
De nombreuses familles des quartiers populaires de la capitale sont dans l'expectative d'un éventuel relogement à la suite du séisme du 1er août dernier qui a fragilité davantage leurs habitations, signale, aujourd’hui, l’agence APS dans un reportage.
Avec prés de 600 habitations précaires sur un ensemble de 1816, la Casbah est réputée pour être l'un des quartiers les plus vétustes de la capitale. Elle voit ses habitations fragilisées et ses habitants se sentir constamment en danger à la suite de chaque catastrophe naturelle.
L’APS a fait parler plusieurs résidents de ce qui subsiste encore de la vieille cite d’El Djazaïr qui, tous, font état de la précarité de leurs habitations qui menacent de s'écrouler à chaque instant.
Un habitant d’une vieille « douéra » de la rue Rchid Khebache, tient à montrer l'état de « fragilisation avancée » de sa demeure « ou des fissures profondes sont visibles le long des murs et du sol ».
« Il suffit que ce mur s’effondre pour que, par un effet domino, toute le reste de la bâtisse suive » déclare-t-il avec crainte.
Son voisin de la rue Sidi Driss Hamidouche, Mir Belkacem, juge son cas encore plus critique « puisque, dit-il, le plafond de l'étage supérieur est sur le point de s'effondrer et que les nombreuses demandes de logements n'ont jamais été prises en considération ».
Des supplications sont adressées à l’intention des autorités de la ville de la part de nombreux habitant du quartier de Bab-El-Oued dont les maisons ont été ébranlées et fragilisées par le récent séisme.
Cest derniers se disent « de moins en moins rassurés » et exigent que des solutions plus urgentes soient apportées à leur situation.
L’un d’eux montre une crevasse béante apparue lors du tremblement de terre dans le plafond de sa chambre à coucher, mettant en danger la menace des occupants.
L’APS signale que 2000 bâtisses jugées vétustes ont été recensées avant le dernier séisme par les services de la wilaya d'Alger, dans les principaux quartiers populaires de la capitale.
Elle indique qu’une nouvelle opération de recensement pilotée par la cellule de crise mise en place à la suite de la catastrophe du 1er août dernier devra définir, à terme, les constructions nouvellement endommagées par la récente activité sismique.

