979. Il a occupé également le poste de directeur de rédaction du quotidien Arrai Al âm au Koweït entre 1979 et 1981. En 1992, il décide de rentrer en Algérie pour occuper le poste de directeur de la rédaction culturelle du quotidien arabophone Echaâb entre 1992 et 1994, puis conseiller à la télévision algérienne entre 1996 et 1997. Il a terminé sa carrière en tant que chroniqueur à Al Djazaïr News en 2010 et à Ecchourouk en 2012. Le défunt était le correspondant pour plusieurs médias du Moyen-Orient et spécialiste notamment de la question palestinienne. Il avait également une production littéraire, avec le roman Dalal Achiqat Al Bahr (Dalal l'amoureuse de la mer).

Lancement de la 5e édition du Grand prix Assia Djebar

jeu, 05/12/2019 - 18:43
Les organisateurs du Grand prix Assia Djebar du roman ont annoncé le lancement de sa 5e édition, avec le début de la réception des ouvrages sélectionnés jusqu'à la date-butoir du 20 octobre prochain, lit-on dans une lettre aux éditeurs publiée sur le site officiel consacré à ce prix. L'opportunité est offerte aux écrivains algériens dans les trois langues, à savoir: arabe, tamazight et française, de présenter leurs ouvrages et participer à ce prix qui consacre pour chaque catégorie, une récompense estimée à 700.000 Da, soit une baisse de 300.000 Da par rapport à la valeur du prix décerné lors des quatre premières éditions. Ce prix est essentiellement destiné aux éditeurs algériens ayant publié des romans d'écrivains algériens, comme il est permis aux auteurs ayant publié, à leur frais, leurs propres ouvrages, de prendre part au prix, à condition de disposer d'un numéro de dépôt légal. Le prix reçoit de l'éditeur huit exemplaires pour chaque titre, tandis que la date de sa remise n'a pas encore était fixée. Le Grand prix Assia Djebar du roman a été institué en 2015 par l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité (ANEP) et l'Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG). Ce prix a été décerné à 12 écrivains dont Merzak Bagtache, Djamel Mati, Abdelwahab Aissaoui, Samir Kacimi, ainsi que la romancière Nahed Boukhalfa, lauréate de la dernière édition en Langue arabe, outre Mhenni Khelifi en Tamazight, et Ryad Girod en langue française. Le prix porte le nom de Assia Djebar (1936-2015), Femme de lettres algérienne d'expression française et académicienne (élue à l'Académie française en 2005), comptant à son palmarès plusieurs œuvres et contributions dans le domaine du cinéma et de la critique ainsi que de prestigieux prix internationaux. Installation des membres du jury Les membres du jury du Prix Assia-Djebar du roman 2019 ont été installés mercredi à Alger. Présidé par Mme Aïcha Kassoul, le jury comprend Hamid Bouhbib, Karima Mendili, Kaci Djerbib et Ahmed Ouyad. La cérémonie d'installation a été présidée par le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi. APS

Rabehi affirme l’intérêt de la préservation des monuments culturels et historiques du pays

