FAO : 600 millions de cas de maladies d'origine alimentaire

Les aliments impropres à la consommation représentent une menace pour la santé humaine et les économies avec 600 millions de cas de maladies d'origine alimentaire, a alerté l'Organisation des nations unis pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un communiqué publié sur son site web.

"Ces maladies (liées à l'alimentation) touchent de manière disproportionnée les personnes vulnérables et marginales, notamment les femmes, les enfants, les populations en proie à des conflits et les migrants", a prévenu la FAO à l'occasion de la première conférence internationale sur la sécurité sanitaire des aliments, qui sera organisé à Addis-Abeba (Ethiopie), les 12 et 13 février, conjointement par la FAO, l'organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Union africaine (UA).

Cette conférence commune réunira des ministres de la santé, des ministres de l’agriculture, d’éminents experts scientifiques, des organismes partenaires, ainsi que des représentants des consommateurs, des producteurs d’aliments et des distributeurs. 

Elle se tiendra peu avant le Forum mondial sur la sécurité sanitaire des aliments et le commerce, qui sera organisé à Genève par la FAO, l'OMS et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) les 23 et 24 avril.   

Les participants devraient déterminer les mesures et stratégies essentielles permettant d’affronter et de relever les défis actuels et futurs en matière de sécurité sanitaire des aliments à l’échelle mondiale, a précisé le communiqué.

Il s'agira également de renforcer l’engagement au plus haut niveau politique afin d’intensifier la sécurité sanitaire des aliments dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, a-t-il ajouté.

Les participants soulèveront, en outre, le problème du changement climatique, de la production mondiale d’aliments et des systèmes d’approvisionnement qui affectent les consommateurs, l’industrie et la planète. 

L'institution onusienne a prévenu que ces changements peuvent avoir un impact sur les systèmes de sécurité sanitaire des aliments et constituer des défis pour la durabilité et le développement.

"Nous sommes à un moment crucial exigeant d’urgence une réflexion internationale sur les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments. Cette réflexion commencera à Addis-Abeba et se poursuivra à Genève", a-t-elle ajouté, en précisant que les priorités seront étudiées pour pouvoir aligner, entre les secteurs et au-delà des frontières, les stratégies et approches en matière de sécurité sanitaire des aliments et intensifier les efforts pour atteindre les objectifs de développement durable et pour appuyer la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition.

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