dim, 01/12/2019 - 18:45
Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi, a affirmé, dimanche à partir de Djelfa, l’intérêt de la préservation des monuments culturels et historiques du pays, considérés comme un patrimoine civilisationnel. M. Rabehi, qui était accompagné du ministre des Relations avec le Parlement, Fethi Khouil, a visité la mosquée "El Atik" (datant du 18eme siècle) de la commune de Charef (50 km à l’ouest de Djelfa), dont il souligné le rôle de "ce pôle de rayonnement religieux, dans l’ancrage de l’esprit de nationalisme", assurant qu’il fait parti des "monuments du patrimoine que nous nous devons de préserver comme acquis civilisationnel". Après avoir pris connaissance du rôle d’importance joué par ce haut lieu du culte, qui fut un lieu de ralliement pour les moudjahidines, durant la guerre de libération nationale, le ministre s’est engagé au "classement de cette mosquée, au vue de sa valeur historique", a-t-il estimé. La mosquée "El Atik" de la ville de Charef fait partie des plus importants lieux de culte de la localité. Son chantier fut lancé en 1886, à l’initiative des enfants de la région, qui ont parachevé sa réalisation vers 1897. Cette mosquée historique a été bâti grâce à Tahar Kasri, sur les décombres de la mosquée dite des "Daraouiche", détruite par le colon français, qui avait interdit aux indigènes de la rebâtir , car considérée comme un symbole de résistance. Elle fut considérée, durant la période coloniale, comme un pôle de résistance et de nationalisme pour toute la région. En effet, c’est cette mosquée que choisit le moudjahid Ferhat Abbas, pour prononcer un discours en 1946, et nombre de membres de la wilaya historique VI se sont succédés, à son niveau, après l’indépendance. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture par intérim poursuit sa visite à Djelfa par l’inspection de structures culturelles au chef lieu de la wilaya et à Zekkar. Et appelle la population de Djelfa à participer massivement à la présidentielle du 12 décembre Le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassane Rabehi, a appelé dimanche, depuis Djelfa, les citoyens de cette wilaya à aller massivement aux urnes le 12 décembre prochain "pour marquer de leur empreinte la nouvelle ère qui sera inaugurée à l'occasion de l'élection par le peuple algérien de son président en toute liberté et transparence, à la faveur de garanties démocratiques sans précédent". "En accomplissant leur devoir électoral, à l'instar de tous les Algériens, les citoyens de Djelfa auront contribué à la construction de leur avenir dans le cadre d'un Etat serein et souverain, basé sur la bonne gouvernance pour la prise en charge des préoccupations du peuple et le développement de notre Algérie, dont nous n'avons de pays de rechange", a déclaré le ministre lors de sa visite dans cette wilaya. "Notre prochain rendez-vous électoral consacrera le choix de notre peuple qui a décidé de barrer la route aux ennemis de l'Algérie, dont les plans malveillants et les complots diaboliques, tant apparents qu'occultes, ont été déjoués par l'Armée nationale populaire (ANP)", a-t-il ajouté. Il a souligné, dans ce sens, que "l'Etat a fait de la contribution au succès de cette élection une priorité, en mobilisant toutes les compétences humaines qualifiées et tous les moyens matériels et techniques modernes, afin de montrer l'honorable image de l'Algérie et sa capacité à organiser et à gérer les grands évènements quelles que soient les circonstances et les difficultés". "L'ANP, digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN), a réitéré sa loyauté aux principes de la Déclaration du 1er Novembre par ses constantes positions de principe, illustrés à travers l'adoption des choix du peuple et son accompagnement jusqu'à leur concrétisation dans le cadre de l'unité et la sécurité totale", a-t-il affirmé. "Parallèlement à cette consécration du lien indéfectible avec le peuple, l'ANP n'a eu de cesse de se tenir prête et mobilisée pour la préservation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays ainsi que ses décisions souveraines qui n'acceptent guère de diktats d'où qu'ils proviennent", a encore dit M. Rabehi.

Lancement symbolique du Festival du cinéma d'Al Qods à partir d'Alger

jeu, 28/11/2019 - 20:18
Le 4e Festival international du cinéma d'Al Qods, qui se tient à Ghaza en Palestine du 28 novembre au 5 décembre, a été lancé symboliquement mercredi à Alger en même temps que son lancement dans des capitales de pays arabes. Le Festival d'Al Qods a été lancé simultanément à partir de douze pays arabes dont le Liban, la Lybie, le Soudan, la Tunisie ou encore l'Egypte. Prenant part symboliquement à ce festival, la cinémathèque d'Alger a projeté le documentaire "Oum El Gharib" du réalisateur palestinien Raed Dezdar. D'une durée de 69mn, le documentaire revient sur l'histoire de Oum El Gharib, une cité palestinienne connue pour sa production d'agrumes avant la guerre israelo-arabe de 1948, devenue ville d'exportation de réfugiées suite à cette guerre et à l'exil de ses habitants. A travers les témoignages de Palestiniens ayant vécu à Oum El Gharib avant 1948, le réalisateur du film tente de reconstituer la vie économique, culturelle et sociale de la cité. Le coordinateur du festival en Algérie, le réalisateur Salim Hamdi, a indiqué que ce geste symbolique venait en soutien au peuple palestinien et salué le courage des organisateurs qui ont tenu à ce que le festival se déroule dans une ville palestinienne "malgré les conditions extrêmes d'organisation". Les films "Les sept remparts de la citadelle" de Ahmed Rachedi, "Irfane" de Salim Hamdi, ainsi que le court métrage documentaire "Mounia" de Abir Akakza ont été sélectionnés en compétition du 4e Festival international du cinéma d'Al Qods . Le court métrage de fiction "Curse within shadows" de Imad Ghedjati devra être également projeté dans la catégorie des films amateurs.  

Ouverture de la semaine culturelle japonaise à Alger

ven, 15/11/2019 - 11:47
La 3ème édition de la semaine culturelle japonaise a été inaugurée, jeudi à Alger, avec des expositions riches sur la gastronomie japonaise, l'Ikebana (l'art de faire vivre les fleurs) et l'Origami. La cérémonie d'ouverture a été organisée au Musée des Beaux Arts où une séance de dégustation du plat japonais traditionnel "Sushi" a été proposée par le chef cuisinier japonais Kenji Shimura, outre une exposition sur l'Origami (art de pliage de papier) par l'artiste algérien Hafsi Ouahbi d'Oran. L'ambassadeur japonais Kazuya Ogawa s'est dit content de cette semaine culturelle, exprimant son souhait de voir "cette manifestation contribuer dans les échanges à l'avenir pour jeter un pont entre les deux pays". Cette manifestation de 5 jours sera également une occasion pour organiser des ateliers sur la calligraphie japonaise traditionnelle, outre un concours de la langue japonaise et des projections de films, et ce au niveau du Musée des Beaux Arts, l'ambassade du Japon et le Palais de la Culture Moufdi Zakaria. La semaine culturelle japonaise à Alger se poursuit jusqu'au 18 novembre.

L'Algérie prend part à la cérémonie "Les prix du Quebec"

dim, 10/11/2019 - 14:57
L'Algérie a pris part dernièrement à la cérémonie "Les prix du Québec" récompensant des personnalités dont les œuvres, les travaux et les recherches ont marqué la littérature, les arts et les sciences. Le Gérant intérimaire du Consulat Général d’Algérie à Montréal, M. Mehila Messaoud a pris part le 06 novembre courant à la cérémonie "Les prix du Québec" organisée par le Gouvernement du Québec récompensant des personnalités dont les œuvres, les travaux et les recherches ont marqué la littérature, les arts et les sciences. A l'occasion de cette manifestation, l’algérien Zaghib Karim, chercheur dans le domaine de l’électrification des transports et en stockage d’énergies, s’est vu décerné "le prix Lionel-Boulet" pour la recherche et le développement en milieu industriel. Après avoir reçu son prix des mains du ministre québécois de l’Economie et de l’Innovation, M. Zaghib a tenu à remercier l’Algérie son "pays d’origine" qui lui a assuré toute sa scolarité sans aucun frais et l’a aidé à se mettre sur les rails de la science et de la recheche.

Cinéma : avant-première à Alger de « 143, rue du désert » de Hassan Ferhani

dim, 10/11/2019 - 09:43
Le long métrage documentaire « 143, rue du désert », portrait poignant d'une femme gérante d'un petit relais routier dans le désert Algérien, du réalisateur Hassan Ferhani, a été projeté en avant première, samedi à Alger. Ce film avait déjà présenté en compétition documentaire au 10ème Festival international du cinéma d'Alger (Fica) lequel se poursuit; depuis jeudi dernier, dans les salles de l'Office Ryadh El Feth.  Après un précédent documentaire, « Fi rassi rond-point », récompensé par de nombreuses distinctions, Hassan Ferhani a, cette fois, planté sa caméra chez Malika, une vieille dame gérant d'un modeste relais routier lui servant également de domicile sur la route, entre Ghardaïa et Tamanrasset, fréquentée notamment par des touristes et des aventuriers. Proposant de petits plats préparés rapidement, du thé, du café ou des cigarettes, il arrive souvent à Malika de s'attabler avec ses clients, amenés parfois à lui faire part de leurs rêves et de leurs préoccupations. Chauffeurs-routiers, imams, touristes Algériens ou étrangers, troupes folkloriques, tout ce monde marque une halte au 143, rue du désert, un 20m² planté au milieu de l’immensité du Sahara. Sorti en août dernier, « 143, rue du désert » a été primé dans divers festivals consacrés au cinéma, notamment en Egypte, en Tunisie, en Corée du Sud et en Italie.

10e Fica: avant-première de "143, rue du désert" de Hassan Ferhani

dim, 10/11/2019 - 08:53
Le long métrage documentaire "143, rue du désert", portrait poignant d'une femme gérante d'un petit relais routier dans le désert algérien, du réalisateur à succès Hassan Ferhani a été projeté samedi à Alger, en avant-première algérienne. D'une durée de 100 mn, "143, rue du désert" a été projeté en compétition documentaire au 10e Festival international du cinéma d'Alger (Fica) qui se poursuit dans les salles de l'Office Ryadh El Feth depuis jeudi dernier. Fidèle à son concept développé dans "Fi rassi rond-point" (Dans ma tête un rond-point), un documentaire aux nombreuses distinctions, Hassan Ferhani a planté sa caméra chez Malika, qui gère seule un modeste relais routier, où elle a élu domicile, sur la route entre El Meniaa (Ghardaïa) et Tamanrasset pour laisser la magie du cinéma opérer au fil des haltes des routiers, touristes et autres aventuriers. Vendant du thé, du café, des cigarettes et autres petits plats rapides, Malika se tient au courant de ce qu'il se passe autour d'elle grâce à son contact continue avec les routiers de passage chez elle. La spontanéité de la dame le pousse à s'adresser directement au réalisateur, oubliant la caméra, quand elle reçoit la visite d'une touriste polonaise faisant le tour du pays à moto, ou à se livrer à un jeu de rôles avec le journaliste et écrivain Chawki Amari qui avait rencontré Malika lors de l'élaboration de son roman "Nationale 1". Spontanée et humaine, Malika s'attable souvent avec ses clients qui ramènent leurs préoccupations et leurs rêves pour animer le temps d'une "omelette au sable" ou d'un thé le quotidien difficile mais serein de la vieille dame, qui refuse de retourner chez elle dans une ville du nord-est du pays qu'elle n'évoque pas. Le tournage se passe au moment où une grande station-service s'apprête à ouvrir ses portes, suscitant une petite inquiétude chez Malika qui refuse toujours de quitter son petit relais, son chat et ses chiens. Elle raconte également avoir subi des pillages lors de son installation et avoir tenu lors de la décennie de terrorisme. Chauffeurs-routiers, imams, touristes étrangers ou algériens, troupes folkloriques de passage, tous marquent une halte au 143, rue du désert, un 20m² avec vue étroite sur l'immensité du désert où le réalisateur a réussi à faire tenir tout une philosophie de vie sans exploiter la beauté des images que les alentours peuvent offrir. Après son premier documentaire "Fi rassi rond-point" où Hassan Ferhani a planté sa caméra pour sonder la vie dans les abattoirs d'Alger, il confirme son style avec ce dernier né tout en y ajoutant l'apport des acteurs Chawki Amari et Samir El Hakim mais sans aucune mise en scène jouant ainsi avec la frontière de la spontanéité. Sorti en août dernier,"143, rue du désert" a été primé dans des festival en Egypte, en Tunisie et en Corée du Sud ainsi qu'à celui de Locarno.  

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